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Exclusif : le 1er palmarès des régions les plus vertes

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Terra eco a épluché le bilan des 22 régions françaises métropolitaines en matière de développement durable. Sur le podium : Rhône-Alpes, puis Midi-Pyrénées suivi des Pays de la Loire. Décryptage.
Le Baromètre de cet article
ÉCOLOGIE SOCIÉTÉ ÉCONOMIE
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Erratum : une erreur s’est glissée dans notre classement des régions les plus vertes. Le Limousin et la Corse ont été positionnés 1ers ex-aequo sur le critère de la qualité des eaux, avec un taux de zones vulnérables aux nitrates indiqué à 0%. Or ce taux n’est pas nul mais inconnu, car les données de l’Ifen (Institut français de l’environnement) ne sont pas disponibles pour ces deux régions. Nous avons donc refait nos calculs en excluant ce critère. Résultats : le Limousin passe de la 3ème place à la 7ème et la Corse de la 6ème à 11ème au classement général. Et ce sont les Pays de la Loire qui grimpent sur la 3ème marche du podium. Nous vous prions de bien vouloir nous excuser pour cette regrettable erreur et tenons à remercier les lecteurs qui nous l’ont signalée.


L’Hexagone a la banane. Une banane des régions les plus « développement durable ». Une banane verte qui traverse le pays depuis l’Armorique jusqu’aux Alpes, en passant par le vert Limousin et en intégrant une bonne partie du Midi. C’est la région Rhône-Alpes qui pointe en tête de ce palmarès inédit (retrouvez tous les résultats à la fin de cet article) grâce à son joli tir groupé : 3e en économie et 4e pour les catégories social et environnement. A quelques décimales du territoire présidé par Jean-Jack Queyranne, suivent les régions Midi-Pyrénées et Limousin. A l’autre extrémité du classement général, la Haute-Normandie, la Picardie, le Nord-Pas-de-Calais ou la Champagne-Ardennes font la soupe à la grimace. Elles traînent un bilan mitigé, quel que soit le domaine.

Globalement, les régions du Nord-Est de la France partent avec quelques handicaps. Les disparités naturelles, géographiques et historiques de chaque région se lisent en filigrane sur nos tableaux et nos cartes. Impossible, par exemple, d’observer un coucher de soleil sur un champ d’éoliennes en Bourgogne, en Alsace ou en Aquitaine. Logique, le vent n’est pas un compagnon très fidèle de ces territoires. Les régions qui ont opté pour des pratiques agricoles intensives après-guerre se retrouvent aussi en situation délicate du point de vue environnemental. La Bretagne en est un exemple emblématique. Idem pour le Nord-Pas-de-Calais, doublement pénalisé par un développement économique longtemps guidé par l’Etat et ancré sur des industries polluantes comme le charbon et la métallurgie.

« Banane verte »

Pas de quoi non plus dramatiser. Les écarts qui séparent le premier du dernier sont souvent faibles. Quelques critères varient toutefois du simple au triple, comme le nombre de chercheurs (2,89 ‰ en Ile-de France, 0,43 ‰ en Picardie), le nombre d’allocataires du RMI (10,47 ‰ en Bretagne contre 28,75 ‰ en Languedoc-Roussillon), ou encore la part des espaces protégés (4,31 % en Haute-Normandie, contre près de 40 % en Paca). Prenons un peu de recul. Cette « banane verte » qui nous sourit nous renseigne-t-elle sur les efforts fournis par les équipes en place ? Pas vraiment. Le Nord-Pas-de-Calais a beau se traîner en queue de peloton, en 19e position, c’est pourtant la première région de France à avoir créé un parc naturel régional et aussi la première à s’être engagée dans un plan de développement durable. « A l’époque, en 1994, on parlait de “développement global”, souligne Antoine Charlot, responsable du programme Territoires durables au sein du Comité 21, association chargée de dynamiser les agendas 21 des collectivités locales. Les politiques de développement durable sont généralement plus avancées dans ces régions défavorisées que dans celles du Sud, car la situation l’imposait et on a pris le problème plus tôt à bras-le-corps. »

Jetons maintenant un coup d’œil sur les budgets. Par exemple, celui de la protection de l’environnement. Première surprise : le Limousin, où les vaches sont plus nombreuses que les habitants, est la région qui consacre la plus faible part de son budget – 0,8 % en moyenne sur les cinq dernières années – à l’environnement. A l’inverse, l’Ile-de-France, au territoire très artificialisé, y consacre 4,2 % de ses ressources. Moralité : quand l’espace naturel est limité à peau de chagrin, on met le paquet pour le préserver. Restons sur ces enveloppes dédiées à l’environnement. Preuve du dynamisme des régions, elles ont systématiquement progressé – en moyenne de 10 % chaque année de 2005 à 2009 dans toute la France – profitant de la hausse générale des budgets régionaux (et des impôts). En 2009, la part financière des régions consacrée à l’environnement s’élevait en moyenne à 2,2 % de leur budget total, soit plus de 560 millions d’euros.

Ce pactole peut sembler chiche, comparé aux 20 milliards de budget annuel du ministère du Développement durable et aux sommes annoncées lors du Grenelle de l’environnement. Trompe-l’œil ! Il ne s’agit là que de la partie émergée de l’iceberg et la seule aisément quantifiable. Car l’environnement, comme le social, sont dorénavant intégrés à tous les étages de la maison Région. Le lycée Haute qualité environnementale Eric- Tabarly, construit à Olonne-sur-Mer en Vendée (Pays de la Loire) relèvera, par exemple, du budget des lycées. Idem pour un train express régional (TER). D’ailleurs, ne faut-il pas intégrer le budget transport, qui représente – fonctionnement et investissements confondus – plus de 20 % du budget total des régions, dans leur politique de développement durable ? L’idée se défend. Pas facile en fait de délimiter le périmètre. Quand on leur demande quelle part de leur budget ils consacrent au développement durable, les conseils régionaux – bien embêtés par nos questions saugrenues – répondent dans un acrobatique grand écart : 20 % pour le Limousin, 60 % pour Paca ou Midi-Pyrénées, et même 100 % selon la direction de l’environnement de la région Bourgogne. 100 % ? L’affirmation est osée. Mais si l’on faisait la somme de tous les projets engagés depuis cinq ans qui relèvent du développement durable, le résultat final serait sans doute renversant. En effet, il y a bien un autre Grenelle en marche, celui des régions – et plus largement des collectivités locales – plus silencieux, moins médiatique, mais tout aussi transformateur de nos vies.

Fracture écologique

Alors quoi, tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes possible ? Pas d’optimisme béat. Qui dit développement durable dit capacité à se projeter dans vingt, trente ou quarante ans. Et « toutes collectivités confondues, ce n’est pas le cas, tempère Antoine Charlot. Si les régions luttent contre les émissions de gaz à effet de serre ou ont adopté des Plans climat territoriaux, elles en sont encore au balbutiement pour ce qui est de s’adapter aux effets du changement climatique. » Effets pourtant prévisibles sur le tourisme ou l’agriculture, comme le déplacement de la viticulture en Aquitaine (lire aussi Terra eco n°4, juin 2009). Trop souvent aussi, ces territoires sont victimes d’un « syndrome de la vitrine ». Plutôt qu’une politique de soutien à l’économie sociale et solidaire, les élus placent surtout en exergue de belles technologies – énergies renouvelables en tête –, des bâtiments ou des écoquartiers qu’ils ont subventionnés, oubliant parfois que ces réalisations ne sont pas accessibles à tous, et que si l’on n’y prend garde, il faudra bientôt soigner la « fracture écologique » ouverte entre « bobos » et citoyens plus modestes.

Nous n’en sommes pas là, et il convient de saluer la transformation en cours. Les régions, quasiment toutes présidées par la gauche depuis 2005 (sauf l’Alsace et la Corse), n’ont pas voulu être en reste par rapport à l’offensive lancée par Nicolas Sarkozy avec le Grenelle de l’environnement. C’est peut-être une partie de l’explication de leur élan vert. Mais quelle que soit l’issue du prochain scrutin, la transformation va se poursuivre. Les régions constituent le maillon fort entre l’Etat, les communes et les départements. Elles jouent un rôle de levier sur le plan financier et technique. Elles ont compris depuis longtemps – et l’issue de Copenhague ne leur a pas donné tort – qu’il ne fallait pas tout attendre des Etats. Et que les initiatives locales comptaient tout autant pour garder la banane. —


METHODOLOGIE

Impossible de s’en tenir au seul PIB par habitant pour traduire le développement, surtout durable, d’une région. L’indice est aujourd’hui contesté par les économistes pour son incapacité à traduire la richesse des territoires, comme en témoignent les récents travaux de la commission Stiglitz. Alors sur quels critères s’arrêter ?

Le CES (Conseil économique, social et environnemental) planche aujourd’hui sur 45 critères du développement durable ; Terra eco en a retenu 21. Soit 7 pour chacun des trois piliers du développement durable ; l’écologie, l’économie et le social. Pourquoi 21 ? Notre point de départ : les travaux menés par des chercheurs de l’Université de Poitiers sur un indicateur du développement durable des régions (IDDR). Nous les avons complétés par quelques critères retenus par l’Observatoire des territoires ou l’Institut français de l’environnement. Notre classement final résulte de la moyenne des trois grands classements thématiques. Chacun a été traité de manière indépendante, et chaque critère s’est vu attribuer une pondération égale. Les données les plus anciennes datent de 2000, les plus récentes de 2009. Une grande partie provient du recensement 2006 de l’Insee. Il existe parfois des chiffres plus récents à l’échelle d’une région, mais l’obligation d’harmoniser les sources nous a contraints à les ignorer. Enfin, toutes nos excuses aux citoyens des DOM-TOM : les données faisaient trop souvent défaut pour faire figurer ces régions sur notre photographie finale. —

Précisions

Natura 2000 : réseau de sites naturels visant à préserver les espèces et les habitats menacés et/ou remarquables sur le territoire européen.

Pollution de l’air par l’ozone : selon l’indice ATMO qui mesure le dioxyde de soufre, les poussières, le dioxyde d’azote et l’ozone.

Revenu par habitant : il s’agit du RDB (revenu disponible brut) moyen des ménages ramené par habitant et exprimé en euros.

Écart de revenus : d’après le rapport interdécile D9/D1 de la distribution des revenus fiscaux utilisé par l’Insee pour mettre en évidence les disparités entre les plus riches et les plus pauvres.

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  • Je ne sais pas quels sont les critères pour dire que telle ou telle région est plus verte qu’une autre, mais le Limousin, dont certaines zones sont complétement polluées par la radioactivité des déchets laissés par la Cogema, aujourd’ui devenue AREVA me paraît être digne d’un bonnet d’âne en la matière ! Franchement, c’est le genre d’exercice à ne pas faire, car ce type de classement, s’il n’est pas fait selon des thèmes ou des critères bien définis, ne peut représenter avec clarté "l’identitité verte" d’une région. En revanche, faire des comparaisons entre régions selon le type de polluants et le pourcentage de pollution qu’il engendre, en fonction du nombre d’habitants, là oui, cela peut éclairer, mais dans le cas présent il s’agit d’un amalgame qui ne représente absolument rien et qui ne permet même pas de se faire une idée précise sur tel ou tel polluant !?
    Absolument pas convaincu par cet article trop arbitraire, sans éclairage et, de fait, sans intérêt...sinon celui de faire grincer des dents les habitants de certaines régions en mettant en valeur quelques unes alors qu’il n’y a pas de preuves tangibles qui puissent, dans vôtre exemple, permettre de dire avec certitude, qu’il est bien mieux d’habiter ici plutôt que là !

    7.04 à 21h47 - Répondre - Alerter
  • Sur le magasine Terra Eco lo numéro 12, revue : Le 1er Palmares des régions les plus verte, vous dites que le languedoc Roussillon est 3eme au classement alors que sur le site vous dites que le languedoc est 5eme ? Faute de frappe ?

    Un lecteur comme d’autres !

    18.03 à 13h50 - Répondre - Alerter
    • Julien Kostrèche : Rectificatif

      Bonjour,

      Dans le magazine daté du mois de mars (n°12), la région Languedoc Roussillon se classait en 6ème position en terme de développement durable, selon les critères retenus.

      Une erreur sur une donnée (vulnérabilité aux nitrates) - qui favorisait le Limousin et la Corse - nous a conduit à refaire nos calculs.

      C’est la raison pour laquelle la région Languedoc Rousillon est finalement placée en 5ème position de notre classement.

      Nous vous prions de bien vouloir nous excuser pour cette modification qui donnera lieu à un erratum dans notre prochain magazine.

      — 

      Julien Kostrèche
      Rédacteur en chef & responsable des éditions électroniques
      www.terraeco.net

      18.03 à 14h04 - Répondre - Alerter
  • Merci beaucoup par avance pour votre réponse.
    Cordialement,

    16.03 à 16h00 - Répondre - Alerter
  • Étonnant de voir cette région classée la 2e plus verte de France alors qu’elle soutient un projet de Traversée Centrale des Pyrénées, une "pompe à camions" qui va causer bien des dégâts à l’environnement géologique, atmosphérique, touristique ...

    Pour en savoir plus :
    http://epine.site.voila.fr/index.html

    9.03 à 13h38 - Répondre - Alerter
  • Parait que la calotte glacière fond à toute vitesse et l’on nous montre un iceberg à la dérive (toujours le même) qui n’en finit pas de se désagréger tandis qu’hier (le 5 mars 2010) toutes les chaines de télé nous montraient des bateaux luttant contre l’emprise des glaces (quelque part vers la Finlande je crois ?) y’a un truc qui colle pas non ?
    Depuis l’affaire des avions renifleurs (sous Giscard), les manipulateurs de tous poils à la solde des affairistes opportunistes et sans scrupule ni éthique ont juste affinés leur argumentaire pour entrainer derrière eux toute la classe des pseudos écolos de salon imbus d’une importance mesurable à l’aune de leurs interventions médiatiques stimulatrices de leur égo démesuré mais, derrière : « pschittttt…. » comme dirait un ancien Président… rien, juste le vent de éoliennes inutiles et le soleil qui poudroie sur des panneaux tout aussi inefficaces à l’échelle économique, sauf pour leurs promoteurs qui s’en fourrent plein les pognes, à l’image de ce gaz à effet de serre qui engendrait le fameux trou dans l’ozone et que l’on a vite oublié après l’avènement d’un autre gaz pour frigo et vaporisateurs qui a fait grossir la fortune d’un ingénieur ingénieux illusionniste de la désinformation…
    Et toute l’économie durable, qu’il fait bon ton de mettre en exergue dans les discours politiques repose sur les allégations de ces pantins (les manipulateurs et les égocentriques écolos) ! Vat-on enfin un jour secouer le cocotier (ou le bananier c’est selon) et dénoncer tous ces profiteurs dangereux pour l’avenir de notre société ? Société pour laquelle la ou les réponses à une seule question suffiraient à apporter un commencement de mieux être pour l’Homme (avec un grand H) : « Qu’est-ce qui est bon pour l’Homme et le développement équitable de l’Humanité ? »
    Car derrières ces profiteurs les cadavres d’hommes en détresses s’alignent, chez les agriculteurs que l’on mènes en bateau, chez les travailleurs tant des secteurs privés que publics qui ne comprennent plus la politique de pressoir qu’on leur fait subir…
    La vie a trop d’importance pour continuer à laisser jouer ces fascistes de l’économie politique avec notre avenir, et nous entrainer sur des chemins bordés de talus d’orties tout droit issues de la génétique modifiées…

    6.03 à 08h55 - Répondre - Alerter
  • Vive la democratie
    et la censure !

    5.03 à 21h26 - Répondre - Alerter
  • Pourquoi dès qu’il y a un palmares France il n’y a pas les DOM ??? Pourtant ces territoires sont des régions françaises. Et il s’y passe des choses intéressantes.

    5.03 à 14h41 - Répondre - Alerter
  • Il y en a assez de faire la course à la "verdure" !!
    Tout cela est parti des dires de M. Al Gore et du GIEC, qui sont aujourd’hui très controversés.

    Ce n’est ni plus ni moins que l’avènement de la "pensée unique", martelée jour après jour et qui fait que plus personne de met en doute ces dires (sauf que le GIEC a quand même du plomb dans l’aile et c’est tant mieux).

    Alors que l’engagement des réductions de GES (Gaz à Effet de Serre) avait été fixé à 0% (oui, vous lisez bien : 0%) pour la France par le protocole de Kyoto, elle (la France) s’est fixée ensuite un objectif de 21% d’électricité d’origine renouvelable, pour faire figure de bonne élève en Europe.... Pourquoi ?
    Nous produisons une électricité à 80 % nucléaire qui ne génère pas de C02 !!

    Assez du réchauffement climatique !!!! C’est une vaste imposture qui profite aux affairistes de l’éolien par exemple et qui essaient maintenant d’implanter leurs machines même dans les Régions où il n’y a pas de vent !! C’est un véritable scandale et tout le monde applaudit !

    Vous trouvez que l’hiver qu’on vient d’avoir tient du réchauffement climatique, vous ?
    Faite donc un article sur les magouilles du GIEC. En cherchant des infos, vous allez être surpris.

    5.03 à 10h30 - Répondre - Alerter
    • CharlesHenri : Il en fallait un ...

      ...climatosceptique, sur le site de Terra. "Vous trouvez que l’hiver il était pas rude, hein" ! Rires. Hé l’ami, fait une recherche "GIEC" sur le site, et tu verras s’ils n’ont pas parlé du pseudo scandale (que dis je, du complot)

      Reste que par certains aspects ce classement me met mal à l’aise sur deux des trois criteres : "économie" : on donne du poids au revenu de chaque région, du coup la haute normandie, plouf. Seul l’indicateur d’écart des revenus me semble plus conforme à l’idée d’une économie qui tourne pour tous. Idem social : "dimplomés", "chercheurs", "médecins" ... sans parler des crimes & délits : autant de critère qui séparent surtout les régions pauvres des plus riches. Bref, je trouve pas ça très équitable.

      7.03 à 09h52 - Répondre - Alerter
  • Heureusement que vous avez reconnu qu’il y avait beaucoup subjectivité dans vos critères .
    Je n’ai accordé aucun crédit à votre étude qui n’a pas tenu compte de l’Histoire de chaque Région, de sa dimension, de sa richesse naturelle, de ses richessses économiques et universitaires.
    Notre Région qui est classée parmi les Régions les plus à risques en France est classée par vous comme la Première Région la plus verte.
    C’est normal, nous avons des montagnes, des réserves naturelles qui existent depuis des lustres. Nous disposons de grands centres de recherches dans tous les domaines, des universités prestigieuses, des associations dynamiques.
    Depuis 2004, le Conseil Régional sortant pourtant malmené par les écolos bobos détenteurs du Label"Ecologie" , encourage les initiatives qui sont plus associatives et individuelles que réellement politiques.Ces initiatives existaient également avant 2004, les populations n’attendant pas tout de la Région.
    Notre Région doit être comparée aux Régions de superficie identique ayant un héritage vert identique, la Suisse par exemple, car j’ai cru entendre dire que notre Territoire était plus grand que la Suisse.

    On ne peut pas comparer les réalisations de quelqu’un qui doit tout créer aux réalisations de quelqu’un qui a un héritage à préserver et à enrichir, les réalisations d’un tout petit territoire qui a moins d’habitants que la seule capitale de la Région avec laquelle on la compare.

    Je sais que de chez moi il ne faut pas sortir à certaines heures du soir, lorsque les cheminées d’usines déversent leur puanteur et leurs odeurs de soufre.

    En tout cas, je ne me suis pas rendue compte que j’habitais dans l’une des Régions les plus vertes de France.

    5.03 à 10h21 - Répondre - Alerter
  • Il est vraiment dommage que la Région Réunion, pour laquelle le plan PERRURE a été décidé dans le cadre du Grennelle de l’environnement ne soit pas mise en perspective. En effet, les enjeux y sont considérables, et les chiffres sont certainement faciles à récupérer ! Je ne mets certainement pas en cause la rigueur de votre travail, d’autant que je suis fan de vos articles et de votre travail, mais à l’avenir sachez que la France ne se limite pas aux frontières de la métropole et qu’il aurait été intéressant d’avoir une étude comparative alors que le débat politique sur place se joue notamment autour du développement durable.

    5.03 à 09h48 - Répondre - Alerter
  • druf : Aberrant

    Arriver à conclure que la région ile de france est plus "verte" que la basse-normandie, il fallait quand même le faire ! simplement parce que les emissions de CO2 et de déchets rapportés à l’habitant sont moins élevées et que la production d’energie éolienne et solaire rapportée à l’habitant plus élevée.
    C’est oublier un peu vite les poids respectifs en émissions de déchets et de CO2 de ces 2 régions, qui n’ont rien à voir, et les autres sources dénergie renouvelable comme le bois energie, par exemple, bien développé en Basse-Normandie.
    C’est oublier aussi le degré d’artificialisation des sols, le taux de de SAU et surtout de surface toujours en herbe, etc.
    Quitte à comparer les régions, autant utiiser les indicateurs composites ad hoc comme l’empreinte écologique ou l’indicateur de développement humain !

    4.03 à 23h03 - Répondre - Alerter
  • LG : Addenda

    Pour info,

    Depuis la révision constitutionnelle du 28 mars 2003, l’expression "collectivité locale" n’apparaît plus dans la Constitution (tandis qu’elle y figurait à l’article 34). Les collectivités sont donc désormais des "collectivités territoriales", l’expression "collectivités locale" n’étant plus juridiquement fondée.

    La même révision constitutionnelle supprime les Territoires d’Outre Mer (TOM) :
    La Polynésie Française qui en faisait partie a donc statut de "collectivité d’outre-mer", tout comme Wallis et Futuna, la Nouvelle Calédonie est dite "collectivité sui generis", de même que les TAAF (Terres Australes et Antarctiques Françaises). Pour toutes, on pourra cependant parler de "collectivités d’outre-mer".

    A noter que les DOM (la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, la Réunion) sont des Départements d’Outre Mer, mais également des Régions d’Outre-Mer (ROM) constituées d’un seul département.

    4.03 à 22h33 - Répondre - Alerter
  • C’est un plaisir de lire un dossier si bien étayé, à une époque où les articles de fond des médias tiennent souvent plus du "one shot" que de l’étude sérieuse...
    Hervé Smith

    4.03 à 03h21 - Répondre - Alerter
  • Vous avez inclus les zones sensibles pour les nitrates comme si cela avait un sens écologique. Les zones ont été négociées de manière politique. Les régions qui ont des zones plus importantes sont celles où les grandes cultures sont plus présentes et l’importance de la zone elle-même dépend de la manière dont cela a été négociée à l’époque. Certains départements ont demandé à classer la totalité du département en zone vulnérable par simplification.
    Mettre un tel critère dans l’environnement relève du grand n’importe quoi (et s’il fait partie des critères sélectionnés par les organismes que vous citez, c’est eux qui ont fait n’importe quoi).

    3.03 à 19h20 - Répondre - Alerter
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