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24-04-2013
Mots clés
France

Et si on ne construisait pas l’aéroport ?

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Et si on ne construisait pas l'aéroport ?
(Crédit photo : Images of money - flickr)
 
Le projet d'aéroport a été chiffré à 561 millions d'euros. Et combien coûterait l'amélioration de Nantes-Atlantique ? Est-il encore envisageable, financièrement, de se dédire ?
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ÉCOLOGIE SOCIÉTÉ ÉCONOMIE
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N° 47 - mai 2013

Le mirage Notre-Dame-des-Landes

En 2010, c’est Vinci Airports qui décroche le pompon et hérite pour cinquante-cinq ans de la concession de Notre-Dame-des-Landes. Le projet est chiffré à 561 millions d’euros, tandis que le bénéfice pour la société civile – notamment le temps gagné par les passagers – avait été évalué à plus de 600 millions d’euros par l’enquête préalable à la déclaration publique d’intérêt.

En 2011, un contre-rapport met les pieds dans le plat. Mandaté par le Collectif d’élus doutant de la pertinence de l’aéroport, le cabinet CE Delft estime le coût réel de l’aéroport à plus de 700 millions. Pis, Notre-Dame-des-Landes coûterait cher à la société, en termes environnementaux notamment : 614 millions, une fois les bénéfices déduits. Quelle alternative ? L’amélioration de Nantes-Atlantique, avec un système radar pour optimiser le ballet des coucous, une aérogare agrandie, une liaison par train, voire une nouvelle piste. Et, cette fois, plus de terres agricoles détruites, une biodiversité et des ressources en eau préservées. Bénéfice net possible : 158 millions d’euros, estime CE Delft.

Une campagne de communication à 300 000 euros

Reste un souci : si l’Etat a déjà réglé 300 000 euros pour une grande campagne de communication, il a aussi déployé tout un dispositif policier pour déloger les manifestants opposés au projet. En décembre dernier, Le Télégramme chiffrait à plus d’1 million d’euros « les seuls frais (hébergement, restauration, transport, indemnités de déplacement et heures supplémentaires) des CRS affectés à la mission Notre-Dame-des-Landes ». Sans compter les frais des gendarmes, « qui représentent au moins la moitié des effectifs ». Enfin, s’il se dédit, l’Etat devra rembourser à Vinci les sommes investies et couvrir le manque à gagner, précise le contrat de concession (1). En clair, rembourser les sommes que les actionnaires entendaient toucher : 11 millions d’euros par an, selon le plan de financement, détaillé dans les annexes du contrat. Sur cinquante-cinq ans, l’ardoise s’élèverait donc à 605 millions d’euros. — 

(1) A consulter sur ici

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  • et si l’actuel aéroport était agrandi une autre opposition verrait le jour : celle de tous ceux qui sont actuellement concernés par les avions passant au-dessus de leur tête.....
    d’une opposition on passerait à une autre...pourquoi pas après tout

    13.05 à 11h11 - Répondre - Alerter
  • Je ne suis pas juriste, mais les différents articles de Terraéco montre bien les carences de la Déclaration d’Utilité Publique, et en particulier l’Analyse Economique : hypothèses abracadantesques, calculs opaques, critères biaisés, variantes non étudiées... Le bon sens doit considérer cette pièce du dossier comme un faux, et, en appliquant le principe de contamination, c’est toute la DUP qui devient un faux !
    Et son usage dans le contrat Public Privé devrait ainsi affaiblir la position de Vinci. De toutes façons, dans ce dossier, la supériorité morale est passée dans le camp des opposants, définitivement !
    Enfin, c’est un cas d’école de plus qui montre que la loi sur le "Partenariat Public Privé " créé des monopoles et des rentes en faveur de grands groupes et au mépris de l’intérêt général. Elle doit être abrogée au plus vite.

    12.05 à 19h50 - Répondre - Alerter
  • 1 petit rappel historique sur Wikipedia et autres...
    L’expansion de cette multinationale n’est que le fruit d’1 privatisation à outrance et d’1 abdication progressive de l’Etat. Donc 1 saisie des comptes suffirait à redorer le budget national. Mais cela reste hors de portée tant que le Conseil constitutionnel reste composé des voleurs et menteurs actuels ! La suprêmatie de la démocratie ne se fera pas sans casser l’hypocrisie et les chaînes qui entretiennent les privilèges...

    9.05 à 11h50 - Répondre - Alerter
  • Depuis quand rembourse-t-on des intérêts d’argent qui aurait dû être placé par des actionnaires (prise de risque) quand le projet ne se fait pas ? En plus quand cet argent n’a même pas encore été déboursé ?! Interrogé sur le sujet, le représentant de Vinci a dit que ce montant de dédit se négociera. C’est obligé. L’Etat dit la même chose.
    Il est néanmoins vrai que le contrat entre Vinci et l’Etat est outrageusement avantageux pour Vinci... Cherchez l’erreur... Et bien sûr, ça peut se dénoncer. L’Europe s’inquiète d’ailleurs d’un non respect des lois de la concurrence au sujet de ce contrat.
    Il faut savoir aussi que la gestion de l’aéroport de Nantes Atlantique, très rentable car la structure est largement amortie, a été donnée gracieusement à Vinci qui engrange des bénéfices depuis 2010...

    4.05 à 15h12 - Répondre - Alerter
  • pourquoi rembourser Vinci ?????

    1er.05 à 18h19 - Répondre - Alerter
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