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19-12-2010
Mots clés
Politique
Energies
France
Chronique

« Le gouvernement veut étouffer les énergies renouvelables »

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« Le gouvernement veut étouffer les énergies renouvelables »
((eolienne-europe.org))
 
« Les énergies renouvelables sont en danger. Et le principal responsable est le gouvernement. » Un coup de gueule cosigné par sept personnalités pour Terra eco.
Le Baromètre de cet article
ÉCOLOGIE SOCIÉTÉ ÉCONOMIE
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En 2007, lors du Grenelle certains attendaient un moratoire sur l’énergie nucléaire. En décembre 2010, le Gouvernement en a décrété un sur l’énergie solaire. Sur toutes les énergies renouvelables en réalité. Alors que les éoliennes croulent sous de nouvelles contraintes administratives, les panneaux photovoltaïques sont ensevelis sous une avalanche de textes dont le seul intérêt est de permettre à l’Etat de changer la règle du jeu tous les quatre matins. A l’opposé, la géothermie ou la biomasse attendent, eux, des textes, pour émerger. C’est trop de texte ou pas de texte et à l’horreur économique succède donc l’horreur juridique. Résultat, les professionnels sont perdus et les consommateurs sont inquiets. La tactique est donc subtile : plutôt que d’interdire tout bonnement le développement des énergies propres, le Gouvernement a choisi de les étouffer silencieusement, sans que cela ne se voie trop. Pas seulement en compliquant toujours plus des procédures d’autorisation interminables. En salissant leur image aussi.

Et de ce point de vue c’est une opération de communication très réussie à laquelle nous avons droit depuis plusieurs semaines, avec un but clair : diabolisation du solaire et banalisation du nucléaire. Pour ce faire, le vocabulaire a été modifié en empruntant à l’univers hostile des traders. Plus question de parler d’ « éco entrepreneurs » mais de « spéculateurs ». Plus question de parler de « leviers de croissance verte » mais de « niches fiscales » ou de « bulle spéculative ». C’est ainsi que l’éolienne devient un épouvantail et la centrale atomique un paquet cadeau aux générations futures. Mieux, alors que la puissance installée en énergie solaire demeure en deçà de la barre des 1000 MW, le consommateur est prié de croire que sa facture d’électricité va exploser parce que des agriculteurs captent la lumière du soleil sur leurs hangars. L’univers des énergies renouvelables devient impitoyable.

Pourtant, rappelons-nous : 2007 et le Grenelle de l’environnement. A cette époque, le passage aux énergies vertes, aux bâtiments verts et aux métiers verts est érigé en priorité nationale. Devant Al Gore et Nicolas Hulot, le Président de la République faisait les louanges de la démocratie écologique et de la gouvernance à 5. Mais les vieux réflexes sont tout à fait revenus. On prend les décisions avant de débattre. On convoque des ministres pour décider d’un moratoire puis on convoque les représentants des professionnels pour l’entendre. Mieux, on fait convoquer lesdits représentants par M. Charpin, l’auteur d’un récent rapport à charge contre le photovoltaïque au point qu’il aurait pu être directement commandité par EDF, et qui a été à l’origine même du moratoire dont il est question de discuter. Et où ?! A Bercy, chez ceux qui conçoivent toujours l’écologie comme un coût, jamais comme une économie. Officiellement, il s’agit d’une « concertation » et les défenseurs de l’énergie solaire n’ont malheureusement pas d’autre choix que d’y participer. Restons sérieux, cette « concertation » ne devrait cependant pas permettre d’échapper à une nouvelle baisse des tarifs d’achats et à la mise à la corbeille de la plupart des projets en cours. Ouf ! La menace insupportable que fait peser le photovoltaïque sur notre économie est provisoirement écartée. Faut-il en rire ou en pleurer ?

Que faire ? Baisser les bras ? Ce serait dommage car les idées et propositions pour sortir de cette situation existent. Se battre pour la transparence des coûts et du nucléaire et des renouvelables est un préalable. Depuis deux ans, le Gouvernement ne cesse d’agiter des chiffres terrifiants pour démontrer l’existence d’une explosion des projets d’installations solaires qui pourraient recouvrir tous nos territoires et mettre en péril le pouvoir d’achat des citoyens déjà frappés par la crise. Pourquoi ne pas rendre enfin publics les données de la « file d’attente », c’est-à-dire le nombre et les caractéristiques précises des projets en attente de raccordement et de contrats d’achat ? S’agissant des tarifs d’achat, les énergies renouvelables sont sans doute le seul secteur dont les représentants sont d’accord pour une baisse de la rentabilité de leur activité en contrepartie d’un cadre juridique clair, stable et durable.

Enfin, nul ne conteste sérieusement que les installations de production d’énergie propre peuvent elles aussi, si l’on n’y prend garde, impacter l’environnement ou réduire les surfaces agricoles. Les codes de l’environnement et de l’urbanisme doivent bien sûr être appliqués ici comme ailleurs. Nul ne conteste non plus que la production d’énergie n’a pas vocation à faire travailler des défiscalisateurs mais bien des entrepreneurs respectueux des consommateurs. Ici aussi appliquons si besoin les règles existantes sans nécessité d’en écrire tous les jours de nouvelles ! En définitive se battre pour la sobriété et l’efficacité énergétiques, et un développement maîtrisé mais sûr des énergies vertes est un impératif pour sortir de l’ancien monde, celui des énergies nucléaire et fossiles toujours plus chères, plus rares et plus polluantes. C’est dire s’il est urgent de se mobiliser alors que la guerre aux énergies renouvelables a été déclarée.

- Raphaël Claustre, Directeur du Comité de Liaison Energies Renouvelables (CLER)

- Hélène Gassin, Vice-présidente Europe Ecologie-Les Verts à l’environnement, l’agriculture et l’énergie, Région Ile de France

- Arnaud Gossement, Maître de conférences à Sciences Po

- Marc Jedliczka, Directeur général d’Hespul

- Richard Loyen, Directeur général d’Enerplan

- Mickaël Marie, Trésorier national d’Europe Ecologie-Les Verts

- Thierry Salomon, Président de l’association Négawatt

- Yann Werhling (Porte-parole du Modem)

14 commentaires
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  • Les vrais promoteurs des énergies vertes ne souhaitent qu’une chose. C’est que quitte à produire de l’énergie autant qu’elle soit de type Enr. Il n’a jamais été question de produire pour produire et plus et encore. Le scénario de l’association Négawatt n’ignore pas le potentiel des économies d’énergie et des perfectionnements énergétiques.
    Bien au contraire, il mise à l’horizon 2033 sur une consommation à peine supérieure à celle d’aujourd’hui. Seule 1/3 est produite en majorité par les Enr. Les 2/3 proviennent pour environ la 1/2 de l’efficacité de la production ; la 1/2 restante se partage pour 50/50 entre l’éfficacité de la consommation et une sobriété souhaitée.
    Le boom du Pv ne provient que du fait que cette énergie a été transformée en produit financier. Mais qu’attendre de plus que cette balourdise d’un gouvernement dont ce n’est pas, loin s’en faut, la philosophie.
    Que n’ont-ils pas planché sur l’idée de conditionner les aides au Pv avec l’installation de Cesi par exemple ? Peut-être y aurait-il eu moins de spéculation et plus de reflexion.
    Alors autour de moi, je ne peux que le constater, j’entends plus parler de rapport annuel que de sobriété énergétique de la part de récents "convertis" au solaire.
    Je passe pour un martien quand j’évoque mon chauffe eau solaire, mon isolation renforcée, mon pôele à pellets, toutes mesures, prisent sur les 7 dernières années (certes le dogme de l’immédiateté n’y a pas trouvé son compte) qui ont fait fondre ma facture énergétiqe comme une glace au soleil et grandement amélioré mon confort.
    C’est la cupidité qui a pourri une idée qui malgré tout reste une bonne idée (produire mieux).
    Car nous avons les moyens,nous sommes capables, faut il simplement le réaliser et le vouloir vraiment, d’améliorer l’efficacité énergétique des moyens de production, des concepts d’isolation, etc sans que cela ne nous ramène ..la bougie.
    Notre tissus industriel est prêt à relever le défi..mais ce n’est pas jouable si les règles du jeu ne sont pas claires et changent tous les 4 matins.

    23.11 à 20h42 - Répondre - Alerter
  • Les réalités , les faits sont durs et la France ,avec 83% de production électronucléaire est un modèle à part .Les derniers problèmes d’approvisionnement ne viennent que de l’augmentation de la consommation face à un parc qui n’augmente plus,beaucoup de ceux qui critiquent les choix faits durant les années 70 ne sont pas les derniers à bouffer du courant avec leurs ordis , la production d’articles à terra éco en est la preuve évidente , alors on pleurniche quand le gouvernement réduit le développement des éoliennes et du photovoltaïque , un revirement n’est pâs un renoncement mais peut être un temps de réflexion pour éviter de financer des danseuses, et des vaches sacrées car sitot que l’on dit renouvelable , on voit l’image d’une éolienne ; la réussite allemande est à ce point piteuse qu’avec 25gigawatts crête ,il n’est possibe que de garantir que 2 gigawatts crète , si les mercedes faisaient de même ,ce serait comme rouler avec un moteur de 2cv avec une caisse de deux tonnes et plus ! Le nucléaire est dispnible à 80% au moins, les éoliennes allemandes : 16% , certes la même puissance feraif un peu mieux en France , bref , il faudrait 170 000 machines, soit une tous les 3km2 , Mont blanc et chateau de Versailles compris ! mais le vent peut ne pas souffler quelques jours , il est vrai ! ou faiblement ;

    Donc les éoliennes ne changeront pas grand chose même si on faisait un gros effort , difficile en tant de vaches maigres ; pour une fopis , notre médiocre gouvernement ne peut se voir reprocher de mal dépenser les deniers publics , les prjets en mer vont peut être avoir le coup de pouce , par contre car plus rentables .

    Le photovoltaîque c’est une carotte donnée au contribuable , un marché artificiel mal géré , qui profite au petit malins et il serait bien mal venu de reprocher à EDFde donner le mauvais exemple puisqu’il s"agit de rentabilser l’argent du consommateur, donc recours au matériel le moins couteux, enrichissons les capitalistes chinois, puisque 23% du prix , est pour eux !il convenait et il convient toujours de choisir du matériel produit avec des centrales peut émettrices de co2...et il n’y a que peu de choix : hydroélectricité et nucléaire , et autres procédés propres qui ne font que cela .

    Il est regrettable d’avoir acheté des panneaux dont certains ne compenseront jamais l’électricité issue de centrales émettrices de co2 par de l’électricité "décarbonnée "

    bref il faudrait se donner le temps de réfléchir et de voir ce qui serait utile pour réduire notre empreinte co2, économiser l’énergie, interdire les convecteurs grille pain dans l’habitat neuf et considérer l’isolation sérieusement , valable pour toute forme d’énergie et utile sur le plan emploi , plus utile que de financer des bagnoles mais là je me sens bien seul quand je constate ces mesures pro automobiles .
    l’évolution de l’habitat à recours à l’électricité pour les pompes à chaleur qui remplacent le fuel, le charbon, le gaz et le bois .les convecteurs sont condamnés, ils consomment trop, ils faudrait pénaliser les proprios, surtout hlm , qui ont fait ces choix et qui persistent .

    Enfin, le renouvelable ce n’est pas que le solaire et l’éolien, la micro hydraulique pourrait rendre de grands service avec nos milliers de km de rivières avec des modèles bénéfiques pour l’environnement, brassage de l’air oxygénation, produire ces quelques kw journaliers qui réduisent vraiment une facture, de même le petit éolien, qui au niveau individel ou familial à un impact économique réel et mesurable .

    Il faudrait surtout que l’énergie redevienne un enjeu mais avec ce pétrole qui augmente régulièrement, je crois que nous revenons aux années 70 , à l’énergie chère , à la chasse au gaspi , on l’avait oublié celui là , au fait , nos cheres centrales nucléaires rejettent de l’eau chaude , ça représentent 20à 25 millions de tonnes de pétrole mais tout le monde s"en fout ! , un cinquième de nos besoins ! On pourrait chauffer Paris et Lyon , et plus !

    8.01 à 17h41 - Répondre - Alerter
  • Un dangereux déséquilibre était en train de se créer concernant le photovoltaïque. La rentabilité financière dopée par les aides fiscales et les tarifs de rachat n’avait plus rien à voir avec l’efficacité environnementale réelle — rappelons que le temps de retour carbone du photovoltaïque est estimé entre 4 et 8 ans selon l’ensoleillement.

    Sur le fond, je ne vois pas très bien ce qui justifierait que le PV bénéficie d’avantages fiscaux supérieurs aux autres gisements renouvelables. Et l’article ne répond pas à cette question pourtant essentielle.

    Cela dit, les rédacteurs ont raison de souligner le manque d’ambition global. De nombreuses filières renouvelables sont délaissées ou retardées : éolien offshore, méthanisation, géothermie, etc.

    Et n’oublions pas le secteur des économies d’énergie qui reste à mon sens, insuffisamment aidé alors qu’il produit des effet immédiat sur l’emploi et le pouvoir d’achat dont les gains sont immédiatement recyclés dans les autres secteurs de l’économie.

    http://exigencedemocratique.blogspot.com

    23.12 à 15h13 - Répondre - Alerter
  • Notre gouvernement, comme plusieurs autres de pays occidentaux est sous la coupe du fric à court terme magnifiquement représenté par des groupes comme Total et bien d’autres. Alors on ne privilégie que ce qui peut s’avérer une source de revenus fantastiques même si c’est au détriment de l’environnement (à grande échelle) et des générations futures. Les jeunes adultes semblent complètement anesthésiés, les seuls qui râlent sont des vieux comme Stéphane Hessel, donc profitons en et assommons les français sous des projets pharaoniques tels l’extraction du gaz des schistes du massif Central. Tant pis pour l’environnement, il y a si peu d’habitants sur le Larzac ! Oui mais les français semblent s’intéresser au solaire et même aux éoliennes. Faudrait quand même pas qu’ils installent des panneaux solaires sur toutes leurs maisons comme dans certains villages de Forêt Noire et puis que les pécheurs de Noirmoutier demandent des éoliennes pour pouvoir continuer à vivre de la mer en remplaçant la pêche par le transport entre la terre ferme et les parcs d’éoliennes. On n’est pas au Danemark, faudrait pas se tromper... Alors pour trouver les milliards pour aider Total, Suez et leurs amis à faire des trous dans le Larzac faut supprimer toutes les aides qu’on avait imaginées pour les énergies renouvelables. Oui mais faut pas le dire brutalement ça fait désordre, alors on fait des textes, des moratoires, des législations, les députés de toute façon n’y comprennent rien alors...et puis tant pis pour les enfants, ils avaient qu’à naitre plus tôt, Na !

    21.12 à 15h28 - Répondre - Alerter
  • pays : sobriété

    nous sommes gouvernés par le profit à court terme, la puissance de l’argent et toutes ses conséquences, le système grippe, il faut redresser la barre

    alors que pour soigner la terre, il y a de nombreuses voies ,complémentaires, à commencer par la sobriété

    21.12 à 13h41 - Répondre - Alerter
  • pruneau_44 : GPPEP

    Afin d’informer et de défendre les actuels ou futurs "petits" producteurs, il y a l’association GPPEP : Groupement des Petits Producteurs d’Energie Photovoltaïque .
    http://gppep.org/

    20.12 à 09h04 - Répondre - Alerter
  • On a bien vu recemment en Bretagne que les éoliennes ne servent a rien dans le grand froid : pas de vent , anticyclone, elles ne tournent meme pas ! Elles fournissent a peine 0,6 % de l ’ energie necessaire, et l’ Association Energie durable n’ en veut pas ; or elles vont couter 50 milliards au consommateur, sur 10 ans , par le biais de la CSPE , contribution au service public de l’ electricité ; sur ma facture vous avez deja 5 a 10 % de plus a payer en "prestations "
    Il faut trouver autre chose : une energie pas chere , qui ne degage pas de CO2... donc sans effet de serre . Par ailleurs le réchauffement climatique est tres contesté au moins en Europe du Nord et de l’ Ouest ; on est en plein dans le "global cooling " , l’ année 2010 est la plus froide depuis 15 ans grace au NAO ( North Atlantic oscillations °) Il y en a pour 20a 30 ans, selon le rapport officiel sur le climat mondial en 2010 . Reference = Geophysical Research Letters V 17, L20794 .
    J’ espere donc ne pas etre censuré, Merci

    Michelandré

    20.12 à 06h01 - Répondre - Alerter
    • @michelandré :

      Pas de vent en Bretagne ? Vous venez d’où ?
      Si les éoliennes ne tournent pas, c’est pour respecter la réglementation en vigueur (et oui, encore une réglementation du gouvernement).

      L’impact des énergies renouvelables sur la CSPE n’arrive même pas à 1%.
      Le reste (c’est à dire 4 à 9% selon vos chiffres) c’est pour les poches d’EDF et du nucléaire qui coute cher (très cher même, mais c’est nous contribuables qui payons depuis des lustres). Vous vous êtes fait bernés !

      Quand au grand froid comme vous dites, cela ne signifie pas pour autant qu’il n’y a pas de réchauffement climatique.
      Et dans 30 ans quand il sera trop tard, que direz vous à vos enfants et petits-enfants : "Excusez moi je ne savais pas. On ne m’avait pas prévenu" ?.

      Enfin pour votre gouverne sachez que le plus gros installateur de centrale photovoltaïque aujourd’hui, c’est EDF (sa filiale EDF EN). Et en plus avec des panneaux chinois. Les commerciaux qui vendent les installations EDF jouent sur la bulle spéculative (tient, c’est pas ça que le gouvernement voulait stopper ?).

      Avec des citoyens comme vous, je comprends mieux pourquoi la France va si mal aujourd’hui.

      21.12 à 10h02 - Répondre - Alerter
    • julienx2k2 : Inconsistance

      Vos propos sont inconsistants : le Nord de l’Europe connaît actuellement une vague de froid donc c’est le global cooling. En effet Europe=monde...
      L’Europe au sens large du terme c’est 2% de la superficie du globe. Les US pareil. Alors même si l’intégralité de ces 2 ensembles était dans le froid ca serait loin du GLOBAL cooling.
      Au contraire, globalement l’année 2010 est la plus chaude jamais enregistrée. Et ce n’est pas un ou 2 mois de froid localement qui vont y changer quoi que ce soit.
      http://www.ncdc.noaa.gov/sotc/globa...
      http://climateprogress.org/

      21.12 à 11h01 - Répondre - Alerter
    • Uranium : combustible fossile, non renouvelable, engendrant pollution radioactive en Afrique et Australie (lieux actuels d’extraction du combustible français), puis CO2 dégagé dès la phase de constitution du "yellow cake", jusqu’à la centrifugation puis les transports au pétrole jusqu’au lieu de production d’électricité où la colossale production de vapeur d’eau contribue encore à l’augmentation anthropique de l’effet de serre. Les résidus sont non recyclables, que ce soit les résidis du combustible, où les centrales elles-mêmes, friches industrielles non démontables, et immobilisant des surfaces arables colossales au bors des fleuves ou de l’océan...
      Le mythe de l’indépendance énergétique est abandonné, de même que les fables pour enfants niais des surrégénrateurs SuperPhényx ou autres EPR, dont les coût de conception ont coûté plus de milliards d’Euros que n’en coûtera jamais les subventions aux moulins à vent modernes... Documentez-vous objectivement, cher ami (j’ai collaboré dans ma jeunesse au CEA et au BRGM).
      Oui, les éoliennes terrestres ont peu produit par temps clair (mais les photovoltaïques si !), mais elles produisent aisément plus que des centrales nucléaires à l’arrêt (22% de la capacité de production "en maintenance" la semains la plus froide). Pourquoi à l’arrêt ? Peut-être pour justifier la construction d’un 2ème EPR quand le premier (Finlande) est décalé dans le temps pour incompétences répétées et inflation du budget initial telle la grenouille qui finit par éclater !

      21.12 à 18h08 - Répondre - Alerter
      • Est-ce votre aveuglement antinucléaire qui vous enlève toute lucidité.
        Oui il faut faire quelque chose pour réduire considérablement l’impact des hommes sur la nature mais il faut partir d’un bon diagnostic et choisir les bonnes cibles. En France, la production d’électricité d’origine nucléaire et hydraulique à près de 90% n’est pas une source importante de GES. Attaquons-nous plutôt à l’habitat, aux transports et à notre alimentation. Mais non c’est trop difficile pour les ecolos doctrinaires alors on prône des solutions bidons comme les éoliennes ou les capteurs photovoltaiques installés sur des maisons dont le propriétaire se fout complètement d’améliorer son isolement thermique mais compte sur le Jack-pot fiscal et tarifaire du solaire.
        Le solaire photovoltaique produit un max de kwh quand on en n’a pas besoin, l’été par exemple, et même pas pour soit même, non, pour le réseau (pourtant les premières installations comportaient des batteries de stockage mais ça revenait plus cher !). Est-ce que quelqu’un s’est interrogé pour calculer le % de kwh perdus sur les lignes basse tension (donc qui engendre le maximum de pertes Joule) où transite la production photovoltaique ?
        Le solaire thermique est à prôner plutôt que le voltaique qui reste néanmoins une solution fabuleuse pour les sites isolés mais de grâce arrêtons d’en mettre partout pour faire ecolo, aux frais de la collectivité !

        23.12 à 18h51 - Répondre - Alerter
  • Photon electrique : un boulot propre

    Sans bavure, bien organisé, loin dans le brouhaha médiatique,
    on tue,
    tranquillement, sous le masque de certaines vérités travesties
    on assassine le durable
    au profit de l’instantanée
    tranquillement, installé derrière un tube cathodique,
    ou un écran LCD
    on radie pour le radioactif
    on s’enflamme pour défendre le pétrole
    on comprime pour le gaz
    on s’évertue à prouver
    que l’énergie est souterraine...

    ça me rappelle...

    1984

    g.Orwell

    19.12 à 22h07 - Répondre - Alerter
  • Le gouvernement aujourd’hui tente de freiner les dépenses improductives (en oubliant d’ailleurs ses propres coûts exorbitants), il a probablement raison.
    Les promoteurs des énergies vertes récoltent aujourd’hui les pseudo vérités qu’ils ont voulu ériger en règles indiscutables. En particulier l’ urgence climatique, thème fantastique puisque personne ne pourra jamais dire s’ils ont raison ou non. La meilleure preuve en est qu’ils disent déjà, devant les graves risques de refroidissement dus au retard solaire, que sans le réchauffement "en cours", le risque serait encore pire ! Que n’ont-ils pas averti avant, ils ont perdu là une bonne part de la crédulité acquise !
    Cette décrédibilisation sur l’urgence en entraine une autre sur la disparition des réserves de la planète, outrageusement exagérée, dans la mesure où elle ignore volontairement toutes les extraordinaires perspectives à relativement court terme sur des pistes déjà bien avancées que seuls les média spécialisése font connaître. Elles sont les concurrentes de demain de leur pactole d’aujourd’hui.
    L’acharnement à produire toujours plus d’énergie, donc obligatoirement verte selon le SER, oublie systématiquement le colossal gisement des économies d’énergie et des perfectionnements énergétiques.
    La pression inoüie sur les états pour investir lourdement dans les énergies éoliennes et solaires provoque obligatoirement un retour de bâton quand on prend la mesure de leur coût réel et de ces vices génériques. En effet aucune ne peut être "de base" et cela nécessite donc en plus un investissement parallèle pour palier leurs disparitions momentannées.

    19.12 à 21h39 - Répondre - Alerter
    • Tout à fait d’accord avec cette analyse de Vigilance. Il faudrait toujours mesurer les résultats des actions lancées au niveau efficacité. Des bonnes intentions au départ s’avèrent parfois générer des effets contraires. Il faut avoir le courage de corriger.

      23.12 à 19h09 - Répondre - Alerter
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