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29-01-2014
Mots clés
Consommation
Alimentation

Comment éviter les perturbateurs endocriniens dans votre crème solaire

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Comment éviter les perturbateurs endocriniens dans votre crème solaire
(Crédit photo : garryknigh - flickr)
 
« Terra eco » vous aide à décrypter les étiquettes des cosmétiques. Attention aux mentions « benzophenones » et « ethylhexyl methoxycinnamate », substances notamment présentes dans les crèmes solaires et les shampoings.
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Où les trouve-t-on ? Dans de très nombreuses crèmes solaires, dans 29% des produits de maquillage (fonds de teint, vernis, maquillage yeux et visage) et dans certains shampoings.

Comment les reconnaître ? Les deux ingrédients à éviter sont les « benzophenone » et « ethylhexyl methoxycinnamate ». Pour les benzophenone, on trouve les noms : benzophenone-1, benzophenone-2, benzophenone-3 mais aussi B1, B2, B3. Pour l’ethylhexyl methoxycinnamate, on trouve aussi les noms octinoxate ou octyl methoxycinnamate.

A quoi servent ces substances ? Elles permettent de rendre les crèmes transparentes. « Elles ont été développées principalement pour les crèmes solaires, en remplacement de substances opacifiantes qui laissaient une pellicule blanche sur la peau », confirme Aurèle Clémencin.

Effets suspectés sur la santé ? « L’ethylhexyl methoxycinnamate est associé à des troubles neuro-comportementaux et a tendance à s’accumuler dans les eaux, dans le corps humain et le lait maternel », indique Yannick Vicaire, chargé de la réglementation chimique au Réseau environnement santé (RES). Il est également associé à des modifications du fonctionnement hormonal. Les benzophenones ont plus précisément un impact sur les fonctions reproductrices féminines, sur le système immunitaire, les fonctions thyroïdiennes et les glandes du cerveau. Enfin, « on a constaté qu’une concentration notable de benzophenones-3 dans le lait maternel entraîne une augmentation du poids des filles à la naissance et une diminution du poids des garçons à la naissance », poursuit Yannick Vicaire.

Bilan - Précautions d’usage Avoir la peau blanche sur la plage n’est pas des plus sexys. Mais utiliser ces produits transparents n’est pas sans risque. Et le shampoing qui contient ces substances parce qu’il est censé protéger vos cheveux des UV n’est vraiment pas indispensable. Oubliez-le. Impossible ? Lisez-donc nos conseils ci-dessous.


  • Le b.a.-ba de la salle de bain :

Conseil numéro 1 : Cibler les risques. Il faut d’abord savoir que certains produits contiennent beaucoup plus de perturbateurs endocriniens que d’autres. Soyez plus attentifs aux étiquettes des vernis à ongles (74% d’entre eux contiennent au moins un perturbateur endocrinien), des fonds de teints (71%) ou du maquillage pour les yeux (51%). Viennent ensuite les démaquillants (43%), les rouges à lèvres (40%), les soins du visage (38%), les déodorants (36%), les dentifrices (30%) puis les shampoings (24%). Bien sûr, il faut redoubler d’attention pour éviter l’exposition des femmes enceintes et des enfants à ces produits. Si vous êtes équipé d’un smartphone, l’application Noteo vous aidera à faire ce décryptage : son système de notation sanctionne notamment les produits contenant des perturbateurs endocriniens.

Conseil numéro 2 : Le bio est sûr. Ensuite, sachez que si vous ne souhaitez pas éplucher les étiquettes, vous pouvez acheter des produits bios les yeux fermés. Ceux-là sont sans risque. Vous craignez que nos conseils vous coûtent un bras ? Lisez le conseil numéro 3.

Conseil numéro 3 : Changer d’habitudes. « Tout le monde sait qu’on peut manger bio sans dépenser plus à condition de manger autrement, en cuisinant plus soit-même par exemple. Eh bien, pour les cosmétiques, c’est pareil », note Yannick Vicaire, chargé de la réglementation chimique au Réseau environnement santé (RES). Pour l’hygiène quotidienne (shampoing, gel douche, dentifrice) il faut recourir à des produits simples et basiques, qui sont peu coûteux et contiennent moins souvent des perturbateurs endocriniens. Pour les produits de beauté (parfums, crèmes, maquillages), il faudra parfois choisir du bio pour éviter les substances nocives et donc y mettre le prix. « Il faut reconsidérer l’utilité de certains produits par rapport au risque encouru », encourage Aurèle Clémencin. Oui, cela veut dire qu’il faut accepter d’avoir la peau blanche quand on la protège du soleil.


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