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Agir, c’est facile ?

Par agircfacile
1-03-2013

J’ai testé pendant 1 an le relevé mensuel de mes émissions

J'ai testé pendant 1 an le relevé mensuel de mes émissions
Le déclic, je l'ai eu en mars dernier, pendant notre voyage au Costa Rica. Cela faisait 4 ans que je n'avais pas pris l'avion pour voyager, et force était de constater qu'en 4 ans, ma conscience avait bien évolué. Dans ce pays à la réputation de roi de l'éco-tourisme, cette petite culpabilité du trajet en avion ne me quittait pas lors du vol de retour. Aussitôt rentrée, je me suis mise en quête de calculer mes émissions CO2.

Un bilan carbone individuel ? Est-ce à ma portée ? Quels outils existent vraiment ? J’ai testé plusieurs sites, mais la plupart étaient trop simplifiés, ne me permettant que de trop larges estimations et peu de personnalisations. ou alors d’autres étaient de trop grosses usines à gaz qui me semblaient inaccessibles pour débuter. Le site de l’ADEME propose bien un bilan carbone individuel également, mais il est calculé avec des données annuelles et me permet moins de suivre l’évolution de mes consommations. Et un jour, sur un site communautaire, je suis tombée sur ce site : www.ecolometre.com Je ne suis pas là pour vous faire la pub pour ce site, créé par un passionné qui met à disposition de la toile sa créativité, mais bien pour partager ce que cette première année m’a appris.

Je me suis donc prise au jeu de rajouter à mon profil tous les indicateurs que je me sentais de définir pour cette année 0. Alors c’est parti : je rajoute à mon panier : mes relevés de compteur gaz/eau/électricité, mais je rajoute aussi tiens mes trajets en avion/voiture/train/vélo Je ne me sens pas encore mûre pour peser mes déchets : on verra pour la 2ème année. J’ai choisi de faire un relevé chaque fin de mois, toutes les semaines pour le vélo.

Chaque mois je peux vérifier l’évolution de ma tendance de consommation par rapport à la moyenne nationale, et l’objectif que je dois atteindre pour être dans les objectifs de limitation du risque de réchauffement climatique. http://www.terraeco.net/IMG/png/ind... Au fil de l’année, j’ai vu mon curseur diminuer, surtout pour l’eau. C’est vraiment encourageant de voir ses efforts payer sur ce curseur !

Vraiment réjouissant aussi de voir l’impact de l’achat de notre poêle à pellets mi-octobre. Et hop, la consommation de gaz chute à la seule production d’eau chaude ! Et re-hop, on mesure immédiatement l’économie de 90m3 de gaz/mois ! et on isole que la seule production d’eau chaude représente environ 15m3/mois. http://www.terraeco.net/IMG/jpg/con... Notre fournisseur va continuer de nous rembourser de l’argent comme il le fait chaque année depuis quelques temps ;-) Et à ce rythme on payera plus de frais d’abonnements et d’acheminement que de frais de gaz consommé... La bonne nouvelle c’est que je peux désormais anticiper mes prochaines factures de façon assez précise.

Amusée aussi de voir l’impact de mes trajets quotidiens à vélo. Je ne pensais pas faire + de 1300 km par an ! Impressionnée par mes déplacements en train également : 18 000 km quand même... wow près de la moitié de la circonférence de la Terre. Je pense que je mérite en effet ma carte "Grand Voyageur" !

Mais la plus grande claque est ce camembert récapitulatif : http://www.terraeco.net/IMG/jpg/emi... mois après mois, cette grosse part marron n’a pratiquement pas bougé. Le poids de mon voyage au Costa Rica ! Il n’a vraiment bougé que lorsque nous sommes partis en vacances cet été et à Noël, en voiture, dans nos familles respectives, entre Bretagne et Haute-Savoie, alors que nous habitons dans le Nord. Le train s’avère peu pratique et hors de prix lorsque nous réalisons ce "triangle saisonnier" composé d’allers seuls et ne passant pas par Paris... Alors nous avons dû nous résoudre à la voiture, l’occasion de tester le co-voiturage en profitant de l’encouragement de Terra Eco de l’été dernier, nous nous sommes dit : "et pourquoi pas ??" Depuis, nous sommes des fervents ambassadeurs du co-voiturage ! Nous utilisons peu la voiture, mais dès que nous avons un trajet, hop, c’est devenu un réflexe ! Toujours est-il que la voiture a quand-même roulé, même pleine, j’ai joué le jeu de renseigner le nombre de kilomètres réalisés pour ces vacances en France.

Le résultat est cinglant : près des 2/3 de mon impact énergétique ... c’est l’avion du Costa Rica. Et 1/4, mes vacances en famille en France en voiture. 80% de mon impact de l’année réalisé en 6 jours ! Oui car une fois sur place, on laisse la voiture au garage, et l’avion à l’aéroport ;-) et on se déplace en transports "doux" quasi exclusivement.

Mon petit vélo, mes pellets, mes économies d’eau paraissent dérisoires parfois par rapport aux impacts impressionnants de ces déplacements voiture + avion que je pensais anecdotiques dans mon quotidien !

Ceci étant, après cette première année de relevés, je suis désormais motivée pour me rajouter des indicateurs. Peser mes déchets tout venant + mes déchets recyclables par exemple. L’outil a quand même le défaut de ne pas permettre de calculer l’impact de nos achats, de nos consommations alimentaires. Je suis en train de me chercher de nouveaux moyens d’évaluer ces aspects !

Oui, je crois qu’après cette première année de relevés, je ne peux plus m’en passer ;-) Quoi de plus parlant pour se définir ses priorités d’actions ?

et vous ? vous mesurez aussi vos consommations ? avec quels outils ?

COMMENTAIRES ( 29 )
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  • je suis en TSti2d je lis vos débats ils sont totalement inutiles merci bien

    9.09 à 14h43 - Répondre - Alerter
  • Sur la partie logement il faut mesurer tout son logement alors qu’un chiffre suffirait : les relevés de consommation de la facture en kWh pour ceux qui ont un chauffage individuel. D’ailleurs la différence est sensible avec l’autre site bilan carbone personnel. Et la question de la chaleur du logement est trop approximative. Rigoureux c’est combien, 16°C - 18°C ? cette distinction est déjà importante et d’ailleurs change tout...

    8.04 à 00h09 - Répondre - Alerter
  • MERCI, MERCI, MERCI, ah et aussi MERCI ! Quand j’ai créé l’Ecolomètre, j’avais le secret espoir que mon modeste site pourrait aider d’autres personnes à prendre conscience de leurs consommations, mais jamais un article n’en avait fait la démonstration de façon aussi claire et enthousiaste. Ca fait chaud au coeur, vraiment !
    Pour ce qui est de mesurer les émissions liées à notre alimentation, j’y ai déjà réfléchi mais tant qu’il n’y aura pas un étiquettage carbone sur les produits (je crois que Casino l’a expérimenté), ce sera vraiment difficile à mettre en oeuvre.

    11.03 à 22h39 - Répondre - Alerter
    • Bonjour Raf !
      je n’avais pas vu votre commentaire, merci :)
      je suis ravie que mon petit billet vous ait fait tant plaisir. Je suis vraiment devenue une adepte d’ecolomètre, bravo encore pour tout le travail accompli, je n’ai pas trouvé de site plus simple !
      pour l’alimentation je suis tombée récemment sur ce site de la mairie de paris qui permet de faire le calcul de son assiette quotidienne, un peu fastidieux , mais il y a de l’idée. L’ennui est qu’il ne permet pas de sauvegarder ses repas, et donc de bâtir son bilan au plus juste.
      http://acteursduparisdurable.fr/sit...
      Et pour mes émissions 2013 en voiture, que me conseillerez-vous d’indiquer : le nombre de kms effectués par le véhicule, ou le prorata par passager ? (= si je fais Lille-Nantes à 4 passagers ne devrais-je pas diviser par 4 mon montant de km ? ou alors peut-être qu’en faisant notre saisie on peut indiquer le nb de kilomètres réalisés + le nb de passagers ?) Vu que pour le train et l’avion on raisonne au passager, ce serait logique, non ? Et plus flatteur j’avoue pour mon bilan car pour toutes les grandes distances, on propose systématiquement le covoiturage !

      2.04 à 16h00 - Répondre - Alerter
      • Bonjour,
        Pour le co-voiturage, il semble tout à fait logique de faire au pro-rata du nombre de passagers. Il n’y a pas de fonction "spéciale co-voiturage" dans l’Ecolomètre mais je pourrais peut-être réfléchir à en ajouter une. En attendant, le plus simple est effectivement de diviser le nombre de kilomètres par le nombre de passagers. Ca oblige par contre à saisir chaque déplacement plutôt que de faire un relevé mensuel du compteur du véhicule. C’est un peu plus contraignant ...

        Raf

        3.04 à 14h35 - Répondre - Alerter
  • Post Scriptum : il est vrai que si l’avion pèse pour 2/3 de mes émissions c’est aussi parce que je n’utilise pas beaucoup la voiture, et que je me chauffe désormais au bois majoritairement. Si je devais utiliser quotidiennement la voiture pour aller travailler, et continuer à me chauffer 100% au gaz, et que ma maison n’avait pas été isolée par ses anciens propriétaires, ... les parts "voiture" et "gaz" seraient assurément plus fortes, et donc peut-être que l’avion ne représenterait alors que 50% voire moins ;-)

    Maintenant, je trouve que ça donne à réfléchir de réaliser que 80% de mon impact de l’année est généré en 6 jours... (2 jours AR d’avion ; 2 jours d’AR en voiture en été + 2 jours AR en voiture l’hiver). C’est même pas la règle des 80/20 ... c’est carrément du 80/2 !

    Suis-je prête à renoncer complètement, à vie, à tout voyage avion + tout trajet longue distance en voiture ? Ayant autant d’amis + famille aussi éloignés et éclatés, ça me paraît impossible.
    Ma solution est donc d’essayer de les faire de façon la plus "intelligente" possible - et désormais en plein connaissance de cause - et de réduire tout ce que je peux par ailleurs, "pour limiter la casse".

    Je sais néanmoins que pour être "responsable", si je dois désormais me donner un objectif pertinent d’amélioration de mon impact, il faudra que je joue sur ces vacances. Ce sera l’action qui aura le plus de sens, plutôt que de juste acheter bio, local, ou de couper l’eau sous la douche ;-) (qui restent des actions louables, of course !).

    Ma marge de progression est toute évidente désormais.

    6.03 à 14h00 - Répondre - Alerter
    • vous résumez bien la situation... il est bien sûr hors de question de revenir au moyen âge pour diminuer ses émissions de co2.
      J’ajoute que la maîtrise des émissions de Co2 est indissociable de celle de la maîtrise de nos besoins en énergie.

      Agir là où c’est le plus efficace, et réellement efficace, ceci permet de dégager un potentiel de consommation d’énergie, donc d’émission de Co2, comme des voyages ou autres activités, qui enrichissent l’esprit et procurent les plaisirs indispensables à la vie.
      A comparer avec la définition du poison : ce qui fait le poison est la dose, pas la molécule. Il en est de même pour le Co2....

      6.03 à 15h09 - Répondre - Alerter
    • Super échange !
      Je suis tout à fait en phase avec toi : comme je ne peux me résoudre à ne plus jamais partir en vacances loin ni à ne jamais aller voir ma famille à l’autre bout de la France, je limite au maximum la casse ailleurs, tout en essayant de limiter, optimiser, répartir au maximum les déplacements.
      Quant au débat qui précise à juste titre que l’avion n’est "pas tout noir", il y a le petit éco-comparateur de l’ADEME sur http://www.ademe.fr/eco-comparateur/ qui permet de se faire une 1ère idée de l’impact des divers modes de transports pour une distance donnée.

      6.03 à 20h36 - Répondre - Alerter
    • (re) bonjour,

      je regarde à nouveau le camembert que vous avez publié, et je me demande si l’article et les réponses auraient été les mêmes si les parts "avion", "voiture" et "train" avaient été assemblées dans une rubrique "transports" ou "déplacements"....

      8.03 à 12h22 - Répondre - Alerter
      • Oui, le constat global aurait été le même.
        Si je prends le graphe de mon bilan carbone annuel ADEME le résultat est exactement le même, même en incluant les émissions liées à mon alimentation et mes autres consommations (ce que le site écolomètre.com n’inclue pas (encore ?)). Le Logement est devenu un poste presque marginal, comparé au poste Transport.
        La totalité du poste transport de mon bilan ADEME est de 1505 kg éq. Carbone pour un total de 1 901. Soit 79%. Je reste sur ma proportion de 80% pour tous mes transports. Le seul avion représentant toujours les 2/3 de mon bilan Carbone. Les dépenses énergétiques de mon logement pesant pour 3% seulement de mon bilan, l’alimentation 9% et mes autres consommations 8% : ces 2 derniers postes étant plus imprécis quand même dans mes données car je ne les mesure pas encore avec précision.

        La moyenne nationale est de 2880 kg éq. Carbone par habitant selon l’ADEME, mon résultat n’est donc pas si mal, mais pour un objectif de 700 pour tenir les objectifs de développement durable - tel que me l’apprenait "famille toulousaine" - j’ai encore une marge énorme de progrès, et si j’étudie mon bilan et l’impact de mes efforts sur les autres postes, mon seul levier d’action véritable pour atteindre cet objectif est de supprimer l’avion ou de m’autoriser uniquement 1 vol en Europe par an.

        Encore une fois, le but de mon article n’est pas de parler que de l’avion. En dehors de cet indicateur, j’ai quand même pris plaisir à suivre au mois le mois mes évolutions, et je trouve vraiment intéressant d’avoir un tel tableau de bord à disposition. En réalité c’est presque le poste "voiture" qui m’a le plus marqué. Car je n’aurais pas pensé que 8000 km en 1 an auraient autant d’impact (12%) sur mon bilan annuel.
        Même si contrairement à l’avion, j’y ai indiqué les données du véhicule, et non par passager, ce que je devrais peut-être faire pour être dans une analyse comparable ?

        8.03 à 14h29 - Répondre - Alerter
        • bonjour ;
          merci pour cette longue réponse..
          effectivement je ne m’attendais pas que les chiffres soient changés en affichant un seul poste pour le déplacement.. mais c’est l’interprétation que l’on fait de ces chiffres : le déplacement, comme vous le constatez, est le principal poste d’émissions de co2, environ 80%, peu importe que ce soit la voiture, le train, ou l’avion.

          Le déplacement, symbole de liberté, sera le principal aspect de notre mode de vie à remettre en cause dans le futur, aussi bien pour les individus que pour les biens. Le déplacement demande de l’énergie, les besoins sont exponentiels en fonction de la vitesse.

          Comme vous le dites, tous les efforts pour limiter l’impact de la "vie de tous les jours" sont anéantis par un seul voyage ! plus les autres petits déplacements quotidiens (voiture), qui tous cumulés représentent 25% du graphique. Si le train ne doit pas dépasser les 5%, c’est parce que l’on est en France, où 76% de son électricité est nucléaire (mais à quel risque)

          Dernière remarque au sujet de l’avion, et ce sera ma dernière pour ne pas paraître obsédé..
          Dire que l’avion est la cause des émissions de Co2 sous entend que l’on pourrait faire autrement (pour se déplacer loin..)
          Effectivement, il aurait été possible d’aller au costa rica en bateau à voile (il y en a de très confortables), mais ce voyage aurait il été aussi attrayant dans ces conditions ? idem pour le dirigeable... non je ne regarde pas derrière moi, le dirigeable est une des pistes pour assurer le transport et livraison de fret.

          11.03 à 11h00 - Répondre - Alerter
  • @Bertrand : ah ça oui, j’aimerais beaucoup partir voyager dans un pays lointain en bateau si le temps me le permettait ;-)

    6.03 à 12h18 - Répondre - Alerter
  • eh bien quel débat ! merci pour vos commentaires,

    @mandrake : loin de moi l’idée d’avoir besoin d’un coach, et j’suis pas vraiment "bobo parisienne" non plus ^^
    Je suis plutôt partie du principe qu’on ne peut réellement agir que lorsqu’on sait exactement mesurer son impact, se définir des indicateurs. J’ai déjà réalisé mes bilans carbones annuels, mais ils sont sur des moyennes annuelles et manquaient de finesse selon moi, et on ne le fait qu’une fois par an. J’avais besoin de voir l’influence de mes gestes, de mes changements de mode de vie.
    Je savais évidemment qu’un voyage en avion outre-atlantique pèserait beaucoup, mais je ne savais pas dans quelle proportion à vrai dire. Nous avions choisi ce pays pour son positionnement éco-tourisme qui nous intriguait et dont nous voulions apprendre pour aller chercher des idées, des bonnes pratiques, qu’on pourrait éventuellement ramener chez nous (bon là dessus j’ai été assez déçue je dois reconnaître, c’est un autre sujet !). Je ne renie pas les qqs voyages que j’ai pu faire (pas si nombreux mais quand même), car ce sont eux qui m’ont appris beaucoup de choses, qui m’ont enrichit humainement, qui m’ont ouvert à la différence et m’ont permis de prendre conscience de nos privilèges de pays riches, mais aussi de ce qu’on a perdu avec le "progrès". Les voyages forment la jeunesse, j’en reste convaincue.
    L’essentiel de mes vacances se passent en France ou pays proches, et je voyage en grande partie en train (18 000 km de train avalés en 1 an ...), en vélo (1500 kms) et la voiture ne nous sert qu’en cas de non possibilité de prendre le train et dans ce cas on essaye de limiter notre impact en ayant recours au co-voiturage.
    Donc oui, la solution est facile : si je veux assumer ma responsabilité citoyenne de rester à 700 kg eq CO2 / an, ma solution est simple = ne plus partir à l’autre bout de la planète. En 2012, mon bilan carbone individuel ADEME était de 1,9 T eq CO2. La part de l’avion dans ce bilan : 1,2 T...

    Ceci dit, l’avion n’est pas le coeur de mon article. Il a été le déclic qui m’a donné envie de mesurer toutes mes autres consommations, chaque mois.
    J’ai fait le choix de passer au chauffage au pellet, je trouvais important de suivre de près l’impact de cet investissement, ce qu’il nous permet de "gagner" écologiquement/financièrement. J’ai changé l’équipement de ma salle de bain, je voulais pouvoir mesurer l’avant/après. Etc.

    Cela permet aussi de faire quelques tests pour voir l’impact de tel ou tel comportement. Tous les gestes comptent mais certains sont beaucoup plus "efficaces". Si vous avez compris que ces relevés me servaient à "maîtriser" mes conso d’énergie, vous avec mal compris mes propos.
    Je n’ai pas attendu de faire ces relevés pour agir, je vous rassure :-)

    6.03 à 12h11 - Répondre - Alerter
    • Bonjour agircfacile,
      Je reconnais mon emballement un "peu bourrin" de ma réaction à chaud, sans recul.

      Nous partageons les mêmes préoccupations, et je partage votre avis sur l’intérêt des voyages, mais j’ai une vision sur l’avion et la comparaison au train un peu différente. Le bilan carbone de votre voyage parait lourd, mais cela est dû, non pas au moyen de transport utilisé, mais au voyage en lui même ! ( pour relativiser, "votre consommation" de fuel pour ce voyage AR est de 600L/personne environ ) (je précise que je ne veux pas dire non plus que vous n’auriez pas du faire ce voyage !!)
      Mis à part un voyage en bateau à voile, tout autre moyen de transport aurait "plombé" de manière conséquente votre bilan. Le bilan carbone du train mériterait d’être plus transparent, car il est "bon" uniquement dans les quelques pays produisant leur énergie électrique à partir d’uranium, pour les autres, cela revient à rouler au charbon et/ou fuel lourd...voilà, j’explique mon ’coup de gueule" contre une idée reçue trop tranchée qui tend à faire croire que l’avion est tout noir, et le train est tout blanc !

      Sur le sujet général du réchauffement climatique, il est vrai qu’il n’existe pas de solution miracle, et qu’il faut être très prudent avec les fausses bonne solutions. La seule certitude que l’on peut avoir est que nous sommes contraint à un changement radical de mode de vie, qui consiste à nous sevrer du pétrole ! paradoxalement pour le faire durer le plus longtemps possible, car notre société ne peut fonctionner sans pétrole (sans énergie en général) tant qu’un substitut ne l’aura pas remplacé.

      Une croissance infinie dans un monde fini est un leurre que veulent nous faire croire les politiciens. Ceci vaut aussi bien pour le développement économique que pour la démographie. Les sujets du réchauffement climatique et du manque de disponibilité de l’énergie n’existeraient pas si nous n’étions pas presque 6 milliards à nous gaver de pétrole !

      6.03 à 14h53 - Répondre - Alerter
      • oui en effet, on partage les mêmes préoccupations, et nos raisonnements sont proches en réalité.
        Je partage évidemment à 100% votre avis sur l’électrique qui est certes peu émetteur de CO2 en France "grâce" au nucléaire mais avec une certaine hypocrisie... et qui est hors propos en dehors de la France nous sommes d’accord. En Chine, cependant, cela soulage la pollution en ville, pour certes la déplacer à qqs kilomètres, mais pour une ville comme Pékin qui étouffe, l’enjeu est de taille. Pas simple le débat du développement durable, il n’y a jamais de certitude, ni de vérité absolue, ni de schéma unique à dupliquer partout.
        Je sais qu’une entreprise française à forte dimension logistique, et installée à l’international, a réalisé l’étude précise de la pertinence de passer à des camionnettes de livraison électriques, notamment pour Londres qui imposait des taxes pour tous les véhicules non électriques. Son constat était sans appel : dans tous les pays européens où l’entreprise était implantée, seule la France avait un intérêt carbone à passer aux camionnettes électriques. Ailleurs, que ce soit en Angleterre ou en Pologne, le bilan était de 4 à 10 fois pire pour l’électrique en terme de bilan total d’émissions de CO2 sur le cycle de vie de la camionnette. L’éco-taxe londonienne est donc malheureusement une vraie fausse bonne idée.
        Donc oui au post-carbone, c’est une évidence pour le coup, mais oui avant tout à l’ouverture d’esprit permanente pour se poser le maximum de questions ;-)

        6.03 à 17h45 - Répondre - Alerter
  • article intriguant, surtout vis à vis des personnes qui ont besoin d’un "site" pour les aider à maitriser leur consommation d’énergies... très bobo parisien !
    Les factures de fluides (électricité, eau) pour ce qui me concerne, montrent les graphiques des conso antérieures : il suffit de les lire pour se rendre compte de sa consommation et de son évolution. Quand à réaliser des économies, cela passe par des appareils moins gourmands, surtout pour l’éclairage, et par le comportement de l’individu ( mettre hors tension les appareils en veille, chauffer uniquement l’eau dont on a besoin, ne pas éclairer des pièces vides, fermer les portes, etc...) et réaliser des investissements visant à diminuer les besoins en énergie fossile (isolation, chauffe eau solaire, chauffage au bois,..)

    pour ma part :
    - chauffe eau solaire : 1000 L de fuel en moins par an sur une consommation "antérieure" de 2000 L. De avril à septembre, l’eau chaude est 100% solaire, la chaudière est arrêtée, et la résistance du CES n’est jamais branchée)
    - consommation d’électricité réduite de 40% : tout l’éclairage est à lampe à diodes, ou fluocompactes. Toutes les lampes à incandescence ont été éliminés y compris les halogènes et les tubes fluo, pose de relais pour mettre hors tension les prises des appareils en veille. Concernant les appareils pour chauffer l’eau avec l’électricité (bouillotte) seule la "procédure" permet de diminuer la consommation : ne faire chauffer que l’eau dont on a besoin, et la charger avec de l’eau déjà chaude ; la remplir avec le robinet d’eau chaude, et non d’eau froide. Pour avoir une idée des besoins en électricité pour chauffer l’eau, 1w est la quantité d’énergie permettant d’augmenter la température de un litre d’eau de 1°. Donc, porter un litre d’eau d’une température de 10° à 90° demande 80w minimum. si on la rempli avec une eau à 60° (CES), les besoins sont de 90 - 60 = 30...
    - pose d’un insert chauffage au bois. utilisation très ponctuelle, lors des grand froids.
    - pose de panneaux photovoltaïque d’une puissance de 3 kw et mise en service le 13 décembre. Malgré une MTO très peu favorable, la production durant cette période (du 13/12/2012 au 6/3/2013) équilibre la consommation.
    - déplacement en voiture : la voiture n’est utilisée que pour les longues distances, et quelques déplacements le we. Tous les déplacement urbains sont à pied, en vélo ou train. (j’habite à 60 km à l’ouest de Paris)

    IL n’est donc pas besoin, à mon sens, d’une aide extérieure pour réaliser des économies d’énergies, mais je m’inscrit cependant à l’écolomètre, en espérant pouvoir chiffrer mon bilan carbone individuel.

    6.03 à 09h58 - Répondre - Alerter
  • Ce n’est pas l’avion en tant que tel qui a plombé votre bilan : c’est la distance. En effet, le calculateur précise que voiture et avion ont le même coût en GES.

    Pour les voyages internationaux, le mieux est de prendre le train et/ou le bateau...

    Le problème est alors notre rapport au temps. Si nous avions le temps, nous prendrions pas l’avion, et le voyage en lui-même ferait partie des vacances.

    Je gage que notre moral serait bien différent.

    Mais il est vrai que cela ne dépend pas de nous, de nos petits efforts sous le coup de la culpabilité, mais du temps que nos employeurs veulent bien nous accorder - contraints et forcés : ils hurlent à la mort à chaque jour férié, pour chaque récupération d’heure supplémentaire, comme en 1936 quand nos anciens ont arraché les congés payés...

    6.03 à 09h03 - Répondre - Alerter
    • lamoule : Parfaitement !

      au km écoulé l’avion pollue moins que la voiture.

      Mais voilà, l’avion est le symbole du progrès technique donc Haro sur le baudet !

      6.03 à 09h43 - Répondre - Alerter
      • Lamoule, ce que vous écrivez est completement faux.
        Les chiffres du bilan carbone de l’ADEME sont tres clairs et se résument de la façon suivante :
        En avion chaque passager émet autant de CO2 que s’il avait parcouru la meme distance seul dans sa voiture (oiur les vols interieurs il faut prendre la consommation de la voiture en ville, pour les vols internationaux il faut prendre la conso de la voiture à la campagne).

        8.03 à 09h39 - Répondre - Alerter
        • bonjour Jeandetaca

          Comparer des moyens de transport aussi différents que la voiture et l’avion requière une grande prudence dans les affirmations. IL est impératif de "s’accrocher" à des critères communs, et de chiffrer ces critères, car affirmer que untel est mieux que l’autre, sur des bases suggestives, participe à rependre des idées reçues, fausses par définition !

          Ne jamais perdre de vue non plus l’approximation des chiffres cités !
          Le critère commun à l’avion et la voiture pris en référence est la consommation par passager et par unité de distance. Mais c’est oublier la différence de vitesse ! Il serait juste de prendre en référence pur la voiture, sa consommation à une vitesse proche de celle d’un jet commercial, soit 850 km/h... bonjour la consommation ! Mais ce serait aussi occulter le fait que la vitesse d’un avion se mesure en mach, soit en vitesse par rapport à l’air, donc sa transposition en vitesse sol est variable en fonction de la densité de l’air, de sa température, du taux d’humidité, de l’altitude, de la force du vent... !

          Comparer la voiture à l’avion est aussi occulter que l’aviation commerciale est un moyen de transport de masse, donc générateur d’économies d’échelle, alors que la voiture est un moyen de transport individuel, dont l’usage en masse va à l’encontre des économies d’échelle.. stop, la liste est trop longue !

          Pour revenir au comparateur de l’ADEME, ce dernier montre clairement que l’avion devient un moyen de transport très concurrentiel sur des distances supérieures à 2000 km, concernant aussi bien le bilan énergie que le bilan Co2, loin devant la voiture... l’autocar et la moto (moyenne ?) se plaçant mieux ...

          L’important est de choisir un moyen de transport adapté au voyage envisagé et à l’environnement du voyage effectué, sans oublier non plus le confort et la facilité du voyage. Ainsi, pour un déplacement en France, le train se place sans conteste en meilleure position, mais pour le confort, il faudra choisir une destination "à la mode" sinon, la voiture sera le meilleur choix.
          Pour un déplacement en Europe, hors de France, le choix du train devient plus délicat, car hors de France, le train roule majoritairement au fuel lourd et au charbon..(centrales électrique au fuel et charbon) un voyage de 2000 km en Europe devient alors plus intéressant en avion. Le bus et la moto se placent devant l’avion, mais bonjour le confort et le temps de trajet !

          Dans d’autres contextes géographiques, ces critères ne sont plus valables. Afrique, par exemple, imaginez vous ce que serait un voyage de 2000 km ? ou même 1000 ?
          Idem pour les USA ? non pas à cause des infrastructure de transport, mais des distances et de la consommation des voitures.. le bilan Co2 devenant avantageux pour l’avion plus tôt...

          8.03 à 12h09 - Répondre - Alerter
          • Jean de taca : Pas d’accord du tout !

            Mandrake, bonjour.
            Votre commentaire est très long, mais, excusez moi, pas très convaincant. Quelle idée bizarre de vouloir comparer l’avion à une voiture qui roule à 850 km/h !
            "L’important est de choisir un moyen de transport adapté au voyage envisagé..." affirmez vous. Mais ici nous sommes dans des commentaires d’un article sur la mesure de l’impact carbone de nos choix de vie, pas dans un guide de vie moderne.
            Ce qui est important, si on prétend agir contre le réchauffement climatique, c’est de réduire nos émissions de CO2, et d’admettre et comprendre, comme le fait bien l’article initial, que l’utilisation du transport aérien est certainement en temps passé le service le plus intense en carbone qu’on peut imaginer.
            Votre réaction est un exemple de déni de la réalité : l’avion émet beaucoup de CO2, donc je vais imaginer des raisons pour oublier cette raison fondamentale qui devrait m’interdire de monter dans un avion.
            Diviser par 4 nos émissions de CO2 est un changement profond de société, obligatoire si on veut protéger autant qu’encore possible le climat, mais un changement pas facile qui nécessite une révision profonde de nos choix de vie.
            A l’auteur de l’article, et aux lecteurs, je signale sur le site de notre association citoyenne taca (taca.asso.fr) la page Mon Impact Carbone, avec un tableur tout simple permettant d’évaluer l’impact de ses choix de consommation individuels (ce tableur est conforme aux facteurs d’émission définis par l’Ademe). _

            11.03 à 14h59 - Répondre - Alerter
            • Bonjour,
              A mon tour de ne pas vraiment comprendre votre objectif, je relève beaucoup de contradictions pour au final arriver à une conclusion commune : réduire les émissions de Co2 passera par un changement de mode de vie, ou de choix de vie ! et non par une révolution technologique qui fera que nous pourrons vivre de la même manière sans émettre de Co2 !

              Je suis allé voir le site que vous mentionnez, je partage (tous) les points de vues exposés, mais pas celui relatif à l’avion, tel qu’il est exposé !
              Attention à ne pas se tromper de cible : l’équation moins d’avions = moins de Co2 est exacte, mais que fait on si on réduit le nombre d’avion ? il y aura alors moins de déplacements, donc moins de voyageurs ? ou le déplacement se fera avec un autre moyen de transport moins émissif ?..
              Je précise que je partage à 100% les avis contre l’augmentation du trafic voulu par Air France avec son low cost, (et les low cost en général) et considère aussi que le projet de nouvel aéroport de Nantes est une aberration, mais le coupable dans ce projet est le président de région a l’égo démesuré, et non l’avion !
              Dans le combat contre le Co2, n’oublions pas le méthane, à l’effet 10 fois plus intense, et présent en grande quantité sur terre, (plutôt sous terre, sous les océans) sous forme de glace et qui ne demande qu’à se libérer ..

              Je réponds à vos remarques :
              Comparer un avion à une voiture : parce que c’est parlant : tout le monde (ou presque) à une voiture, mais seul l’avion est accusé d’être le plus émissif, alors que c’est faux : ( http://www.ademe.fr/eco-comparateur/ )
              -  Comparer les vitesses, bien sûr car c’est en grande partie l’attrait et le succès de l’avion : aller vite ! s
              -  L’article original est sur la mesure de l’impact carbone de nos choix de vie : c’est effectivement le mode de vie proposé par une société basée sur la croissance infinie qui génère cet impact. Il n’est plus a démontrer que, dans leurs mode de vie traditionnelle, les indiens d’Amazonie ou les peuplades d’Afrique équatoriale n’ont pas le même impact sur l’environnement que nous. Faut il aussi préciser que cet impact est apparu avec la société industrielle, avide d’énergie fossile… car c’est bien là le sujet du Co2 !
              -  Dire que l’avion n’est pas le + gros émetteur de Co2, est un déni de la réalité : la voiture émet plus de Co2, mais soit ! que faire après avoir dit que l’avion est un gros émetteur de Co2 ? ne plus prendre l’avion, ou choisir un autre mode de transport ?
              Ne plus prendre l’avion est effectivement ce qui nous attend de la manière la plus certaine ! Quand à utiliser un autre moyen de transport pour faire l’aller retour transatlantique en une semaine, hors le transport aérien, quel autre choix est il proposé ?
              Pour du transport de masse, (presque) aucun bien entendu, car il y a l’océan. Au dessus des continents, on peut imaginer prendre des transports terrestres, mais le choix de l’avion s’imposera comme le plus facile et le moins émetteur en co2 au delà de 2000km, à l’exception d’une moto (moyenne ? ) ou du bus...

              Voici des liens donnant quelques éléments de réflexion sur le choix alternatif d’une traversée de l’atlantique :
              http://www.marine-marchande.net/gro...
              http://www.oleocene.org/phpBB3/view...
              (Estimation de la consommation d’un paquebot / passager : environ 3 à 5 l de fuel lourd par passager pour 100KM, soit très peu différent de l’avion, ( l’A380 est à 3,5 l/passager pour 100Km)

              -  Par ailleurs, qualifier l’avion de gros émetteur de co2 n’est voire que l’émission globale de la machine, sans prendre en compte sa capacité de transport ! capacité de transport voulue par un choix de vie qui propose que tout le monde puisse s’offrir l’avion .

              -  Diviser par 4 nos émissions de CO2 est un changement profond de société, obligatoire si on veut protéger autant qu’encore possible le climat, mais un changement pas facile qui nécessite une révision profonde de nos choix de vie.
              Ceci est tout à fait exact, mais en totale contradiction avec ce que vous me reprochez : nous allons effectivement devoir changer notre mode de vie et nos choix de vie : pour ce qui concerne le déplacement, le choix d’une destination pour un voyage lointain devra être bien réfléchit, car ce sera certainement le seul voyage de la vie que pourra se permettre une personne lambda dans 50 ans.. et l’avion sera toujours utilisé pour aller vite et loin, mais beaucoup moins utilisé !
              C’est donc bien un guide de la vie moderne qu’il faut rédiger pour faire en sorte de changer les mentalités, le mode de consommation, afin d’orienter les politiques de l’Etat..

              12.03 à 11h44 - Répondre - Alerter
    • Effectivement, l’avion est un coupable bien pratique ! On voit tout de suite sa consommation globale, mais celle ci n’est jamais ramenée à la conso/passager/KM.
      Je compare souvent le 747-200, avion ancien, (1972) à la voiture :
      La consommation en croisière de l’avion est de 3,5 t/h par moteur, donc conso totale de 14t/heure. Il emporte, dans la meilleure configuration, 500 passagers à une vitesse de 850km/h (pour faire simple). La consommation de carburant par passager pour 100Km est de 3,29 Kg. Compte tenu de la densité du kéro, 800g au litre, la consommation est de 4,11 L au 100 par passager.
      A comparer donc à la consommation des voitures dans les embouteillages, qui ne transportent généralement qu’une seule personne.
      Le coupable n’est donc pas l’avion, mais bien l’individu qui veut se rendre loin...

      6.03 à 10h26 - Répondre - Alerter
      • Je ne pense pas qu’il faille incriminer ou culpabiliser les individus, ni notre blogueuse, mais plutôt les modes de transport et les lieux qui nous sont réellement accessibles : je trouve légitime de vouloir découvrir un pays ou de voir ses amis ou sa famille... mais où trouvons-nous le temps pour voyager sereinement, et trouvons-nous des lieux de travail et de vie proches de ceux que nous voulons voir ?

        C’est une organisation générale de la société qui nous oblige à nous déplacer si vite et si souvent.

        6.03 à 10h52 - Répondre - Alerter
        • Vous avez raison. Mon intention n’est pas de culpabiliser une personne qui s’interroge de l’impact sur l’environnement qu’a son activité et souhaite le diminuer, et je m’excuse auprès de cette personne si elle a pu penser cela.

          Mais ce qui me révolte est ce comportement de ne réagir que par les effets de mode, cette mode qui (aujourd’hui) créé le besoin d’avoir un coach pour la moindre activité ! un coach pour faire du sport, un coach pour un régime,un coach pour réduire ses besoins en énergie...et s’exécuter sans chercher à comprendre le pourquoi du comment, accepter comme argent comptant tout ce que l’on nous dit, se priver de son libre arbitre et de son propre jugement !

          Cela conduit à des idées reçues, généralement fausses, qui ont la vie dure et peuvent être dangereuses !

          l’avion en est un exemple. Il est montré du doigt, mais ce que l’on oublie, c’est de montrer du doigt l’abus de l’usage de l’avion ! De même pour la voiture, la mal est dans l’abus de son utilisation !

          Un autre exemple est la voiture électrique ! et l’énergie électrique dans sa généralité ! Ne dit on pas que la voiture électrique serait la réponse aux émissions de Co2.. ? La voiture électrique est la réponse à quel problème ? en tout cas pas celui des émissions de Co2 ! Connait on réellement le niveau de pollution en Co2 de l’électricité ? mis à part quelques pays, France comprise, l’utilisation de l’électricité génère plus de Co2 et de particules fines (tant décriées par la mode du moment) que l’utilisation de fuel ! car dans la majorité des pays, les centrales brûlent du charbon, et rejettent dans l’atmosphère des quantités phénoménales de particules fines, de poussières lourdes, et de Co2 ! allons donc voire en Chine ce qui s’y passe !
          Enfin, ne voir que les émissions de Co2 est une vision du pb par le petit bout de la lorgnette, et c’est oublier un danger de pollution bien plus grave, celui du nucléaire ! mais ceci n’est pas dans la mode du moment !

          Ce qui est révoltant est d’entendre des décideurs autoproclamés spécialistes (je ne cite personne, mais je pense à eux) qui laissent croire qu’il sont LA réponse pour l’avenir.. sans écouter ou sans consulter ceux qui ont réellement la connaissance du sujet, mais que l’on entends pas ou peu, je devrait dire que l’on ne veux pas entendre ! ce sont les scientifiques. Et ce qu’ils disent est bien différent des discours officiels

          6.03 à 11h39 - Répondre - Alerter
      • Mandrake, rebonjour.
        Merci pour ce calcul qui me parait globalement correct. Un passager en avion consomme environ 4l aux 100 kms.
        Ce que vous oubliez, et que l’Ademe (et les climatologues) ont pris en compte c’est l’effet de serre des traînées des avions en haute atmosphère (le réacteur brûle aussi l’hydrogène du kerozene et créé du H20 qui comme vous le savez est un gaz à effet de serre, présent en haute atmosphère uniquement à cause des avions. L’Ademe considère qu’une estimation correcte de cet effet de serre additionnel est égale à celui du CO2 résultant de la consommation directe.
        Donc votre calcul de 4 l/100 kms par passager se transforme en fait à 8L/100 kms !
        Et on retrouve les ordres de grandeurs indiqués : un vol en avion a le même impact que si chaque passager avait parcouru seul dans sa voiture la même distance. C’est un ordre de grandeur important à connaitre, et facile à se souvenir !

        11.03 à 15h11 - Répondre - Alerter
  • Merci "famille_toulousaine" pour ton commentaire !
    marrant en effet, car moi aussi j’ai un composteur ;-) un lombricomposteur pour être précise, une de mes premières acquisitions depuis que je suis dans ma maison (2 ans 1/2)

    et à lire ton article je vois qu’on s’est donné pas mal de défis en commun : idem, je me tiens à du boeuf une fois par semaine, et un déjeuner végétarien par semaine (les dîners l’étant presque tous de + en +) et j’ai aussi banni le sopalin depuis 2 ans ;-)

    Bravo pour ce suivi précis de tes actions. Je vais essayer pour les déchets.

    pour l’eau, mes actions mises en place :
    > installation d’un bac de récupération d’eau de pluie pour arroser le jardin et plantes, nettoyer ma terrasse. Il a du mal à se remplir printemps/été 2012 mais à partir d’août et surtout cet hiver, hum il est plutôt archi plein mon bac !
    > récupération dans un seau de l’eau de la douche en attendant qu’elle chauffe quand je veux arroser mes plantes d’intérieures ou pour faire tremper mes casseroles/assiettes avant de les passer au lave-vaisselle
    > nous avons installé aussi une douche au lieu de la baignoire qui nous servait de douche. La robinetterie est aussi éco-efficiente, et la douche facilite le coupage de l’eau pendant qu’on se lave. ça a pas mal joué. On se rend compte aussi avec ce relevé que manifestement on fait un petit peu plus couler l’eau sous la douche l’hiver que l’été !
    >et aussi ! meilleure gestion des chasses d’eau ;-) pour les pipi du matin ou du soir ou le week-end, on passe à la suite et on évite de tirer la chasse à chaque fois juste pour un pipi ;-)
    Je crois que c’est l’action au plus gros impact honnêtement !
    évidemment lorsque nous avons des invités, on évite quand-même...

    3.03 à 18h03 - Répondre - Alerter
  • Bonjour !

    C’est marrant (enfin si on peut dire !) moi aussi j’ai un bilan mitigé malgré 6 mois d’effort en raison d’un voyage lointain (cf http://www.terraeco.net/Janvier-201...) ....et j’ai aussi décidé de changer de chauffage !

    Concernant la pesée des déchets, je l’ai fait pendant 6 mois (j’ai tout mis en PJ dans l’article cité ci-dessus). Element positif : 15% du poids de mes déchets passent dans mon composteur, c’est toujours ça de gagné.

    Tu indiques "Au fil de l’année, j’ai vu mon curseur diminuer, surtout pour l’eau." Qu’as-tu pu mettre en place pour arriver à ce résultat ?

    A bientôt

    2.03 à 21h57 - Répondre - Alerter
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