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17-03-2013
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Emploi
Formation

Elen Devauchelle, ingénieur en méthanisation

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A 27 ans, elle travaille pour Solagro, une entreprise qui produit de l’énergie à partir de la dégradation naturelle de matière organique.
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En quoi la méthanisation consiste-t-elle ?

Il s’agit de produire du biogaz à partir de déchets. En milieu agricole, le fumier ou le lisier est mis dans un digesteur, une grosse cuve chauffante. Le mélange fermente et produit un biogaz, le méthane.

Le processus sert à alimenter un moteur de cogénération qui produit de la chaleur et de l’électricité, et permet d’injecter le biogaz dans le réseau, après épuration. Ce qu’il reste à la fin du processus, appelé « digestat », sert à amender les cultures.

Quel est votre rôle auprès des agriculteurs ?

Nous les accompagnons, de manière individuelle ou collective, dans leur projet.

La méthanisation, c’est complexe : il s’agit de faire face aux difficultés techniques d’un moteur, de procédés mécaniques, biologiques et agronomiques. Par exemple, la phase de fermentation du fumier est réalisée à l’aide de bactéries très sensibles.

Tout commence par une étude sur l’exploitation : quelles sont les ressources en déjections et résidus de culture ? De quelle dimension l’installation doit-elle être ? Quels seraient les coûts d’investissement et d’exploitation ? Et les économies réalisées sur les coûts d’épandage et de traitement ?

Une installation de méthanisation doit remplir beaucoup de conditions pour être rentable. Un exemple : l’électricité produite est vendue sur le réseau à un tarif de rachat fixé par l’Etat. Mais celui-ci dépend clairement de la valorisation qui est faite de la chaleur produite. Cette chaleur peut servir à chauffer des maisons, des immeubles, des serres ou même une piscine municipale.

Quel a été votre parcours ?

Je suis diplômée d’une école d’ingénieur de Lyon, avec une spécialisation en génie énergétique et environnement. J’ai ensuite réalisé plusieurs stages dans le traitement des déchets, avant de prendre mon poste chez Solagro, une entreprise à statut associatif.

La formation d’ingénieur des procédés est trop souvent déconnectée de celle d’agronome. Alors que mon métier exige cette double compétence. Aujourd’hui, je passe un cinquième de mon temps sur le terrain et en enquête sur l’exploitation. Il y a ensuite une longue phase pendant laquelle je suis plongée dans des calculs et je dois prendre contact avec tous les interlocuteurs nécessaires à la mise en route du projet.

La filière est en train de se structurer. Depuis quelques années, elle sort d’un marché de niche et prend son essor.

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