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Hausse du carburant : faut-il un tarif social ?

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Hausse du carburant : faut-il un tarif social ?
(Crédit : gadl / flickr)
 
Le gouvernement s'y refuse. La gauche le réclame. Et vous, qu'en pensez-vous ? Et comment faites-vous face à la flambée des prix de l'essence ?
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ÉCOLOGIE SOCIÉTÉ ÉCONOMIE
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Ce jeudi 10 mars, le gouvernement a exclu toute baisse de taxes (notamment de la TIPP, la taxe intérieure sur les produits pétroliers) pour compenser la flambée des prix des carburants, conseillant plutôt aux automobilistes d’adopter l’éco-conduite.

Alors que le prix du litre du sans plomb atteint en France en moyenne 1,5 euro (et approche même le record de 1,8 euro dans certaines stations parisiennes), l’idée d’un « tarif social » - c’est-à-dire dire d’un tarif préférentiel pour les plus bas revenus comme cela existe sur le gaz pour l’électricité - fait son chemin à gauche.

Après Yves Cochet d’Europe Ecologie-Les Verts, Jean-Marc Ayrault, a déclaré ce jeudi sur France Inter que ce serait une « vraie réponse ». Le président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale propose de financer la mise en place de ce tarif social sur le carburant par l’instauration d’une taxe sur les profits des compagnies pétrolières.

Et vous qu’en pensez-vous ? Pour soulager le porte-monnaie des ménages qui ont déjà du mal à joindre les deux bouts, faut-il taxer les compagnies pétrolières, qui comme Total, ont renoué avec les bénéfices record ? Ou bien inviter les automobilistes à adopter une conduite plus économe comme le propose Christine Lagarde, ministre des Finances ? Voire les inciter à lâcher le volant pour les transports en public ou la bicyclette afin de se désintoxiquer d’un pétrole qui sera de toute façon de plus en plus cher ? Dites-le nous en laissant un message dans le forum au bas de cet article.

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  • Et proposer à CEUX qui ont des impératifs "routes"
    des possibilités véritables d’achats de voiture écolo ?
    CEUX = smic - frais de route = que reste-t-il du salaire lorsque l’on est isolé ?

    6.02 à 14h49 - Répondre - Alerter
  • Ce n’est pas réaliste ni sérieux de chercher un tarif social sur le carburant, alors que tous les paramètres de notre existence sont soumis à des augmentations aléatoires incessantes !... Cette méthode, appliquée successivement à tous les paramètres, transforme notre système financier en véritable usine à gaz !...

    Il vaudrait mieux fixer un salaire minimum de subsistance égal à, par exemple, 0,75 % du salaire moyen, puis d’appliquer une répartition des salaires contenue dans une variation de 1 à 7 du plus bas au plus haut. Puis on ajusterait ces deux chiffres pour rester dans la masse salariale globale, en intégrant bien sûr tous les suppléments qui ne sont pas comptés dans le salaire, primes et avantages divers et variés.

    Les hauts salaires arrêteraient de gaspiller en ignorant la misère, les plus bas salaires pourraient se payer la satisfaction des besoins élémentaires, les femmes et les enfants pourraient sortir seuls dans la rue sans se faire racketter, et parfois les hommes, les travailleurs pourraient choisir le métier qui leur convient vraiment (certains d’entre eux ne sont là où ils sont, que pour se mettre de l’argent dans les poches, et ne sont donc ni compétents ni efficaces), les mieux payés avant, pourraient désormais mieux dormir, sans crainte d’être spoliés ou cambriolés.

    Chacun pourrait payer son eau, son électricité, son énergie, son pain, sa maison, ses vacances, sa joie de vivre, ses loisirs, sa santé (à ce sujet si on arrêtait d’attendre que les citoyens soient malades pour s’intéresser à leur santé, que de bénéfices supprimés réalisés sur le dos de chacun ! )

    Il ne manque finalement qu’un critère pour réaliser simplement ce programme et ne plus angoisser pour les lendemains : la solidarité !...

    29.03 à 19h24 - Répondre - Alerter
    • Ramener les disparités de revenus à des niveaux raisonnables, c’est certainement souhaitable.
      Pas seulement chez nous : la disparité doit être faible entre les riches et les pauvres dans le monde !

      La solidarité à elle seule ne résoudra pas le problème de pénurie relative car la hausse des prix résulte d’autres mécanismes.

      Il y a donc deux autres variables essentielles sur lesquelles il faudrait pouvoir jouer de manière démocratique (libre choix) :
      - le niveau moyen de consommation par tête, chez nous et ailleurs dans le monde
      - le niveau de la population humaine globale, chez nous et ailleurs sur la planète.

      4.05 à 22h34 - Répondre - Alerter
  • Bonne nouvelle !

    Il semble que la moyenne des lecteurs de Terra qui prennent le temps d’écrire sur ce blog ne trouvent pas que le carburant grève leur budget à 1,5 eur/l. C’est une information !

    Plus sérieusement, la question ne vise pas seulement notre petit confort individuel mais vise à permettre de lisser des impacts tout en permettant de financer une transition en parallèle.

    Actuellement, on a trop tendance à donner une poire pour la soif aux plus démunis en se disant que grâce à cela ils passeront l’hiver sans trop de mal (je parle ici de chauffage). Certes, la précarité énergétique est un problème crucial qui peut, en cas de forte hausse des hydrocarbures faire grossir le rang des sans abris en cas d’impayés de factures énergétiques.

    Il en va de même pour les carburants, à tout le moins pour les plus précarisés d’entre nous qui continuent de travailler et se rendent à leur boulot en voiture (pour diverses raisons qu’il est sans doute trop long de détailler ici).... Ces personnes pourraient ; lors d’une hausse des carburants ne plus pouvoir assumer le surcoût que représente le poste déplacement dans leur budget mensuel. On commence alors à rogner sur ce qui reste (dépenses courantes, soins de santé, alimentation,....) pour continuer de payer le loyer, mais à la fin, on peut aussi se retrouver à la rue....

    Pou rplus d’infos sur la précarité énertgétique, voir le site de RAPPEL ainsi que le papier rédigé par le think tank pour la solidarité

    Comment résoudre ces problèmes à court terme ?

    Je ne suis pas le sauveur unique, mais je pense également que le tarif social n’est qu’une emplâtre sur une jambe de bois : le prix des hydrocarbures va continuer de grimper dans les mois et les années qui viennent.... On ne fait donc que reporter le problème et on verse de l’argent public dans un puits sans fonds.

    Je préfère nettement un financement coordonné en 3 temps :
    - Allouer les fonds public du tarif social à une réelle prise en compte des problématiques de fonds, des causes, de la précarité énergétique
    - Taxer plus lourdement les usages déraisonnés d’énergie à la maison en modulant les tarifs en fonction des niveaux de consommation : par exemple : les 2500 premiers kWh sont très bons marché et le tarif augmente sensiblement par tranche supérieure. Ces mesures permettent de générer un bas de laine complémentaire à affecter en priorité à la supression de la précarité énergétique/logement.
    -  Taxer plus lourdement le carburant des véhicules de société qui dépassent un quota kilométrique annuel : la plupart des usagers disposent de cartes carburant qui permettent de suivre la consommation totale des véhicule.

    Vos autres idées sont les bienvenues, car ces précarisés sont vos voisins (proches ou lointains à et leur nombre ne va faire que grandir.

    Regarder depuis son balcon ou entrer dans l’arène ?

    FreDO

    15.03 à 09h15 - Répondre - Alerter
  • Dommage que la taxe carbone soit passée à la trappe, elle aurait sensibilisé tout un chacun à l’augmentation inéluctable du prix de l’énergie en général.
    Sans courage politique et vision d’avenir concernant l’énergie on arrivera a rien !

    Bref un coche a été loupé, et faire un tarif social me parait inadapté et ce serait un mauvais signal ! D’autre part même dans les contrées reculées un crée rarement une route pour un individu. Partant de ce principe le covoiturage est techniquement possible et permet de diviser par 2, 3 ou 4 le prix du carburant !
    Bon c’est sur faut changer ses habitudes, quelques contraintes en plus pour apprendre à connaitre son voisin :)
    D’ailleurs plutôt qu’un tarif social sur les carburants, quelles actions permettraient d’encourager le covoiturage et les mode doux ! (plus de flexibilité sur les horaires de travail pour le covoiturage, place de parking garantie pour les covoitureurs, taxation des parkings d’entreprise ...

    12.03 à 23h09 - Répondre - Alerter
  • Un tarif social ne me semble pas être une solution à un problème qui si il est accentué par les événements actuels (cours de l’Euro, les changements dont il faut se réjouir dans les pays arabes) est fondamentalement lié à l’état des stocks, à l’augmentation de la consommation mondiale et l’incapacité à produire plus.
    Le tarif social aurait même l’effet négatif de masquer le problème.
    Il met en évidence l’urgence d’une politique volontariste qui nous rende moins dépendant du pétrole.
    Qu’après avoir mis en place cette politique qui mettra quelques temps à produire des effets positifs sur notre dépendance au pétrole, on mette en place des moyens de soutient au plus défavorisé, OK, mais pas par un tarif préférentiel de l’essence.

    12.03 à 19h01 - Répondre - Alerter
  • Un tarif social à 1,50 Euros du litres ? Les vrais pauvres n’ont pas de voitures, et dans le cadre d’une transformation écologique de la société, il faudrait plutôt un litre de carburant à 2,50 Euros ! (source : Lester R. Brown).
    La vrai solution, c’est le vélo, en particulier pour les trajets "domicile-travail" ! Pour les moyennes distances (plus de 10 km), un vélo à assistance électrique fait aussi l’affaire, avec un coût énergétique d’environ 1 centimes pour 10 km ! (source : données constructeur). Encore faudrait il pouvoir circuler à vélo dans de bonnes conditions, et en sécurité, sur des pistes cyclables. Remarquons qu’un véritable réseau de pistes cyclables n’existe pas en France. Et mette tous points du territoire à moins de 1 km d’une piste nécessite un maillage avec des mailles de 2km de coté, soit 4 km de pistes (2+2 km) pour 4 km2 de maille (2*2km). Bien sur, 1 km de piste pour 1 km2 de territoire, ce n’est qu’un calcul moyen, en rase campagne, le réseau sera bien plus large, mais aussi bien plus dense en zone urbaine.
    Pour l’île de France qui a une superficie de 12 000 km2, il faudrait 12 000km de pistes cyclables, et on doit en avoir même pas 10 fois moins !
    Ce "gadget" de tarif social semble plutôt masquer une faible volonté politique de développer un vrai projet de déplacement alternatif et quasi-gratuit, même dans les régions où les écologistes sont bien représentés.

    12.03 à 14h30 - Répondre - Alerter
  • Plutôt qu’un tarif social ( pour qui ? les tricheurs comme dab ) il me semblerait plus intelligent d’augmenter le barême kilométrique de la déclaration d’impôts ( depuis combien de temps est-il ridicule !!!) ainsi les déplacements-boulot déductibles des impôts ressembleraient à quelque chose !!!!!

    12.03 à 10h41 - Répondre - Alerter
  • hélas, dès lors qu’une fois encore, aucune anticipation n’a permis de développer significativement :
    1. l’aménagement urbain intelligent, situé entre le trop de concentration d’activités économiques (cf. Grand Paris par ex.) et le mitage des territoires dits "rurbains"
    2. une offre de logements à prix raisonnables (au moins en rapport avec les revenus du travail) qui a contraint quantité de ménages, soit à trouver un HLM en grande périphérie, soit à quitter des territoires invivables par l’accession à la propriété dans des lotissements tout aussi éloignés
    il reste, dans l’urgence, à les soutenir pour leur permettre d’aller travailler tout simplement.
    Mais dans le même temps, des décisions doivent être prises pour multiplier les co-voiturages, mettre en place des navettes entre lieu d’habitation et gares (routières, sncf...) pour réduire au maximum les coûts (écologiques et économiques) de déplacements.
    Quant à ceux qui ont véritablement choisi leurs lieux de vie loin des centres parce que leur revenu le permet, ils sont déjà avertis de la crise prévisible liée aux énergies fossiles, s’ils participent un tant soit peu à la vie sociale et militante. La question des tarifs sociaux ne les concerne guère.

    12.03 à 09h08 - Répondre - Alerter
    • A propos du point 2 : J’ai fait le choix d’habiter en ville pour ne pas devenir dépendant du pétrole. Je paye plus cher mon appartement car j’ai la plupart des services et du travail à proximité en TP ou en vélo. Je n’ai pas de voiture, je fais du carsharing, ce qui me permet d’économiser l’argent nécessaire à mon loyer plus élevé. La boucle est bouclée ! Avec un peu de bonne volonté, je suis plus autonome et non pas dépendant de la situation mondiale des stocks d’énergie non renouvelables...

      14.03 à 12h25 - Répondre - Alerter
  • On paye actuellement des décennies d’étalement urbain et de laisser faire au tout automobile.
    En ville, là où plus de la moitié des déplacements automobiles font moins de 5 bornes, le vélo est pertinent. Bien sûr, pour l’artisan chauffagiste ou le parent de trois enfants en bas âge, l’exercice semble difficile...
    On voit à la télé des gens qui se plaignent de leurs factures d’essence alors qu’ils ont choisi de s’installer à la campagne... Allez comprendre, alors que le choix pétrolier de 1979 avait déjà eu lieu.

    11.03 à 21h35 - Répondre - Alerter
  • NON !

    Non par jalousie, mais tarif ou détaxes, ça ne sera que le petit en profitera et quelques dégourdis qui sauront comment arranger leurs papiers.

    Dans le temps, actuellement je ne sais pas, les gens qui fallait beaucoup de carburant il était
    détaxé, tel qu’a le campagne, si vous aviez un tracteur a essence.

    mais les petit moyen, comment feront -ils ? a un chiffre pres , un y aura droit et l’autre pas !

    Puis est-ce que ça serait une bonne solution ? Car dans ce principe, il faudrat faire pareil, pour l’alimentation et surtout le tabac, l’alcool, qui sont horriblement cher.

    Et pour les métiers du sexe, également, car cette tache est horriblement chére, pour le peu que ça rapporte.

    Bien sùr c’est pour rire, mais est-ce bien vrai ? Méditation et symphonie.

    11.03 à 14h50 - Répondre - Alerter
  • Faut -il un tarif social pour amortir la hausse de la baguette, du lait, des haricots des denrées alimentaires et des matières premières en général ? Finalement se nourrir est aussi important que se déplacer...

    De toute façon, le pétrole étant une ressource limitée face à une demande en hausse spectaculaire, la question ne peut pas se poser qu’en ces termes.
    D’autant que pour rire un peu, il eut été sympa de donner la répartition du "qui touche quoi sur le prix d’un litre ..."
    il est facile de balancer Total en pâture... (même si on pourrait en dire un peu sur cette compagnie).

    Cela montre deux choses :

    l’incapacité
    de notre état à anticiper la fin du pétrole et proposer des alternatives (et même quand il le fait il faut voir comment cf. La récente évolution de la filière photovoltaïque)

    l’incapacité de notre état à baisser les taxes sur les carburants pour amortir les chocs (mesure qui n’a aucun sens en soi mais qui pourrait en avoir un dans un schéma plus global) mais voilà elle est où cette vision ?

    L’état n’est pas le seul coupable, les gens sont drogués au pétrole et n’ont aucune conscience de la dureté de la cure de désintoxication qu’il va falloir subir. En même temps, on ne les aide pas trop, car tout le modèle est bâti sur une matière dont on ne retrouvera jamais l’égal en termes de densité énergétique et de praticité de stockage et de manipulation.
    Le plus dur n’est pas la chute mais l’atterrissage :) Jusqu’ici tout va bien !

    Bref, tarif social ou pas, va falloir que les politiques nous proposent autres choses que des débats de secondes ordres comme celui-ci ou pire des débats inutiles et dangereux comme d’autres et réfléchissent à un vrai projet de société pour notre pays.

    Il parait qu’on a été visionnaire sur les droits de l’homme, on va voir si on encore quelques qualités de visionnaire, non pas sur la politique étrangère !!! :)), mais sur l’après pétrole et plus globalement sur l’après fuite en avant de notre monde.

    11.03 à 14h35 - Répondre - Alerter
  • Je ne suis pas favorable à un tarif social pour le carburant. Cela ne fait que conforter la dépendance au pétrole.
    Par contre s’il faut taxer les compagnies pétrolières et leur super-profit : Oui.
    Et avec cet argent organiser et subventionner des solutions alternatives avec cette fois-ci un tarif social.
    Aidons les solutions alternatives, aidons les transitions vers les solutions moins polluantes.

    11.03 à 13h31 - Répondre - Alerter
  • avant d’inventer une "usine à gaz" concernant le prix du carburant (dont la hausse est inéluctable) il conviendrait d’éclaircir un mystère :
    le prix à la pompe dépasse celui qui avait été atteint en 2008 (plus de 1,5€) on dit c’est la faute au prix du brut...certes mais en 2008 le brut avait atteint 145 $ le BBL alors qu’il n’est que de 110 $ aujourd’hui...comment explique-t-on la différence ?

    11.03 à 11h16 - Répondre - Alerter
    • L’euro fort et l’euro faible... le taux de conversion entre les monnaies.

      11.03 à 12h13 - Répondre - Alerter
      • bien sûr le cours du $ en € ! mais nous sommes environ à 1,35 $ pour 1 € depuis le début 2011 et en 2008 le maximum a été de 1,6$ (entre 1,3 et 1,6 au long de 2008) ... cela n’explique donc pas tout l’écart entre les deux situations... à la louche il y a 15% de trop en 2011 (en fait il faudrait sans doute regarder les évolutions plus finement, (au jour le jour)...

        11.03 à 13h37 - Répondre - Alerter
        • Je vous fais confiance les calculs ne m’intéressent pas en l’espèce puisque le prix ne fera que monter (plus la pente est forte moins elle est faible).
          En revanche, il faudrait peut-être chercher dans la chaine de valeur si certains intermédiaires n’ont pas augmenté leurs marges (comme dirait je ne sais plus qui dans sa matrice BCG, faut traire la vache) et si l’état dans son infini besoin budgétaire n’aurait pas grâce à un subtil amendement nocturne ou un cavalier parlementaire, fait un petit tour de passe passe (made in Bercy) pour faire une augmentation invisible mais bien réelle.
          Ce serait peut être le rôle de nos journalistes de TerraEcco que fournir ces infos avec l’article. Ca permettrait de discuter autour de quelques bases consensuelles.

          11.03 à 14h43 - Répondre - Alerter
  • Personnellement, je ne suis pas pour un tarif social systématique concernant les carburants. Avec le pétrole, ce sont aussi des problèmes environnementaux qui perdurent. La hausse du prix des produits pétroliers doit être vu comme une chance d’en réduire la consommation. Des choix sont à faire. Combien de familles modestes vont gaspiller une partie de leurs revenus par ailleurs ou ne pas faire les efforts qui s’imposent. Des exemples : en hiver, laisser le moteur tourner pour maintenir le chauffage lorsqu’on attend quelqu’un ; doubler dans un nuage de fumée pour finalement freiner fort avant de tourner quelques centaines de mètres après, refuser les propositions de covoiturage, acheter des véhicules plus gros que nécessaire en boudant par exemple ceux équipés au GPL qu’on trouve parfois très peu chers en occasion...

    Tout cela, je le constate quotidiennement. Voilà pourquoi je suis contre l’idée d’un tarif social pour l’essence, qui aurait pour effet de bord de maintenir un type de consommation qui ne doit pas perdurer. Utilisons plutôt ce budget éventuel pour développer les transports en commun.

    Qu’on laisse en revanche à l’Institution la possibilité, au cas par cas, d’aider telle ou telle famille que la situation étranglerait littéralement et qui ne pourrait honnêtement pas se passer du jour au lendemain de son véhicule... avec une étude de son cas particulier et d’éventuels conseils pour rebondir.

    Personnellement, chez nous, nous essayons de trouver au quotidien notre équilibre. L’un de nos véhicules est au GPL (encore à 0,75 euro le litre), l’autre est électrique (1,50 euros pour 100 km). Nous pratiquons le covoiturage familial le plus possible, utilisons quand c’est possible le vélo pour de courtes courses. Nous aimerions utiliser plus les transports en commun, mais nous nous heurtons (comme beaucoup) à deux problèmes : horaires inadaptés (bus) et tarifs trop élevés pour les familles (train).

    Les vacances et week-ends, c’est maintenant en famille ou en restant à la maison. Ca pourrait être triste, mais c’est loin de l’être dans la mesure où nous avons recentré nos joies et satisfactions au coeur de la famille.

    11.03 à 09h41 - Répondre - Alerter
    • Merci Chaterneau pour vos précisions.
      Je ne sais pas si Nicola Tesla a emporté ds sa tombe ses recherches.Par ex :
      "Le complexe HAARP est situé dans un acre lot 23 dans une région relativement isolée près de la ville de Gakona. When the final phase of the project was completed in 1997, the military had erected 180 towers, 72 feet in height, forming a "high-power, high frequency phased array radio transmitter" capable of beaming in the 2.5-10 megahertz frequency range, at more than 3 gigawatts of power (3 billion watts). Lorsque la phase finale du projet a été achevé en 1997, les militaires avaient érigé 180 tours, 72 pieds de hauteur, formant une "haute puissance, haute fréquence tableau émetteur radio par étapes" capable de rayonner dans le mégahertz gamme de fréquence de 2,5 à 10, à plus de 3 gigawatts de puissance (3 milliards de watts).

      HAARP Hyperlinks — Warm, Fuzzy HAARP The US Navy’s soothing, feel-good PR Web site devoted to HAARP reassures us that the project is entirely benign. HAARP Hyperliens - Warm, Fuzzy HAARP de l’US Navy apaisante, bien-PR site Web consacré à HAARP nous rassure que le projet est tout à fait bénigne.

      Angels Don’t Play This HAARP Excerpts from the book that posits a connection between the work of suppressed scientist Nikola Tesla and Project HAARP. Angels Don’t Play This HAARP Extraits du livre qui pose un lien entre les travaux de suppression scientifique Nikola Tesla et le projet HAARP. "
      Vous pourrez faire vos recherches !

      11.03 à 11h52 - Répondre - Alerter
  • En 1900 Tesla a inventé un moteur de voiture électrique qui roulait à une vitesse de 100km l’heure. En 2011 on a pas encore changé de carburant...si on taxait les bénéfices des pétroliers à 50%, on en serait pas là maintenant.

    11.03 à 09h29 - Répondre - Alerter
    • Je ne peux laisser passer ce petit clin d’oeil à l’utilisateur au quotidien que je suis d’un véhicule électrique. Cependant, il faut préciser plusieurs choses concernant l’invention de Nicola Tesla. Elle utiliserait l’électricité présente à l’état naturel autour de nous, dans l’atmosphère, sans autre production. Son secret est parti avec lui dans la tombe et rien (hélas !) ne prouve la réalité de ses affirmations qu’un ou deux témoignages de proches.

      Tesla, c’est aussi une marque très actuelle de véhicules électriques, qui n’a de point commun que le nom avec Nicola Tesla. Cette entreprise produit un roadster capable de rouler à plus de 200 km/h et qui a une autonomie maximum d’environ 400 km en roulant à 90 km/h.

      En revanche, en 1900 (1899 plus exactement), c’est Camille Jenatzy, un Belge, qui a dépassé les 100 km/h avec une voiture en forme de torpille de sa fabrication. Il l’a appellé La Jamais Contente (a priori en pensant très fort à son épouse).

      Personnellement, le véhicule électrique, je suis pour bien sûr... mais pas sans conscience, pas sans remise en cause. Il ne faudrait pas tomber dans d’autres problèmes géopolitiques (disponibilité des terres rares pour les batteries) ou écologiques (recours accru au nucléaire). Pour ce dernier point d’ailleurs, nous avons quitté EDF pour Enercoop, afin de ne pas associer voiture électrique et nucléaire.

      11.03 à 09h52 - Répondre - Alerter
      • > nous avons quitté EDF pour Enercoop, afin de ne pas associer voiture électrique et nucléaire

        Détrompez-vous. Enercoop ne garantit nullement l’origine écologique de l’électricité qu’elle fournit (cela lui est impossible) :

        Il n’y a pas de traçabilité physique de l’électricité une fois injectée dans le réseau commun de transport et de distribution. Enercoop s’engage à injecter sur le réseau de distribution autant d’électricité d’origine renouvelable que ses clients en consomment.

        Votre voiture électrique consomme donc fort probablement de l’électricité nucléaire.
        Et la fabrication de cette voiture électrique est également fort probablement associée à l’énergie nucléaire, si elle est fabriquée en France.

        16.03 à 02h55 - Répondre - Alerter
        • Ce que je paye, et ce dont tous les consommateurs Enercoop sont bien conscients, c’est de l’électricité ENR à 100% et les capacités de son développement. Bien sûr qu’ensuite c’est fondu dans le réseau. C’est un peu comme si on décidait de faire une grande fête et que chacun amène une bouteille de vin qu’on met en commun dans une grande cuve. Si j’apporte une bouteille de très bon vin et tous les autres du mauvais, le résultat sera mauvais. Si progressivement, de plus en plus de convives amènent du bon vin, la qualité va se relever. J’achète bien de l’électricité certifiée ENR à 100%, mais je consomme ce que le réseau me fourni. Par ailleurs les bénéfices réalisés par la coopérative sont réinvestis pour une très large par dans la recherche de nouvelles solutions ENR. Ma voiture électrique à 8 ans et je compte la conserver très longtemps. Dois-je compter en 2011 la pollution qu’elle a généré à sa fabrication ?

          16.03 à 08h03 - Répondre - Alerter
          • Votre voiture est associée au nucléaire, malgré votre réponse pleine d’informations sensées mais non pertinente par rapport à mon intervention.

            16.03 à 11h51 - Répondre - Alerter
            • Tout dépend de votre angle de vue. Je veux bien admettre que, malgré ma volonté, ma voiture est associée au nucléaire, comme tout ce qui est produit en France. Je n’ai pas le contrôle de ce qui arrive à ma prise. J’aurais tout simplement pu me contenter de me dire que, puisque ma maison est cernée aux 4 coins par des éoliennes, je peux tranquillement dormir tranquille et espérer que l’électricité qui arrive chez moi vient d’elles. Mais en jouant au jeu des associations, on peut aussi aller très loin, et se dire que quiconque chauffe au fuel ou roule en voiture à essence, est complice des dégâts humains (je suis soft dans mon propos, mais je pense en particulier à ceux dont on prive la vie par la cause) causés par l’exploitation du pétrole. J’ai 2 enfants : je fais mes choix en passant d’abord à eux ! Que proposez-vous de votre côté ?

              16.03 à 12h23 - Répondre - Alerter
  • C’est à l’ensemble des produits manufacturés qu’il faut établir une taxe sociale. Une carte magnétique portant le seuil d’imposition et des codes barres s’adaptant à cette donnée. Le banquier paye plein tarif ce que le Rmiste payera quasiment à prix coutant.

    11.03 à 08h46 - Répondre - Alerter
  • Oui, pour un tarif social car notre société ne peut laisser pour compte ceux qui n’ont pu choisir de vivre dans une zone urbaine bien desservie par les transports collectifs ( il reste d’importants efforts à faire) , possédant un maillage de pistes cyclables (il y en a...). Qui n’ont pas choisi davantage de travailler loin de chez eux. Qui ne peuvent que regretter la fermeture des services publics de proximité (poste, hôpital.. ;) de l’épicerie locale...
    En attendant que notre société bascule dans un monde meilleur (Je ne me risque pas à le définir ce serait bien trop long), comment je m’adapte ? je ne vis pas dans une campagne désertée donc : je pratique le plus souvent possible le covoiturage (mais j’ai la chance de travailler à proximité de mon domicile), je prends mon vélo quand le temps s’y prête. Je fais mes courses à pied ( j’ai tout à 500 m), j’achète des produits de saison, je suis passée au régime végétarien... Une "bobo" (j’aime pas trop les étiquettes ) qui s’investit dans la vie associative parce que la relation humaine c’est tout de même le plus important...

    10.03 à 20h56 - Répondre - Alerter
    • Bonjour,
      Je crois qu’il est surtout temps de passer à la transition et de penser à la réorganisation de la société - à commencer par sa propre existence - dans l’ère de l’après-pétrole. Eh oui, les transports en commun sont l’outil clé de ce changement de cap. Les communes, départements, régions, ont un rôle fort à jouer pour organiser voire réorganiser les dessertes, y compris celles de villages isolés.
      En Angleterre, Rob Hopkins est déjà en "transition" http://fr.wikipedia.org/wiki/Ville_... et le concept essaime un peu partout et notamment en France http://www.transitionfrance.fr/.
      Continuer de laisser croire qu’on peut encore consommer du pétrole à plein tarif ou tarif réduit ne fait pas sens. Car il est de plus en plus rare, sans compter les "crises" des pays producteurs. Et c’est reporter encore l’obligation qu’ont les régions d’optimiser les transports collectifs.
      Plutôt qu’un tarif social qui pointerait du doigt certains, une organisation massive de covoiturage me semble pertinente, car partager les denrées qui deviennent rares permet de repenser ensemble l’organisation, les priorités. Une voiture circulant avec des passagers consommera toujours "moins" qu’une voiture avec son seul chauffeur. Le coût est réparti entre les usagers et tout le monde y gagne, à condition de pouvoir s’adapter aux contraintes horaires d’un groupe.
      Mais, quand on pratique les transports en commun, on suit la grille horaire, non ?
      Hélène D

      11.03 à 08h54 - Répondre - Alerter
    • Le meilleur geste social à mon sens est d’inciter les automobilistes à rouler moins vite : - 20km:h = -20% de consommation pour quelques minutes de plus sur la route. Faut-il subventionner le gaspillage des ressources naturelles ?

      11.03 à 09h43 - Répondre - Alerter
      • Si seulement c’était si simple !!!

        Sur autoroute, de 150 km/h à 130 km/h, on doit effectivement pouvoir gagner 20% et même parfois plus (parfois moins aussi avec certains modèles équipés maintenant de 6 vitesses).

        En revanche, de 90km/h à 70 km/h, c’est hélas beaucoup moins vrai, surtout avec les moteurs actuels qui optimisent leur rendement. En roulant à 70 km/h, on doit repasser une vitesse inférieure. Le moteur tourne ainsi quasiment au même régime qu’à 90 km/h... et plus longtemps. Là, on ne doit rien gagner ou si peu !

        En revanche, une conduite souple peut faire beaucoup !

        11.03 à 10h02 - Répondre - Alerter
        • Faux. A 70 km/h, une voiture moderne peut tout à fait rouler avec le rapport le plus élevé, et ainsi consommer moins qu’à 90 km/h (effet de la résistance à l’air réduite). Par contre, il est vrai que les moteurs sont optimisés pour rouler à env. 100km/h... A quand la limite sur autoroute à 100, l’Espagne est bien déjà passée à 110 !

          11.03 à 11h39 - Répondre - Alerter
          • Ni vrai, ni faux ! Vrai dans les ’conditions idéales de l’expérience’, mais pas dans tous les cas de figures. Faux en côtes ou avec du vent de face, il vaut mieux rétrograder pour ne pas être en sous-régime.

            Je suis également pour une limitation plus basse de la vitesse sur autoroute.

            11.03 à 11h50 - Répondre - Alerter
            • Un chouette débat bien français :
              Question : on demande s’il faut une TVA sociale carburant
              Réponse : débat sur la vitesse au volant, sur l’intérêt de passer de 150 à 130km/h et du différentiel potentiellement intéressant entre 70 et 90km/h...
              lol

              11.03 à 12h19 - Répondre - Alerter
              • On peut le voir comme ça. Personnellement, je pense que c’est aller un peu vite en besogne que d’imaginer systématiser des aides quand il est possible de faire des économies ça et là pour faire face à une situation qui s’annonce durable. On peut déjà essayer la sobriété (qui passe justement en matière de consommation automobile par la connaissance des plages les plus efficientes de fonctionnement du moteur) choisie avant que d’aller dans le mur parce qu’on aura pas vu venir les choses.

                11.03 à 13h37 - Répondre - Alerter
                • Oh je soulignais la non réponse à la question.
                  Pour le reste, vous avez raison, avant de commencer à prendre le pb par la queue, regardons en amont ce que l’on peut faire pour l’éviter. Cependant il y a fort à parier que les populations cibles des mesures pré citées sont celles qui n’ont malheureusement pas trop le choix quand à l’utilisation de leur véhicule et nécessité faisant loi ont déjà bien étudié toutes les solutions d’économies potentielles.
                  Donc que faire pour les aider ? La première question est là.

                  En élargissant cette question, on se rend compte que le sujet tourne autour de quelques mots : consommation, situation durable, social, sobriété, croissance,... je n’irai pas plus loin tant s’ouvrent les classiques portent de la critique du modèle de société que nous avons, voulons, espérons ou croyons vouloir et la vacuité des politiques qui nous sont proposées à l’égard de ces aspirations. Vacuité résultant d’une perte quasi total du pouvoir du politique au profit de l’économique.
                  C’est là où le consommateur devra un jour prendre ses responsabilités. Nous n’en sommes pas encore là.

                  Pour finir, si le côté analyse de l’ingénieur vous intéresse, je vous propose ce texte fort instructif :
                  http://www.cfo-news.com/Le-CO2-et-l...

                  11.03 à 14h02 - Répondre - Alerter
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