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18-01-2013
Mots clés
Consommation
France
Le Test

J’ai testé le bilan carbone et pris une douche froide

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J'ai testé le bilan carbone et pris une douche froide
(Crédit illustration : quentin vijoux pour « terra eco »)
 
J'ai réalisé gratuitement le bilan carbone de mon foyer, avec un coach en ligne. Instructif mais glaçant : moi qui pensais être plutôt bien notée, je me retrouve confrontée à des dépenses énergétiques insoupçonnées.
Le Baromètre de cet article
ÉCOLOGIE SOCIÉTÉ ÉCONOMIE
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N° 45 - mars 2013

Paysans, la nouvelle idylle

J’essaie d’être une citoyenne responsable : je ne laisse pas mes appareils électriques en veille, je les éteins. Je coupe l’eau du robinet quand je me lave les dents ou les mains. Je prends des douches, pas des bains. Chez moi, il fait 19 à 20 °C, enfin je crois. Je n’achète que ponctuellement des aliments transformés, préférant cuisiner moi-même mes repas, et j’aime me balader à pied. Mais bon, j’aime aussi les vacances. Et j’ai souvent besoin de l’avion pour y aller.

C’est avec ces quelques éléments de base en tête que je me décide à faire l’évaluation du bilan carbone de mon foyer, composé de deux personnes plutôt raisonnables dans leur consommation d’énergie, me semble-t-il.

La France a pris l’engagement de diviser par quatre ses émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2050 (c’est ce qu’on appelle le Facteur 4). Ce qui implique que les citoyens s’y mettent, sans trop trainer.

Atteindre le Facteur 4 à la maison ? C’est jouable

La moyenne nationale d’émission de gaz à effet de serre par an et par foyer est de 10,6 tonnes équivalent CO2. L’objectif du Facteur 4 à atteindre d’ici une trentaine d’années est de 2,6 tonnes équivalent CO2. Je pense que mon ménage se situe quelque part entre les deux.

C’est donc plutôt confiante que, comme un peu plus de 29 200 ménages à ce jour, je me rends sur coachcarbone.org, élaboré par l’Ademe et la Fondation pour la nature et l’homme à destination des particuliers mais aussi des entreprises, collectivités et établissements publics. Lancé en octobre 2010, le site entièrement gratuit vient d’être complètement rénové.

En plus de calculer assez précisément sa dépense énergétique, il prodigue aussi des conseils afin de diminuer ses émissions de gaz à effet de serre en matière d’habitat, de transport, d’équipement ou d’alimentation. Après un an de mise en service, il aurait déjà théoriquement permis d’économiser 14 500 tonnes de CO2. C’est bon pour la planète, et les économies sur les factures peuvent être conséquentes.

Péché de confiance...

Le site indique que la réalisation du bilan prend une heure. Je découvre assez vite qu’il m’en faudra plus, le temps notamment d’aller rechercher quelques-unes des informations demandées. Mais le bilan peut être réalisé en plusieurs connexions, ouf.

J’ouvre un compte. Un coach animé se propose de m’accompagner dans la réalisation de mon bilan. Gadget inutile – mais plutôt rigolo – je peux choisir son sexe, la couleur de sa peau, de ses vêtements et de ses cheveux. Je peux même choisir sa coupe. Pour moi, ce sera donc un blondinet bronzé, avec un look de surfeur à chemise rose.

Je choisis de débuter la réalisation du bilan carbone de mon foyer par les transports. Lesquels utilise-t-on ? Combien de fois par semaine, pour aller au travail ? Par an, pour accéder aux loisirs et partir en vacances ? Pour quel temps de trajet ? Je fais les évaluations au doigt mouillé. Chez moi, au quotidien, on marche et on prend les transports en commun. Et les trajets varient d’un jour à l’autre. Mais on part en vacances en avion, deux fois par an en moyenne. Les trajets n’excèdent toutefois pas trois heures, généralement. Aussi peu fréquents soient-ils, ces voyages aériens sont, de très loin, les premiers responsables des émissions de GES. Ils représentent 90 % de nos émissions en transport ! Et me voilà coresponsable de 2,84 tonnes de CO2 par an, pour une moyenne nationale de 3,2 tonnes alors que je n’ai pas de voiture ! Une première douche froide...

De douche froide en déconvenue

De douche il est d’ailleurs également question quand, dans la section Habitat, on me demande d’évaluer ma gestion de l’eau, entre « rigoureuse », « normale » ou « laxiste ». Sans hésiter, je coche la première option. Mais je me lave tous les jours. Je ne devrais peut-être pas (voir Je ne prends pas de douche tous les jours, je suis « crado » ?). Et je ne devrais peut-être pas non plus laisser parfois le jet couler quand je me lave les cheveux... Aïe ! Bon promis, à partir de maintenant, je deviens vraiment « rigoureuse ». Et estime donc légitime de maintenir la croix dans la case.

La situation se corse quand il s’agit de définir quel tantième l’appartement que j’occupe représente par rapport à l’ensemble de l’immeuble. Puis comment le bâtiment, qui date des années 70, est isolé par le toit et en façade. Quel est le type précis de chauffage et l’énergie qu’il utilise, quel système d’aération est en place, etc. Je découvre à cette occasion qu’il existe environ huit types de VMC différents. Sans que je sache toujours bien faire la différence entre l’une et l’autre.

L’habitat, gouffre énergétique

Avoir à portée de main le contrat de location, et le bilan énergétique réalisé à l’entrée des lieux n’est pas inutile. J’y relis d’ailleurs que mon logement est censé avoir une consommation énergétique réelle de 242 kWhep/m2/an soit 56,7 kg équivalent CO2/m2 par an. D’après mes déclarations, le coach carbone évalue ma consommation énergétique à 387kWhep/m2 par an. Hum...

Résultat : alors que la moyenne nationale est de 2,9 tonnes Co2/an, mon logement en rejette dans l’atmosphère 3,41. Je m’attendais à ce que ce poste soit l’un des plus gourmands en énergie car « le secteur du bâtiment représente 40% des consommations d’énergies en France, et près de 20% des émissions de gaz à effet de serre (GES). Le chauffage et l’eau chaude représentent environ 600 euros par personne et par an », précise le site. Mais pas à ce point là.

Pas un domaine pour sauver l’autre...

Bon, je garde espoir : je vais me rattraper sur les équipements. Je l’ai déjà dit, tous les appareils électriques (télé, modem, etc.) sont éteints quand ils ne sont pas utilisés. Sauf le radio-réveil, j’admets. « Une famille bien équipée en audiovisuel peut consommer de moins de 100 à plus de 800 kWh/an, uniquement pour les appareils en veille », précise mon coach. Un bon point pour moi, donc.

Certes, il y a dans ma cuisine un combiné réfrigérateur/congélateur, un lave vaisselle, un lave linge et même un sèche linge (pour éviter de pousser le chauffage à fond afin que le linge sèche, logique !). Mais tous ont été choisis de classe A ou A +, signifiant qu’ils sont censés rejeter le moins de CO2 possible. Mais ça, le coach ne me demande pas de le préciser.

Alors je me prends une nouvelle claque : mes équipements émettent 1,37 t de CO2/an contre 1,14 au niveau national. Mon coach m’explique pourquoi : « Les équipements consommateurs d’énergie ont différentes sources d’émissions ; bien sûr pendant leur phase d’usage, mais leur fabrication nécessite beaucoup d’énergie. C’est également le cas lors de leur élimination en fin de vie. […] Par conséquent, la consommation d’énergie imputée à la fabrication et à l’élimination sont plus importantes en moyenne que pendant la phase d’usage. »

Je désespère à peine moins quand je réalise que mon poste Alimentation est tout aussi gourmand en énergie, alors même que j’y vais mollo sur la viande rouge et bannis les protéines animales deux à trois fois par semaine. Malgré cela, mes émissions de GES liées à la manière dont je me nourris s’élèvent à 3,03 tonnes de CO2/an contre 3,2 t au niveau national.

Des remèdes a priori si simples

Résultat des courses : avec un bilan carbone estimé à 10,7 tonnes de CO2 par an, mon foyer se situe au-dessus des émissions nationales de CO2 (10,6 tonnes) !

Capture d’écran du site

Pour y remédier, mon coach me donne des conseils simples : en installant chez moi du double vitrage, des robinets thermostatiques sur mes chauffages, et une VMC hydrogérable, je pourrais économiser 335 euros sur ma facture énergétique dès la première année, et réduire mes émissions de 0,52 tonnes de Co2/an. Mais je suis locataire. Donc soit je paie ces travaux de ma poche, soit je clique sur l’onglet me permettant d’envoyer un courrier type à mon propriétaire, et lui présentant les bénéfices immenses qu’il tirerait de la réalisation de ces travaux. Et je croise les doigts. A vrai dire, je me tâte encore...

Sinon, je dois marcher davantage, acheter local, manger moins de viande, faire du tourisme moins loin, changer toutes mes ampoules pour diminuer leur consommation, etc. Des gestes très simples qui me permettraient de réduire la totalité de mes émissions à 8,6 tonnes de Co2 par an. Ce qui demeure bien loin des objectifs du Facteur 4...

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12 commentaires
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  • Rien ne me fera renoncer aux voyages en avion que nous réalisons chaque année (5 ou 6). Ce dont je suis persuadé c’est que si nous nous mettons tous à réduire nos consommations (quelqu’elles soient) nous ne ferons JAMAIS d’économie financière. C’est le miroir aux alouettes !
    Si aujourd’hui vous consommez 50 pour 10 soit 500, demain en ne consommant que 25 (bravo) ce sera pour 20 soit 500 ... ainsi va le monde de l’industrie et de la finance. Le profit d’abord, les usagers après .... dur, dur la vie !

    12.01 à 18h51 - Répondre - Alerter
  • Je ne participe pas à ce genre de test, car locataire en hlm. Les résultats de mon bilan carbone sont donc basés sur les factures des consommations énergétiques et alimentaires.
    Recettes de vie que je partage avec mes voisin(e)s de la cité, et via le Secours Populaire.

    21.03 à 10h37 - Répondre - Alerter
  • J’ai testé le bilan carbone aussi, et j’ai été déçue du manque de précision des réponses et du coup .. de la fiabilité des résultats.
    Je ne mange pas de viande et fait partie d’une AMAP, mange du poisson deux fois par semaine maximum, en faisant attention aux saisons, privilégiant le bio et cuisine tous mes repas moi-même. Pourtant mon bilan carbone est de 2.5 T de CO2 par an pour une moyenne nationale de 3.2 T. Le site ne prend pas en compte ces petits efforts quotidiens, la provenance de nos produits, le respect des saisons etc ...
    Les réponses ne révèlent pas vraiment notre consommation mais tendent à nous alerter en grossissant un peu les résultats. Dommage !

    14.03 à 13h55 - Répondre - Alerter
  • Excellent témoignage qui décrit 1 certaine réalité. Concernant les néo ruraux, les habitats groupés en écolieu permettent 1 économie d’énergie, de matériaux et de certains appareils ménagers, de moyens de locomotion. La mutualisation des compétences et des moyens, ainsi qu’1 logistique respectée, sont des outils vers le Vivre Ensemble. Penser et agir collectif, n’a aucun impact sur sa vie privée.
    Si l’on désire s’isoler, alors il ne faut pas s’en plaindre. Et vivre sincèrement en ermite n’exige aucunement tous les appareils indisponibles à notre mode de vie.
    Tout est 1 question de choix et de Conscience. Mais bravo tout de même, à celles et à ceux qui continuent leurs efforts pour améliorer leurs empreintes écologique.

    5.03 à 11h02 - Répondre - Alerter
  • Je n’ai fais aucun test car je redoute ce résultat qui pourrait n’apporter que découragement.
    Je mène avec ma petite famille une vie simple, ma femme et moi avons adopté une petite fille vietnamienne il y a bientôt 18 ans, ce choix nous a amené à faire 3 aller/retour au Vietnam, rien qu’avec cela il me faudrait sans doute plusieurs vies d’ascétisme pour rembourser ma dette écologique, j’habite de plus dans un petit village, devant prendre quotidiennement la voiture (essence/gpl) pour aller travailler 15kms ou faire les achats nécessaires 10kms, j’ai fais construire une ’petite’ maison d’habitation individuelle aux normes ’promotelec’ des années 2000, je me chauffe au bois, j’ai mis des interrupteurs aux appareils qui n’en avaient pas d’origine, changé toutes les ampoules pour en mettre des ’économiques’ qui lâchent aussi souvent que celles d’avant, mais coûtent 5 à 10 fois plus cher, je fais très attention à ma consommation d’eau, je me suis mis au potager, etc etc, mais je suis carnivore !
    Je ne sors quasiment plus au point de mettre en danger mon couple, je n’ai quasiment plus de loisir mis à part les vacances d’été 3 ou 4 semaines en camping-car (oui des vacances de luxe !, pendant lesquelles j’essai de respecter et la nature et les gens !)
    Quand je vois le comportement de la plupart de mes congénères, j’ai le sentiment de me restreindre à une discipline réductrice dont l’exemplarité n’atteins aucun objectif, et malgré cela je passerais l’examen avec un zéro pointé ... !
    Je continuerais à faire plein d’efforts, et j’encouragerais autour de moi à faire de même.

    27.01 à 03h20 - Répondre - Alerter
  • test intéressant qui montre bien la limite de ce genre de bilan
    pour moi le plus difficile n’est pas de renoncer ou non à prendre l’avion pour partir en vacances (luxe très facultatif) mais d’habiter un logement décent
    selon des chiffres déjà anciens, la précarité énergétique touche près de 8 millions de foyers souffrant du froid ou dépensant beaucoup pour se chauffer, voire les deux à la fois.
    Combien coûtent les logements-passoires en gaspillages d’énergie ? dépenses de santé ?
    Passez quelques hivers à essayer d’atteindre les 16-17 degrés dans une vieille baraque humide, non rénovée, et vous verrez que la question de choisir entre deux robinets économiseurs, 10 VMC ou 20 ampoules économes vous paraîtra assez superflue.
    Bien sûr, parmi les personnes subissant la précarité énergétique, il y a des propriétaires modestes. Mais il y a aussi pas mal de logements non décents (isolation absente ou bas de gamme, ouvertures vétustes, moyen de chauffage rudimentaire ou radiateurs ’’grille-pain’’, etc) qui continuent d’être loués par des bailleurs mercantiles qui encaissent les loyers sans jamais consentir aux moindres travaux. Au locataire de payer la note et encore, même pas sûr qu’il aura chaud un jour car il faudrait tout rénover du sol au plafond. Piégé il est, piégé il sera, car déménager coûte encore plus cher. C’est ça, le vrai scandale, alors arrêtons de culpabiliser les gens parce qu’ils ont oublié d’éteindre la lumière dans le grenier !
    Quant au DPE (diagnostic de performance énergétique) cela ne sert à rien. C’est comme l’étiquette ’’produit naturel’’ sur un yaourt ou ’’à base de céréales’’ sur du pain !

    23.01 à 13h32 - Répondre - Alerter
  • Bjr,
    Merci pour ce super article.
    Mais il n’est pas donné a tous le monde de changer ses vitrages.
    Le gain est finalement minime. Je l’ai fais dans mon habitation.
    8 fenêtres et 3 portes : 12OOO€ de cout pour 300€ d’économie.
    Il me faudra 40 ans, si le prix de l’énergie ne bouge pas, pour rentrer dans mes frais.
    Si j’ajoute le fait de changer la chaudière qui a 16 ans, la voiture pour une plus économique plus compliquée qu’il faudra donc changer plus tot, l’achat d’un poele a bois plus le tubage plus le bois qui en définitive pollue énormément,.....
    et bien je vais continuer avec ma vieille chaudiere toute simple incassable, mon vieux mazout de 250000km sans Fap ni pompe EGR d’une fiabilité sans limite, je vais oublié le poele et finalement me dire que garder de l ancien c’est etre écolo puisque l’on ne produit rien de nouveau.......donc bilan carbone au pire constant !

    23.01 à 07h49 - Répondre - Alerter
  • la prise de conscience est très intéressante. mais ne culpabilisez pas. quoique nous fassions nous polluons et même morts nous polluons encore !

    Franchement, vous pensiez voyager en avion et ne pas polluer ?

    allez, croquez la vie avec gourmandise et continuez longtemps à nous donner envie de vous lire.

    22.01 à 21h56 - Répondre - Alerter
  • Bjr,

    Personnellement, je ne suis pas séduit par ce calculateur.
    Il est esthetique et adapté à des gens qui ne veulent pas trop chercher.
    C’est peut-etre sa cible, toucher tout le monde, quitte à ce que cela soit faux.

    La maison par exemple, si la forme de la maison est importante, y’a plus simple bien souvent ; la facture EDF/GDF and co. Elle donne la vraie consommation énergétique. Pas la théorique. Sur votre usage, y’a 3 malheureusemet questions qui suppose cerner votre onso. D’un autre coté, l’Ademe promeut un concours "Famille à Energie positives" qui se focalise sur les comportement pour faire 10,20, 30% d’économie.

    Coté transport, on supprime l’impact du travail maison-travail. C quoi le message ? Que habiter à 50km de son travail n’a pas d’impact carbone ? Encore une fois pas cohérent avec d’autres messages de l’Ademe et surtout faux. Le transport quotidien à un impact énorme.

    Coté equipement, ok précis MAIS incomplet, il manque la consommation générale

    Pour ne pas lui tailler un short de partout, coté alimentation, c’est plus précis et tient on VOUS pose des questions sus VOS habitudes. Ca ressemble là diablement un bilan carbone personnel rigoureux de Manicore de bout en bout.

    J’ai testé 4 différents calculateurs, celui ci est très bas en chiffres mais surtout ne pose pas les bonnes questions. Coté chiffre, le bilan individiduel est indiqué comme 5.3 tCO2e, ce qui montre bien que le perimetre de ce calculateur ne couvre qu’environ 60-70% des émissions...Ca fait un gros manque qd même.

    Pour finir sur une note positive, un bilan carbone personnel (ou familiale) n’est pas une science exacte. Ce n’est pas un thermometre pour dire tient je suis là et plus c tout. Il est utile pour comparer année après années pour voir les benefices ou pas de telle ou telle action ou choix. Avec cette vue, c’est la stabilité qui compte, les mêmes rubriques, les mêmes questions années après années et vous voyez votre évolution.

    19.01 à 11h54 - Répondre - Alerter
  • votre article est très bien fait et donne envie d’y jeter un oeil !

    18.01 à 18h52 - Répondre - Alerter
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