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29-12-2011
Mots clés
Transports
Recyclage, Déchets
France

Faisons le tri dans vos métros

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Faisons le tri dans vos métros
(DR)
 
En France, les déchets sur les quais sont-ils triés ? Recyclés ? Voici les premiers résultats de notre enquête participative.
Le Baromètre de cet article
ÉCOLOGIE SOCIÉTÉ ÉCONOMIE
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Le mois dernier, nous vous demandions de nous aider à inspecter les dispositifs de tri dans vos métros. D’abord, merci à vous qui participez à cette enquête au long cours. Alors que vos contributions continuent de nous parvenir, voici un premier état des lieux. Dans l’ensemble, il n’est guère reluisant. On trie peu dans les métros français, où l’on compte pourtant 2 milliards de voyages par an (1). Seul bon élève, Toulouse, où l’on trie un peu. Ailleurs, au mieux, le dispositif se révèle symbolique. Au pire, rien n’est prévu.

Mais les lecteurs de Terra eco ne se contentent pas de constater ces défaillances. Ils proposent de passer à l’action. Une des idées avancées consisterait à mettre à profit les rames de métro, par exemple en fin de service, pour embarquer et évacuer les déchets – triés – de la journée. Autre suggestion : installer des compresseurs de canettes sur les quais. Nous poursuivons nos investigations et ouvrons la boîte à idées, avec vous. Vous pouvez nous laisser un message à cette adresse.

Cliquez sur les points d’interrogation de la carte pour trouver les résultats de notre enquête, ville par ville. Ou retrouvez les réponses sous la carte.


Afficher Comment trie-t-on dans votre métro ? sur une carte plus grande

Paris (1,5 milliard de voyages sur 202 km de lignes) A Paris, on trie… pour rien. Ou juste pour le symbole. En fin de journée, le contenu des poubelles classiques et celui des jaunes (pour le tri) sont joyeusement mélangés. Et ce, depuis 2006. Alors que 50% à 60% des 10 000 tonnes annuelles de déchets du métro sont valorisables, seulement 3,5% trouvent une seconde vie. Une expérimentation est toutefois en cours dans les stations du 14e arrondissement.

Toulouse (84 millions de voyages et 28 km de lignes) Le réseau Tisseo est le seul à déclarer un volume significatif de déchets triés. Sur les 5 tonnes collectées par jour – surtout des journaux – environ 20% seraient recyclées. Pourquoi si peu ? Parce que les voyageurs confondent souvent les sacs de tri avec les poubelles classiques, assure Tisseo. Aucun lecteur toulousain n’a pour l’instant témoigné. Mazette ! Des volontaires ?

Rennes (29 millions de voyages sur 9,45 km de lignes) Impossible de trier à Rennes, disent Dwalan et Gab. A Rennes métropole, on assure pourtant qu’il existe des poubelles de tri. Mais de toute façon, le débat est clos : le dispositif est pour l’instant en « phase de test »… et les déchets sont mélangés.

Marseille (71 millions de voyages sur 21,5 km de lignes) « Depuis le plan Vigipirate, les poubelles ne sont que des petits sacs plastique transparents, vite débordés », signale notre lecteur ContreCourant. Pas de tri dans ce métro, nous dit Julien, ce que la Régie des transports de Marseille confirme, qui ne connaît pas non plus le volume de déchets traités par an.

Lille (45 km de lignes et 96 millions de voyages) Plusieurs lecteurs nous signalent la présence de caisses au sol destinées à recevoir les journaux. Mais, précise Bobif, « très rapidement, elles se transforment en poubelles à ciel ouvert ». Comme à Paris, ces déchets sont mélangés et rien n’est trié, confirme Transpole, le transporteur lillois. Celui-ci n’est pas capable de chiffrer la quantité de déchets collectés chaque année. « Ce chiffrage vient d’être intégré au cahier des charges des prestataires pour l’année prochaine. »

Lyon (30,2 km de lignes et 170 millions de voyages) A Lyon, explique Isabelle, « il y a dans chaque station plusieurs poubelles destinées au recyclage des journaux gratuits distribués dans le métro ». Problème : on n’y retrouve « pas toujours des choses recyclables ». Keolis, qui exploite le réseau lyonnais, n’est pas en mesure d’indiquer si ces déchets sont ou non valorisés.

(1) Chiffre 2009

A lire ici, notre enquête sur le métro parisien et vos réactions.

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5 commentaires
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RÉPONSES DE LA RÉDACTION
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  • Erawan : Tri incitatif

    Souvent, on remarque que s’il n’y a pas la carotte au bout, les gens (tout un chacun y compris moi) ne vont pas faire les choses spontanément. Parce ce que cela demande un effort, et qu’il est difficile de changer les habitudes.
    Ceci étant, imaginons que les journaux soient vendus 10ct plus cher ; la personne qui l’achète, pour récupérer ses 10ct devra déposer le papier dans un contenant spécifique mis à disposition.
    Voila le principe, restent à étudier :
    - le type de contenant
    - leur emplacement
    - comment effectuer la collecte
    - comment limiter le vandalisme
    etc etc...

    4.01 à 09h17 - Répondre - Alerter
  • Je suis tout à fait d’accord avec Seb ...

    Le soucis est de trouver de petits moyens d’actions en premier lieu, pour aller vers de plus grands changements par la suite ... La sensibilisation et l’éducation sont les maitres mots liés à toutes les thématiques environnementales. Le changement de comportement n’opérera que si les gens sont acteurs et surtout s’ils acceptent et comprennent l’intérêt de leurs actions.

    Pourquoi ne pas commencer alors par des poubelles avec une ouverture comme celles des boites aux lettres, pour le tri des journaux. Quand on observe qu’à Paris par exemple, ces journaux gratuits se comptent par milliers, ce serait déjà un bon point.

    Cependant, ce sont des idées, il faut encore que les services de transports et les services en charge de la collecte des déchets travaillent conjointement pour mettre en place ces actions.

    3.01 à 13h53 - Répondre - Alerter
  • Seb : Toulouse

    Pour Toulouse effectivement, il y a des poubelles dans les stations "pour le recyclage des journaux uniquement". Le problème c’est qu’elles ne sont pas à côté de poubelles "normales" et on y trouve donc bien plus que du recyclable...

    Cela amène une réflexion sur ces gratuits. Pourquoi proposer de les jeter alors que sur la journée ils pourraient aller de mains en mains, par exemple en mettant des présentoirs, en station et dans les métros et bus, où l’on mette le journal lu et que d’autres pourraient alors reprendre. Cela permettrait d’imprimer moins d’exemplaires.
    Une autre réflexion se pose sur cette presse "gratuite" qui vit de la publicité avec tout ce que cela implique...

    3.01 à 13h34 - Répondre - Alerter
  • C’est affligeant. Ca me fait mal au coeur.

    3.01 à 09h18 - Répondre - Alerter
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