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6-09-2011
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Technologie
Transports
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Demain, des voitures électriques rechargeables à la pompe ?

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Demain, des voitures électriques rechargeables à la pompe ?
(Crédit : Dominick Reuter / MIT)
 
Des chercheurs américains ont inventé une nouvelle batterie. Alimentée par un liquide noirâtre, elle se recharge comme on remplit le réservoir d'une voiture thermique. Elle est aussi moins lourde et coûteuse que les batteries électriques traditionnelles.
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C’est un liquide noir, gluant, qui peut recharger en énergie une voiture... électrique comme on remplit d’essence sa cousine thermique. Son nom « le Cambridge crude » ou « cambridge brut ». Non il ne s’agit pas de pétrole mais d’une nouvelle mixture potentiellement révolutionnaire et venue des États-Unis. Un mélange né dans la tête de chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT), situé dans la ville américaine de Cambridge, et à la base d’un nouveau modèle de batterie.

En clair, les deux éléments de charge de cette batterie nouvelle (les anodes et cathodes) ne sont plus fixes mais mélangés et en suspension dans une substance conductrice. Le tout prend une forme boueuse et noirâtre. Le mélange est pompé à travers un système générant l’énergie par le contact entre les anodes et les cathodes. Une fois vidé de son énergie, le mélange noir passe dans une autre partie du réservoir, prêt à être rechargé plus tard.

Le nouveau design devrait permettre de réduire la taille et le coût des batteries actuelles, lourdes et chères. De quoi rendre compétitif le modèle électrique. « Les 2/3 du volume de la batterie dans une Nissan Leaf, par exemple, sont occupés par les éléments de la structure même et ne délivrent aucune énergie », selon le journal NewScientist. Des éléments qui sont par ailleurs très coûteux. Le MIT affirme ainsi que la taille et le coût de leur modèle seraient divisés par deux, tout en délivrant une quantité d’énergie supérieure aux batteries classiques. Autre caractéristique : dans la batterie, les deux fonctions (stocker l’énergie et la décharger quand il faut) sont séparées physiquement, contrairement aux batteries utilisées aujourd’hui. Ce qui serait plus efficace.

Faire le plein avec sa voiture électrique comme avec une voiture conventionnelle pourrait bien ainsi devenir réel. La batterie serait rechargeable de trois façons différentes : soit en réapprovisionnant la pile en liquide après avoir enlevé le mélange usagé, en troquant le réservoir contenant le liquide contre un réservoir doté d’un liquide « propre » ou bien en rechargeant le liquide usagé avec du courant électrique. Le MIT estime que la batterie pourrait tenir plus de 300 kilomètres avec une charge. Enfin, celle-ci pourrait permettre de stocker de l’électricité, rendant ainsi des technologies comme le solaire et l’éolien, aujourd’hui critiquées pour leur intermittence, plus fiables.

Il faudra cependant des années avant de pouvoir développer un modèle compétitif et encore plusieurs avant d’aller recharger sa voiture électrique à la pompe. Le professeur Yet-Ming Chiang, qui dirige les recherches au MIT, prévoit un prototype dès 2013.

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  • En gros, on fait le plein d’ion + et d’ion - dans 2 "réservoirs" séparés. La pile est alors pleine.

    Le seul inconvénient, C le devoir "vider" le réservoir. Une nouvelle habitude à prendre avant de faire à nouveau le plein ?

    Reste à savoir si la matière première est potentiellement disponible en quantité suffisante avant d’imaginer une suite ...

    7.09 à 15h43 - Répondre - Alerter
  • Si j’ai bien compris, le dispositif ressemble un peu aux batteries à flux redox. Le principe de batteries à flux redox n’est pas nouveau. Ces batteries stockent l’électricité et la génèrent par une réaction d’oxydoréduction. Deux électrolytes liquides contiennent des ions métalliques dissous qui traversent un feutre de graphite poreux où se trouvent les électrodes. Une membrane sépare les électrolytes et les électrodes mais permet l’échange de protons. Cet échange génère un courant qui, capté par les électrodes, peut être utilisé par une batterie pour faire fonctionner un dispositif.
    La nouveauté dans le dispositif du MIT serait que l’anolyte et le catholyte soient contenus l’un comme l’autre dans le même liquide alors que la batterie à flux redox nécessite l’utilisation de 2 réservoirs séparés.

    7.09 à 12h13 - Répondre - Alerter
  • En clair, je n’ai rien compris !

    Et l’auteur, a t il vraiment compris ?

    6.09 à 20h46 - Répondre - Alerter
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