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15-02-2010
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Elisabeth Badinter déchaîne les passions

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Elisabeth Badinter déchaîne les passions
 
Certes Elisabeth Badinter n'y est pas allée de main morte en dénonçant le naturalisme régressif dans son dernier ouvrage puis au micro des médias. Depuis, c'est la sphère tout entière des féministes, biologistes, écologistes qui s'enflamme.
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ÉCOLOGIE SOCIÉTÉ ÉCONOMIE
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Elisabeth Badinter a lancé la bombe le 11 février. La philosophe et féministe de renom était ce matin-là venue présenter son dernier ouvrage au micro de France Inter. Avec “Le conflit, la femme et la mère”, elle entendait remettre les pendules féminines à l’heure et dénoncer un retour régressif aux valeurs dites "naturelles". "Il s’est développé ces 30 dernières années un modèle de mère idéale avec de nouvelles obligations de plus en plus lourdes pour se conformer à la nature ", dénonçait-elle alors.

La preuve ? L’ancien projet de Nathalie Kosciusko-Morizet – ex-secrétaire d’État à l’écologie - de taxer les couches jetables "On fait passer la nature avant les libertés féminines (…) ces couches jetables ont été un des aspects de la libération des mères", s’est insurgée la philosophe. Avant de s’attaquer à Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts : "La bonne mère écologique pour Cécile Duflot, c’est une femme qui allaite et qui lave elle-même ses couches (...) qui fait du brocoli bio." "Ces petits faits (...) trace un modèle de mère et en même temps suscite un destin féminin qui me semble très régressif", a conclu Mme Badinter. La polémique était lancée.

La rebuffade politique :

Les deux intéressées ne se sont pas laissé faire. Première à dégainer Cécile Duflot au micro de RTL. "Elle a complètement tort. Et je trouve ça même invraisemblable. Les exemples qu’elle prend, en plus, sont à côté de la plaque et le vrai sujet, c’est de savoir pourquoi, aujourd’hui, il subsiste des inégalités entre les hommes et les femmes ? Sur les salaires, sur la question du partage des taches domestiques, c’est ça le vrai sujet.” Avant d’enfoncer le clou : “
Je crois qu’elle a besoin de dire des trucs qui ne sont pas totalement vrais mais ça lui fait plein de pages dans les journaux.”

De son côté, Nathalie Kosciusko-Morizet, a choisi les colonnes de son blog pour répondre : "À ses yeux, l’écologie est un ‘naturalisme’ nécessairement rétrograde, auquel elle demande qu’on oppose un ‘artificialisme’ progressiste. Je trouve cela un peu rapide. Mais il est vrai que je ne suis pas philosophe. Les femmes d’aujourd’hui sont aussi, pour bon nombre d’entre elles, des mères. Que ces mères aient envie, comme ça a été mon cas, d’allaiter leur enfant, qu’elles le fassent si et quand elles le peuvent, me paraît être une liberté importante. Je ne compte pas m’en priver au motif que Madame Badinter trouverait cela réactionnaire et qu’elle y verrait matière à dénoncer le mythe de la ‘femme parfaite’."

Le désaccord féministe :

Interviewée par La Vie, Nathalie Huston, écrivaine canadienne et ex-activiste du MLF a ajouté sa pierre au muret des critiques “Ce n’est pas en cherchant exclusivement à s’aligner sur les comportements masculins que les femmes résoudront le problème de l’inégalité. Est-ce vraiment l’idéal des mères contemporaines que de retourner au travail quatre jours après l’accouchement et de déléguer à des tiers l’éducation de leurs enfants dès les premières semaines ?”

Le point de vue scientifique :

Si Mme Badinter remettait dans son ouvrage l’existence de l’instinct maternel, estimant que "l’inconscient, l’histoire personnelle de chacune et le modèle social pèsent plus lourd que les hormones", Sarah Blaffer Hrdy, anthropologue américaine interrogée par le Nouvel Obs, assure pour sa part que le comportement maternel est le résultat d’“interactions complexes entre gènes, tissus, glandes, expériences passées et signes de l’environnement. Les comportements complexes comme le maternage ne sont jamais totalement prédéterminés génétiquement ni produits par le seul environnement.”

A lire aussi sur terraeco.net :
- Badinter et l’écologie anti-féministe

Sources de cet article

- Elisabeth Badinter au micro de France Inter
- Cécile Duflot répond chez RTL
- Nathalie Kosciusko-Morizet répond sur son blog
- Nathalie Huston répond dans La Vie
- Sarah Blaffer Hrdy réagit dans Le Nouvel Obs

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  • Autant elle semble avoir permis d’améliorer la condition féminine, autant maintenant, elle reproche à la nouvelle génération de mères de choisir délibérément le meilleur pour leur enfant ???
    Il y a effectivement des mères qui ont un instinct protecteur/maternel proche du zéro absolu et carriéristes ! En fait-elle partie ?
    A propos de l’égalité des salaires, il y a encore du travail à faire !... Qu’elle s’y attelle si elle veut s’occuper !
    Pourquoi trouve-t-elle à redire au comportement de celles qui choisissent d’apporter une présence de qualité "BIO" pour les premières années du tout petit ?
    Ces reproches culpabillisateurs servent-ils surtout à essayer de justifier ses propres choix ???
    Il me semble que, actuellement les femmes particulièrement brimées et exploitées sont voilées... Là, elle a de quoi s’activer pour leur donner le droit de vraiment choisir ...
    Mais qu’elle cesse d’imaginer que les nouvelles générations se laissent exploiter parce qu’elles ne suivent pas sa manière de fonctionner !
    Les nouveaux maris de notre culture démocratique sont de moins en moins "bénêts" et de plus en plus participants et c’est tant mieux !
    Pour les autres ... C’est une autre histoire de critères d’immigration ! On veut vivre chez nous, on s’intègre ou on va voir ailleurs !

    25.02 à 13h37 - Répondre - Alerter
    • Corine Haute-Garonne : Il fallait oser en parler !

      Je suis entièrement d’accord avec Mme Badinter ; la crise économique et Politique peut emmener la reflexion et les actes de la population vers des dérives pseudo "écolo" : Il faut bien avoir conscience que la loi du Marché (tout s’achète et tout se vend)récupère les idées écologistes pour vendre BIO et culpabilise les consommateurs pour orienter les nouveaux marchés.Les idéaux comme "retour au naturel", s’ils sont louables et nécessaires dans notre façon de consommer à tout va, ne doivent pas enfermer le modèle de la femme idéale dans une animalité primaire et primitive. Evidemment que cela arrangerait bien les politiques si les femmes décidaient gentiment, pour le bien de la planète (sic !)de rester à la maison et s’occuper des bébés ; du coup, les chiffres du chômage baisseraient ! Tout est calcul politique ! Attention Mesdames, l’important est de choisir votre vie, tant que possible et de ne pas trop dépendre des autres. Le progrès doit contribuer à nous libérer et nous ne devons pas tout abandonner (nous passerions-nous maintenant du téléphone portable ? de l’ordinateur ?)Les planning familiaux ont de moins en moins de pouvoir auprès des jeunes femmes (et moins jeunes)or la pillule permet de se protéger d’une naissance non désirée. Mme Badinter parle aussi pour les femmes qui ont peu de pouvoir de s’exprimer ; celles à qui ont veut voiler la face et qui n’ont pas toujours accès à la culture Bio (un peu Bobo, il faut l’avouer). Il ne faut pas être naïves... N’oubliez pas de voter (depuis seulement 1946 !) pour les régionnales. Mme Badinter, je vous salue respectueusement et vous remercie de parler pour celles qui se taisent trop souvent.

      1er.03 à 21h30 - Répondre - Alerter
  • Ana-Livia : Un peu de recul

    Si l’écologie montre parfois un visage radical, elle a bien évolué et a pris conscience ces dernières années qu’elle ne pouvait pas faire l’impasse du "politique" au sens premier de ce terme. Alors je crois que la question de la place de la femme dans la société post consumériste est une vraie question et que les inquiétudes sont légitimes. Et il est donc salutaire que Madame Badinter intervienne dans ce débat et interpelle les femmes. Je n’ai pas encore lu son livre mais c’est à mon programme. Après lecture, je ne doute pas que j’aurai envie de donner mon point de vue en prenant un peu de recul devant tant de passions.

    22.02 à 22h13 - Répondre - Alerter
  • thaliane : Relativisons...

    Il y a des fais têtus :
    - la diffusion de la machine à laver le linge a beaucoup plus fait pour libérer les femmes des tâches ménagères qu’une augmentation non significative de l’implication des hommes.
    - s’occuper de faire tourner la dite machine est à 90% l’apanage des femmes (dernière étude INED à l’appui. Greg peut contester ce qu’il veut, les études sont décidément têtues)
    - donc, très clairement, ce sont les mères qui lavent les couches... même si, effectivement, les couples écolos sont plus égalitaristes que les autres (sans atteindre le partage parfaitement équitable des tâches pour autant : chez toutes mes amies, j’entends le même discours "ah si, j’ai de la chance, il "m’aide" beaucoup". Signifiant donc que la charge domestique est donc bien celle de la femme...)
    - sur la cuisine, la répartition est moins affreuse mais on est quand même à 75% de charge pour les femmes, les hommes s’impliquant davantage dans la cuisine de week-end et surtout de "réception" quand les femmes s’occupent de la cuisine au quotidien. Et quasi-exclusivement de la cuisine à destination des touts-petits. Donc oui préparer une purée bio plutôt qu’un petit pot (qui peut être bio d’ailleurs), c’est un alourdissement de la tâche féminine.
    - enfin, la remise en cause de la pilule "pas bonne puisque pleine d’hormones chimiques" est aberrante si elle n’est pas accompagnée de la promotion très forte de méthodes contraceptives aussi efficaces !

    Mais surtout, Mme Badinter ne dit à aucun moment qu’il ne FAUT pas allaiter, utiliser des couches lavables et préparer des purées bio. Elle souligne simplement l’apparition de nouvelles injonctions pour les femmes : être mère et être une "mère parfaite" et, dans le mot parfait il y a l’acceptation "aussi proche possible de la nature" (avec aussi le discours anti-péridurale que, personnellement, je vomis : trouvez-moi un homme qui se ferait arracher une dent sans anesthésie avant d’oser parler d’accouchement plus naturel sans péridurale !).
    Elle ne milite pas contre le libre-arbitre des femmes qui souhaitent allaiter. Au contraire, elle milite pour le vrai libre-arbitre en pointant du doigt ce qui nous influence. On a le droit de se laisser influencer (j’ai allaité et utilisé des couches lavables) mais en connaissance de cause, en mesurant bien les avantages et les inconvénients (allaiter et utiliser des couches lavables m’ont effectivement donné plus de travail à la maison - non rémunéré -, non sans répercussion sur mon travail salarié tandis que mon compagnon n’a pas du tout été pénalisé par la naissance de nos enfants dans son travail. Au contraire, pendant que ma promo me passait sous le nez, lui a eu des points ’enfant’ en plus sur sa feuille de paie...)

    Là où je suis d’accord, c’est que Mme Badinter ne s’est pas suffisamment renseigné sur certains points : clairement, elle ne connait pas véritablement les couches lavables (mais il est vrai qu’elle donne plus de travail que les couches jetables, le nier c’est être de mauvaise foi). Elle ne connait pas du tout la mooncup.
    Mais, même si elle s’est mal exprimée sur certains points, même si les journalistes se sont focalisés sur le plus polémique, sur le fond, elle a raison : l’égalité est loin d’être faite et nous devons encore faire très attention à tous les discours qui tendent à réduire la liberté des femmes.

    19.02 à 20h38 - Répondre - Alerter
  • Ah oui, j’ai oublié quand même de préciser que ce qui oriente le choix des jeunes mamans vers le "naturalisme rétrogade", c’est avant tout la santé du bébé. Grâce à la génération des féministes, les femmes, en principe, peuvent choisir le moment de leur grossesse ; donc, cet enfant , il est désiré et aimé plus que tout au monde donc, les choix sont fait en fonction de cet Amour (j’espère qu’aimer son enfant, n’est pas considéré comme du naturalisme régressif) ; en deuxième choix, c’est un choix économique : lait et couches artificiels de bonne qualité , hors de prix pour des jeunes gens qui n’ont pas eu la même chance dans la vie que Mme Publicis et troisièmement , c’est plutôt une bonne nouvelle , c’est vraiment la première génération qui se préoccupe dans ses actes d’écologie.

    19.02 à 20h32 - Répondre - Alerter
  • Parce qu’il se trouve que moi oui ! Tout d’abord, petite mise au ponit : je ne suis ni anti écolo ni extra écolo, ni anti féministe ni ultra féministe, ni fan d’Elisabeth Badinter, j’essaie de trouver un juste équilibre entre le bien être de mes enfants, de la planète et accessoirement le mien ! Pour en revenir aux propos d’EB, concernant tout d’abord les couches lavables.EB a dit que le vrai progrès serait d’avoir des couches jetables biodégradables et que le retour de la couche lavable au nom de l’écologie était un retour en arrière pour la liberté de la femme. Et oui, prise en entier, la phrase n’est plus aussi polémique et peut on dire qu’elle a tort ? Quant à l’allaitement, EB ne s’est pas prononcée contre l’allaitement, mais contre les diktats qui imposent l’allaitement au nom, du bien être, de la nature... sans laisser aux femmes un choix réel et personnel sans jugement des autres femmes, j’entends par là les "allaitantes". Moi, j’ai choisi de ne pas allaiter mes deux fils, qui par ailleurs, vont très bien, merci. Combien de fois ai je subi le regard négatif des "allaitantes" au moment de sortir le biberon. Combien d’intrusions et de questions indiscrètes "Ah bon,vous n’allaitez pas mais pourquoi ?". A-t-on jamais vu des "biberonantes" demander aux "allaitantes" les raisons de leur choix, pourquoi utiliser le sein droit au lieu du gauche et l’heure... ? Si vous aviez écouté EB correctement, vous auriez entendu que c’est contre ce genre de comportement qu’elle s’insurgeait et non contre l’allaitement en lui- même. En quelque sorte, "occupez vous de vos affaires au lieu de vouloir imposer VOS choix de vie à vos voisins". Pour finir sur le mode de garde, elle a simplement dit qu’il fallait développer les modes de garde et les places (ce qui parait une évidence) pour pouvoir permettre aux femmes qui le souhaitent de pouvoir reprendre leur travail quand elles le souhaitent et non de prendre un congé parental faute de mode de garde satisfaisant. N’a - t-elle pas raison ? Avant de crier "haro" il faut écouter, entendre et surtout laisser chacun maître et libre de ses choix, ce qui était le fil des propos d’EB !

    19.02 à 16h13 - Répondre - Alerter
  • emilie : A lire

    Pour compléter la position de Nancy (et non Nathalie, merci de corriger !!!!) Huston, elle avait signé un beau papier dans le monde l’an passé. (Qui avait lui aussi déchainé les passions), elle y relatait notamment que nous aurions toutes à gagner en valorisant et en partageant avec nos hommes le plaisir d’élever et de soigner un enfant. Ce qui demande beaucoup d’intelligence et de compétences. Non des compétences féminines par essence, mais que les femmes en passant plus de temps avec leurs enfants (et oui les stat le disent bien, même si ce n’est pas une généralité) ont fini par développer, s’échanger, et que les hommes (ceux qui encore en grande majorité ne s’occupent que peu de leurs enfants) pourraient aussi acquérir...
    Et si c’était cela la vraie libération : celle des hommes, le plaisir et la possibilité de faire toutes ces choses que mme badinter juge aliénantes, alors qu’elles peuvent aussi être source d’émancipation. Il suffit de voir comme il est encore dur socialement pour un homme de prendre un congé parental alors que c’est souvent désiré...
    Cette valorisation des plaisirs et des nécessités de mater/pater nité, l’adaptation du monde du travail à la nécessité de la vie avec les enfants (et non l’inverse tout le temps) serait sans doute moins culpabilisante et plus valorisante pour les femmes et épanouissante pour les hommes.

    19.02 à 14h47 - Répondre - Alerter
    • Emilie, concrètement, rien (dans le droit) n’interdit aux hommes de passer plus de temps avec leurs enfants. C’est mal vu dans leur entreprise ? Eh bien, qu’ils se battent un peu si c’est si important que ça.
      Parce que, pour information, c’est assez mal vu de s’absenter trois mois et demi pour congé maternité dans une entreprise. Ca se paye cash en pertes de promotions et d’augmentations pour au moins 2 ans (voire mise au placard définitive pour pas mal de femmes). Et toutes les mères passent outre.
      Ceci dit, si les hommes se mettent à militer pour avoir un vrai congé paternité (pas 2 ridicules semaines mais 2 ou 3 mois), pour rentrer à des heures décentes de leur travail pour partager les tâches ménagères, pas de problème : je suis la première à les accompagner en manif. Mais on ne va quand même peut-être pas se battre à leur place, non ? Je n’ai pas le souvenir que ce soit les hommes qui aient lancé les mouvements de libération des femmes à l’époque...
      S’ils ne le font pas, alors qu’ils sont tout à fait capables de se battre pour leurs retraites et pour leurs salaires, c’est peut-être qu’ils ne trouvent pas ça si important...

      19.02 à 20h44 - Répondre - Alerter
      • Bien vu ! si c’est si important à leurs yeux, ils n’ont qu’a se battre un peu pour obtenir du temps à passer avec leurs enfants .. Pour en revenir à EB j’ai écouté avec effarement ses arguments .. elle n’a rien compris ! comment est ce que vouloir du bon et de la santé pour son bébé peut etre péjoratif pour les droits des femmes ??? S’interroger et prendre conscience de ce qu’implique une naissance en terme d’empreinte écologique est à mon sens primordial . on n’en est plus à se demander pourquoi c’est la femme qui porte l’enfant .. c’est un fait ! le féminisme comme instance de vigilance pourquoi pas .. mais il ne faut pas tout mélanger ... et si on ne veut pas devenir un peu responsable sur le plan écologique de sa manière de consommer, qu’on ne veut pas allaiter etc .. il y a toujours une solution pour les enfants : c’est de ne pas les faire puisque aujourd’hui les femmes ont le CHOIX !!! EB n’a qu’a regarder un peu le cycle de vie d’une couche jetable et multiplier ces donnée par le nombre d’enfants nés dans le monde sur ne serait-ce que sur cinq années par exemple ..

        22.02 à 10h07 - Répondre - Alerter
  • Dire que le retour à la couche réutilisable est un retour en arrière pour les femmes me semble en soi être complètement anti-féministe : seule la femme va être génée car de toute façon les couches ça ne concerne pas le mari ??
    Il en est de même pour ce qui est de préparer de la bouffe bio : c’est la femme qui fait la cuisine pas l’homme ?
    Bref de tout façon son intervention est un tissu de stupidités comme le font très bien remarquer "greg76" et "anonyme". J’ajouterais que le plaisir et la satisfaction de chercher le meilleur moyen de consommer en endommageant le moins possible la nature semble échapper totalement à Badinter. On a des valeurs ou on en a pas ^^ !

    19.02 à 11h36 - Répondre - Alerter
  • choquée : merci Terra éco

    Bonjour,
    Ecolo, de gauche, mère de deux enfants que j’ai allaités avec bonheur et sans aucune pression sociale, j’ai été très choquée par les propos de mme Badinter. Quelle suffisance, quel mépris ! Quelle connerie aussi quand elle a pris le parti des fabricants de lait pour bébé, y compris pour les continents comme l’Afrique ( je me suis même dit que , si cela se trouve, elle recevait des subsides de Nestlé, pour être aussi vindicative contre l’OMS et sa position en faveur de l’allaitement maternel).
    Merci Terra éco pour votre article qui remet les choses en place.

    19.02 à 08h40 - Répondre - Alerter
  • Un fomme comme les autres : Et l’utérus artificiel ?

    Après la pilule, pour se rapprocher de l’égalité, que pensez-vous de l’utérus artificiel, tout le monde pourra aller au boulot avec le même salaire, ensuite il suffira d’instaurer un petit roulement pour aller à la crèche et pour assurer le changement des couches (bio ou pas…), encore que cela pourrait être assuré par l’état.
    À ce stade, la différence sexuée n’ayant plus aucun sens, un hybride unique "fomme nouveau" viendra, avec un bol de bromure au petit dèj’.
    Pour la lessive à la main, on la fera quand il n’y aura plus d’électricité, le problème c’est qu’il n’y aura plus d’eau non plus.

    Les passions sont déchaînés et les clivages gauche droite explosés, puisque l’on ne sait plus où sont les conservateurs (en tout cas pas dans les aliments bio).
    L’obésité touche les plus pauvres (donnez leur du bio que diable !), où est la bonne vieille goutte d’antan ?
    Décidément, c’était mieux avant…

    18.02 à 14h46 - Répondre - Alerter
  • Pour une féministe Mme Badinter devrait revoir ses maîtres penseurs.
    En effet si aujourd’hui encore 90% des femmes (chiffre que je conteste)s’occupent des tâches ménagères et de l’éducation des enfants c’est avant tout parce qu’elles gagnent moins que leur mari. Par ailleurs l’éducation de son enfant peut parfaitement être un signe de liberté de la femme si celle-ci est capable de l’apprendre à ses enfants ce que le système scolaire actuel encore très patriarcal est loin de montrer.
    Par ailleurs sa position sur la femme libérée de l’allaitement prête à sourire car je ne vois pas en quoi on est plus libre quand on achète du lait en poudre et que l’on se réveille de toute façon pour changer les couches qu’elles soient jetables ou non.
    En dernier lieu la femme féministe qui doit se remettre au travail rapidement sera-t-elle en phase avec la nourrice ou la crèche quant à l’éducation de celui-ci ?
    Continuez ainsi Mme Badinter et nous serons à coup sûr la dernière génération de féministes.

    17.02 à 01h38 - Répondre - Alerter
  • Anonyme : propos normatifs

    pourquoi faudrait t’il que les femmes soient dans un camp ou l’autre ; heureusement, il y une nouvelle génération de jeunes femmes intelligentes qui savent se déterminer sans avoir besoin de Mme badinter pour faire et assumer leurs propres choix ; personnellement, je suis une future grand-mère et je vois que ma fille fait des choix intelligents , peut-être régressifs aux yeux normatifs de Mme badinter : le choix des couches jetables ou non , eh bien il faut dire qu’il y a une question de budget dont elle ne parle pas ; eh oui dans les cas les plus fréquents, le jeune couple a peu de revenus (2 CDI au SMIC) et Mme Badinter a t’elle déjà vu combien coûte un paquet de couches artificielles de bonne qualité ;
    Concernant l’allaitement, j’ai eu deux expériences et si c’était à refaire, je choisirais dans les deux cas , l’allaitement maternel ; dans un cas, j’ai eu une atroce montée de lait qu’on a vainement tenté de stopper avec des médicaments, douleurs atroces, humiliation de ses seins qui dégoulinaient de lait inutile ; dans le deuxième cas , j’ai allaité mon bébé : apaisée, aucun stress de biberons à préparer , liberté totale, et plaisir de cette têtée naturelle,etc...
    la liberté des jeunes est de les laisser prendre une solution mixte : allaitement et s’il le faut biberon la nuit que le papa peut donner .
    Donc pour moi, le maître mot de tout celà , c’est le libre arbitre de chacun, en fonction de son contexte socio-économique d’abord qui est très déterminant, souci de sécurité (aucune assurance n’est actuellement donnée sur l’éventuelle dangerosité des biberons et des couches artificielles. Personnellement, je trouve que sa position est presque injurieuse vis à vis de la nouvelle génération qui ne saurait pas sans les conseils avisés d’anciennes féministes , se déterminer ;
    Et à bas , le terrorisme intellectuel rétrograde.

    15.02 à 22h38 - Répondre - Alerter
    • Merci à l’Anonyme pour son paragraphe.

      Au travers de cet épisode, je constate surtout une montée en chacune de nous d’un cri de vie ; pour une vie plus saine, plus naturelle, plus vraie, et cela couvre complètement le débat médiatique. Cette force souterraine qui sort au grand jour comme une sève à laquelle nous étions sensibles sans la formuler, est bien plus puissante que n’importe quel livre ou interview. En ce sens je remercie Mme Badiner de l’avoir provoqué. Les féministes ont bien aidé à l’émergence de l’équilibre, en nous entraînant dans l’excès inverse de siècles pénibles. A présent, nous retrouvons notre centre authentique et nous pouvons remercier chaleureusement nos sœurs plus âgées pour leur combat.

      19.02 à 09h35 - Répondre - Alerter
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