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18-02-2009

L’ONU appelle à un New Deal vert

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L'ONU appelle à un New Deal vert
 
Les Nations unies appellent les pays industrialisés à enclencher un New Deal vert. Première bonne résolution : consacrer au moins 1% de leur PIB à réduire leurs énergies fossiles lors des deux prochaines années.
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Dans son rapport 2009, qui vient d’être présenté à Nairobi devant des milliers de délégués, le PNUE (Programme des Nations Unies pour l’environnement) plaide pour un « Global Green New Deal » ou New Deal vert. La formule implique une relance économique par l’écologie, qui concerne au premier chef les pays industrialisés. Pour les deux prochaines années, le PNUE leur demande de consacrer 1% au moins de leur PIB à réduire leurs énergies fossiles fortement émettrices de CO2.

En clair : pas question de relâcher l’effort avant l’échéance cruciale de la renégociation d’un accord mondial sur le climat. Ce sera en décembre 2009 à Copenhague. Entretemps, il y aura aussi la prochaine réunion du G20 à Londres, en avril, où la relance verte sera vraisemblablement en débat.

En 2007, le rapport du Giec (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’évolution du Climat) avait mis les pendules à l’heure : pour limiter à 2°C, la hausse des températures de la planète, il faut une réduction de moitié des émissions globales de GES en 2050 par rapport à 1990.

« Je ne sais pas si c’est possible mais c’est indispensable »

On est encore loin du compte. Sans oublier les pays en développement et émergents dont les émissions vont bondir. La balle est dans le camp des « riches », ce sont eux qui donnent l’impulsion. Or quelques signes encourageants sont apparus ces derniers mois. L’Union européenne d’abord, s’affiche bonne élève. Elle a tenu ses engagements de Kyoto (réduction de 6,5% de ses émissions en 2005 par rapport à 1990), et c’est la seule à en avoir pris de nouveaux. Son paquet énergie-climat, adopté en décembre 2008, vise une réduction de 20% des GES d’ici 2020, voire 30% en cas d’accord international à Copenhague.

Ensuite, le retour des Etats-Unis dans les négociations internationales pourrait tout changer. "Leurs émissions ont augmenté d’au moins 20% par rapport à 1990, mais il vont revenir dans le jeu. S’ils s’engagent clairement pour une réduction, je ne vois pas comment les pays en développement pourraient ne pas suivre", explique Jean Jouzel, climatologue français et membre du Giec.

Place à d’intenses négociations

Donc rien n’est encore joué. Au dernier sommet mondial sur le climat à Poznan en décembre 2008, les participants n’ont fait qu’adopter une feuille de route. Pour les engagements chiffrés, ce sera à Copenhague.

D’ici là, place à d’intenses négociations. Plusieurs rendez-vous intermédiaires sont déjà prévus. Le prochain pourrait avoir lieu dès mars à New-York, à l’initiative de Ban Ki-moon, secrétaire général de l’ONU. Le dernier est déjà fixé à septembre 2009.

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