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2-07-2010
Mots clés
Consommation
Eau
Monde
Pratique

Eau virtuelle : késako ?

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Eau virtuelle : késako ?
 
Nous consommons des milliards de litres d’eau sans nous en apercevoir. Grâce au concept de « l’eau virtuelle », des chercheurs dévoilent la quantité d’eau utilisée lors de la fabrication des produits de notre quotidien.
Le Baromètre de cet article
ÉCOLOGIE SOCIÉTÉ ÉCONOMIE
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Article publié dans le magazine
"Eau : le luxe de demain"

Un petit noir avalé au coin d’un comptoir. Et nous voilà empruntant 125 ml d’eau aux ressources naturelles de la planète. Une broutille, croit-on. Sauf que ce café a, en réalité, nécessité 140 litres du liquide transparent avant d’atterrir au fond de notre tasse. La découverte, signée Tony Allan, scientifique environnemental britannique, remonte à une vingtaine d’années. Ce concept – baptisé « eau virtuelle » – a révolutionné la vision que l’on peut avoir des cycles de production et de consommation des biens courants. Il ne s’agit plus de mesurer sa consommation d’eau au rythme de ses douches et de ses boissons quotidiennes, mais bien de prendre en compte désormais l’arrosage des vergers d’où proviennent nos fruits, l’eau consommée par des vaches promises à devenir steaks ou encore celle intégrée dans la chaîne de production de notre dernière voiture. En bref, l’eau invisible, cachée derrière le produit.

Cliquez sur le document ci-dessous pour découvrir à quel point nos économies, notre vie quotidienne sont dépendantes de cet or bleu.

PDF - 435.3 ko
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  • Je soumet souvent l’idée de développer le concept de l’eau virtuelle afin de donner un poids virtuel en eau à chaque produit !

    N’hésitez pas à consulter mon blog traitant souvent de l’eau :

    www.econov.blogspot.com

    Cordialement.

    Alexandre Goncukliyan

    16.08 à 23h36 - Répondre - Alerter
  • Le document proposé dans cet article induit à mon avis une vision très contestable des questions liées à l’eau, car, sous couvert d’une quantification de l’eau consommée, il fait complètement l’impasse sur le caractère renouvelable (ou pas) de l’eau en question. "Nous consommons des milliards de litres d’eau", "or bleu", etc., toutes ces formulations laissent penser qu’il s’agit d’une ressource fossile que l’on a prélevée et qui, une fois "consommée", disparait. Or ce n’est pratiquement jamais le cas :

    Un champ de blé non irrigué ne fait que restituer à l’atmosphère une eau de pluie qui, si elle était tombée sur un sol à nu, aurait été également évaporée ou aurait rejoint la rivière la plus proche, puis la mer, puis se serait évaporée vers l’atmosphère. Peut-on dire sans précaution que cette eau est "consommée" alors qu’elle n’a fait que passer par un champ de blé, qu’elle reste dans le cycle de l’eau, et que de plus elle n’a pas été prélevée volontairement sur un stock limité ? Et c’est bien le cas le plus général de "consommation" d’eau.

    C’est différent pour un champ de maïs irrigué en été, car l’eau est cette fois volontairement prélevée dans une rivière à une époque de l’année où elle est souvent peu disponible, donc le prélèvement est susceptible d’entrer en concurrence avec d’autres usages.

    Enfin, en poussant encore ce raisonnement, il y aurait le cas de tomates irriguées avec de l’eau pompée dans la nappe du Sahara : ici il s’agit pratiquement d’eau fossile, car le renouvellement de cette nappe est extrêmement lent voire nul. Dans ce cas on peut vraiment parler de consommation d’une ressource (même si l’eau évaporée retourne dans le cycle de l’eau) car elle a très peu de chance de revenir dans la nappe du Sahara.

    Ce type de raisonnement, prenant en compte le degré de "renouvelabilité" de la ressource, ici décliné sur l’exemple agricole, peut probablement également être conduit pour d’autres usages de l’eau. Que dire par exemple de l’eau qui sert à refroidir les centrales électriques (quelles soient nucléaires ou thermiques, peu importe) ? Elle est prélevée dans une rivière et y retourne presque immédiatement (réchauffée, il est vrai de quelques degrés). Peut-on dire qu’elle est "consommée" ?

    Ce concept est intéressant pour montrer comment des régions du monde peuvent être importatrices ou exportatrices d’eau virtuelle, notamment selon leurs échanges agricoles. Mais sans réflexion sur les aspects qualitatifs de cette "consommation", cela n’est pas très éclairant, voire trompeur, non ?

    19.07 à 14h35 - Répondre - Alerter
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