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8-04-2010
Mots clés
Agriculture
France
Chronique

Coline Serreau : verte mais verbeuse

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Coline Serreau : verte mais verbeuse
 
Dans son dernier film « Solutions locales pour un désordre global », Coline Serreau déclare la guerre aux tracteurs, aux multinationales, aux gouvernements tout entiers. Le système est malade et les hommes trop vénaux pour le transformer, martèle la réalisatrice à grand renforts de témoignages.
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ÉCOLOGIE SOCIÉTÉ ÉCONOMIE
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C’est d’abord une constatation. Implacable. Notre terre est morte, violée par le labour, empoisonnée par les pesticides. En cause, une agriculture intensive inventée par l’Occident et son système patriarcal et refilée, comme un mauvais virus, au monde entier, des multinationales qui répandent leurs semences hybrides (et non reproductibles) sous l’œil bienveillant de gouvernements complices. Devant la caméra de Coline Serreau, réalisatrice de « La Belle Verte », les experts défilent et rapportent les énormités du système. L’objectif de ce film ?

Mais pas question de se décourager. Il y a bien des solutions (locales) face à ce désordre (global), martèle la réalisatrice. Caméra au poing, Coline Serreau a parcouru le globe pendant trois ans, dénichant ici un agriculteur ukrainien converti au bio, là, un programme marocain où l’on réapprend à fabriquer du compost sur les terres ravagées du désert. Elle a emboîté le pas à des associations, a suivi notamment les Kokopelli du Brésil, affairés à redistribuer des semences durables. Elle a installé philosophes et économistes face caméra, dans des fauteuils et leur a tendu un micro. Mais des institutions qu’elle attaque - Monsanto notamment - pas de trace. Omniprésents dans le discours, ils sont aussi privés de parole. Une position que la réalisatrice assume sans flancher.

L’idée de Coline Serreau ? Faire de son film, « un outil de communication, de combat et d’encouragement », déclarait-elle en octobre 2008 lors d’une conférence de presse de Colibris, le « Mouvement pour la Terre et l’humanisme » de Pierre Rabhi. « C’est un concentré d’idées, d’initiatives qui vont faire tâche d’huile. » Un concentré... trop concentré. Pendant une bonne demie heure, le film enchaîne les interviews d’experts. L’information est dense mais la nature absente. Seuls les époux Bourguignon, spécialisés dans la biologie des sols, entraînent la caméra à la lisière des champs, et démontrent, preuves à l’appui, la piètre qualité de la terre. On souffle un moment, on rit aussi. Avant de retrouver les longs monologues des experts. De quoi sortir de la salle le poing serré, peut-être, mais au bord de l’indigestion.


La bande-annonce du film :

A lire aussi sur terraeco.net :
- Coline Serreau aux antipodes de Nicolas Hulot
- Cinéma : le retour à la terre
- Hulot, Arthus-Bertrand et Al Gore au banc d’essai

Sources de cet article

- Le site du film
- Photo : Solutions locales pour un désordre global

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20 commentaires
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  • Je persiste et signe, que les agriculteurs ne se plaignent pas de disparaître, ils creusent eux-mêmes leurs tombes avec leurs gros TRACTEURS !

    7.08 à 18h01 - Répondre - Alerter
  • thierry fargeot : Autre son de cloche

    Ce film a le gros interet de defendre un point de vue trop longtemps absent de nos medias.
    Si il y a quelques longueurs ou des choix de techniques camera discutables , cela n’enleve en rien l’accuité du propos

    thierry Fargeot

    15.04 à 12h43 - Répondre - Alerter
  • Cathy du 974 : VIVE LES FEMMES !!!

    BRAVO pour ce merveilleux film.
    Bravo pour chaque mot et bravo pour l’éco-féminisme.
    N’en déplaise à certaines personnes de ce forum (voir Joss_Do_It) : l’écologie de terrain a toujours avancé grâce aux femmes...

    Mais je suis estomaquée des retours négatifs ! Surtout de votre part Terra Eco !

    Où se situe Terra eco en faisant une promotion mitigée de ce film qui a le grand mérite de proposer des solutions concrètes ?

    Votre position est à la fois injuste et incompréhensible, quand des démarches comme celle de C. Serreau devraient êtres applaudies, soutenues, encouragées, admirées ! Quand par ailleurs les média boycottent le film et que la promo est inexistante.

    Donner la parole à toutes/tous ces sages jamais entendue/us ni écoutées/és, voilà le but et la prouesse de cette oeuvre indispensable et salutaire.

    Comment pouvez-vous ne pas soutenir ce film, ne pas inciter à aller le voir ???

    Je me demande si c’est parce qu’il a été réalisé par une femme, contrairement à tous ceux que vous avez défendus par le passé.

    On est au-delà de la critique cinématographique : on parle ici de salut de l’humanité. Vous deviez être présents sur ce sujet, solidaires, au-delà de la critique (etes-vous un magazine culturel ?) ! Ou alors je ne vous comprends plus...

    12.04 à 12h21 - Répondre - Alerter
  • Bonjour,
    Je vous invite à lire notre communiqué de presse qui répond aux nombreuses erreurs factuelles du film de Mme Serreau.
    Le sujet de ce film est extrêmenent important pour l’avenir et ne devrait pas être traité avec tant d’inexactitudes.
    Vous pouvez lire notre communiqué de presse sur le site www.gnis.fr, à la rubrique "Presse - communiqués généraux".

    Delphine Guey
    Gnis

    12.04 à 10h29 - Répondre - Alerter
  • Voir sur mon blog "Après Coline"
    http://gorgerouge.over-blog.com

    Bien à vous,
    Robin Branchu

    11.04 à 01h11 - Répondre - Alerter
  • Encore un très bon outil de réflexion et de travail .. à diffuser au maximum .. surtout auprès des agriculteurs , pouvoirs publics .. dans les écoles aussi !
    Cependant j’ai une crainte .. que ce genre de film ne touche finalement que des personnes déjà sensibilisées aux problèmes environnementaux .. Il y a eu trop peu de com autour de ce film comparativement à d’autres navets ! Pourtant ça me semble important de savoir qu’on n’a par exemple que 20 jours d’autonomie alimentaire en France , que ce qu’on pulvérise sur nos légumes et nos céréales c’est du poison violent etc tout cela subventionné bien entendu par l’Europe (donc par nous) !
    Bravo Coline pour tout ce que vous dénoncez dans ce film , perso je vais essayer de diffuser au maximum l’info mais je crois qu’au fond, il y a beaucoup de monde qui préfère ne pas savoir .

    10.04 à 12h12 - Répondre - Alerter
  • Je n’ai pas vu le documentaire de Coline S.

    Mais au sujet de votre article, je vous trouve un peu injuste pour la raison suivante :
    « Mais des institutions qu’elle attaque - Monsanto notamment - pas de trace. Omniprésents dans le discours, ils sont aussi privés de parole. »

    Avez-vous déjà vu des documentaires non réalisés ou financés par ces industries, où elles acceptent de s’exposer à la caméra, de répondre à quelques questions, voire de défendre leur position ?

    Moi très peu.

    Tous les documentaires que j’ai vus, réalisés par des journalistes d’enquête dignes de ce nom, et qui ont tenté, parfois très ardemment (et toujours respectueusement), d’obtenir des réponses de la part de ces compagnies ont systématiquement trouvé portes closes... Quand ils ne se sont pas fait intimider.

    Ces industries n’ont pas de temps à perdre pour s’expliquer dans de telles media de communication où les vraies questions pourraient leur être posées.
    Leurs stratégies, leurs plans et leurs techniques de comm. ont d’autres objectifs qui ne supportent pas le journalisme "civil"...

    SB

    10.04 à 01h51 - Répondre - Alerter
    • J’ai entendu Coline Serreau sur France Inter dire qu’elle ne va pas passer le peu de temps et de moyens qu’elle a à donner la parole à Monsanto. D’autant plus qu’ils ont les moyens de s’exprimer et les utilisent via la publicité de leurs produits et le lobbying.
      Ca me va très bien

      15.04 à 11h06 - Répondre - Alerter
  • Tomate : déjà vu

    on ne découvre rien de nouveau. Ce genre de film est aussi radical pour la pensée qu’un pesticide pour les champs de tomates. Ca tue tout ce qui bouge.

    9.04 à 18h50 - Répondre - Alerter
  • Tout à fait d’accord sur l’article.
    Pour résumer :
    - > Les points positifs :
    - la présentation du contexte : on a entrainé les agriculteurs et les consommateurs dans une impasse : les méthodes adoptées ne sont pas viables à long terme
    - tout le monde est responsable : les gens, mais aussi les pays
    - les coupables sont biens ceux que l’on pense : les multinationales (semenciers notamment)
    - qualité des "interwievés"
    - on apprend des choses ! : le labour profond crée des sols en béton ; la nature est aussi efficace et moins chère ; l’agriculture des 60 dernières années est une agriculture de guerre (avant-pendant et après...)
    - >Les points négatifs :
    - le film est un peu trop long (mode actuelle sur les sujets de société ?)
    - la "défense" n’a pas la parole : les industriels ont-ils été sollicités ?
    - le problème des femmes en Inde est "un peu hors sujet" (ou trop longuement traité)

    Conclusion : à voir et à donner suite..
    Une des phrases clé du film : "en ce qui concerne les sols agricoles nous vivons dans un désert virtuel, mais nous ne le savons pas"

    9.04 à 16h32 - Répondre - Alerter
    • Bonjour, je suis entièrement d’accord avec ce que vous dites.
      je l’ai trouvé en effet un peu trop long et j’avais l’impression que les mêmes choses étaient répétées vers la fin.
      A la sortie, j’avais quand même l’impression que nous étions condamnés et que rien n’y fera contre les multinationales. l’argent l’argent l’argent, c’est bien ce qui nous gouverne et tant qu’il y en aura à gagner, il n’y aura pas d’amélioration visible à l’échelle planétaire.

      Je pense qu’à ce stade d’avancée de destruction, chacun doit faire à son petit niveau et essayer de travailler au "mieux-être" de notre terre. Peut être tout simplement pour se donner bonne conscience, car si l’on se laisse aller à penser que l’on vit sur une planète foutue alors comment continuer à vivre sans se dire qu’à chaque geste que nous faisons , nous la détruisons un peu plus...
      Nous sommes tous nés dans une époque où nous n’avons pas trop le choix d’utiliser du pétrole et des produits industriels. Bien sûr, il serait possible de vivre complétement écolo, loin de tout, travailler pour soi et être autonome quoique l’on ne l’est jamais à 100%, il y a toujours des comptes à rendre à l’état.

      Ce genre de film est selon moi tout à fait réaliste car les gens ne se rende pas compte de l’état de la planète, ca fait peut être mal ; les gens n’ont pas envie de savoir et pourtant il le faut. on ne peut pas continuer à faire des enfants sans savoir ce qui les attend.

      12.04 à 09h19 - Répondre - Alerter
  • J’ai vu ce film mercredi et bien qu’effectivement la forme soit discutable (les longs interviews plan fixe, le féminisme plus que sous-jacent...), reste que le fond mérite que ce film soit vu le plus possible afin qu’on puisse changer notre mode d’alimentation et peser sur les choix de sociétés en achetant les aliments issus d’une agriculture respectueuse de la Terre et de l’environnement.

    bref Coline Serreau n’est peut etre pas aussi efficace qu’un Mickael Moore, mais son combat est on-ne-peut-plus important ...

    9.04 à 11h32 - Répondre - Alerter
  • mcarmen : vivement le dvd

    bonjour,

    j’ai éprouvé le même ressenti...(mais lisez l’interview de Coline Serreau sur ECOLO-INFO
    il y a six heures exploitables semble-t-il...)

    et attends avec grande impatience le dvd qui sera probablement plus complet !

    le livre "travailler deux heures par jour" avec le collectif ADRET, vous vous en souvenez ?
    les crevette voyageuses y étaient déjà dénoncées
    comment éviter ces aberrations ?
    cordialement,

    9.04 à 10h13 - Répondre - Alerter
  • Pour des belles images il faut voir ’Home’
    Je doute que monsanto ait accepté de débattre avec Coline, et puis s’il est manquant il faut lire ’Le monde selon monsanto’ de Marie Monique Robin
    Quant à la nature, elle est dans le cœur des intervenants.
    Je vous conseille aussi de voir ’Le temps des grasses’
    ces deux films ne sont pas à comparer ils sont simplement complémentaires.
    il y as les petites gens qui ne sont pas entendu et il y a des gens dit intellectuel qui ont aussi compris les réalités de terrain, nous avont besoin de leurs témoignages, il ne sont pas ’un grand renfort’ dans une notion d’exagération, nous ne les voyons et entendons que rarement, ils ne sont pas les conseillés de l’état que nous devrions avoir et si nous considérons la géographie que Coline a emprunté, ils sont en faite peu à intervenir

    9.04 à 10h10 - Répondre - Alerter
  • Aline Bretaneo : On y va tout droit...

    ...dans le mur, ou plutôt nous l’avons déjà percuté.

    Si tous les cons(1) volaient, il ferait nuit.

    (1) Les cons humains.

    9.04 à 09h50 - Répondre - Alerter
  • J’ai au contraire trouvé ce film très argumenté en non pas verbeux, adjectif pour le moins dépréciatif. Où se situe Terra eco en faisant une promotion mitigée de ce film qui a le grand mérite de proposer des solutions concrètes contrairement à des films comme Home où la nature est très présente mais le discours creux.
    Un grand bravo à Coline Serreau pour son travail de qualité fait son compromission.

    9.04 à 09h23 - Répondre - Alerter
  • On peut regretter que Monsanto soit accusé sans avoir l’occasion de se défendre...
    Mais est-ce l’objet de ce film ?
    Les arguments de la firme de Saint Louis ont-ils encore besoin d’être médiatisés ?
    La parole ne doit-elle pas être parfois donnée à leurs opposants ?
    La crédibilité d’une alternative ne doit-elle pas être défendue ?
    C’est ce que fait ce film.

    Vous affirmez : "L’information est dense mais la nature absente".
    Quelle nature ? LA NATURE idéalisée qui n’existe que sans hommes puisque ceux-ci se l’approprient dès qu’ils la nomment ?

    Loin des ayatollahs défenseurs de la nature sans hommes, le film oppose en effet, en toute clarté, deux manières de s’approprier (au sens de la travailler, de la faire servir à la subsistance de l’humanité) la terre... et là, il n’y aura que des aveugles pour ne pas voir la différence entre le désastre agronomique et social construit par la gestion "MONSANTO" de la terre et de ses produits et les promesses d’une gestion alternative dont ce film défend avec bonheur la crédibilité ?

    9.04 à 09h13 - Répondre - Alerter
  • Bonjour
    et merci pour votre article sur le film de Coline SERREAU.
    au moins vous en parlez, vous,
    mais pas pour en dire du bien, et c’est dommage de votre part.

    Certes, c’est un manifeste-documentaire, engagé, bien documenté et parfois drôle.

    Et il en faut, pour promouvoir l’agriculture biologique, en France et dans le monde.

    Vous aurez remarqué que ce film est beaucoup plus positif que le catastrophiste "Titanic" -le bien nommé- de Nicolas Hulot -bien que je soutienne vivement la démarche courageuse et bienfaitrice de Nicolas Hulot, et qu’il est moins esthétisant que le "Home" de YAB, que je soutiens aussi mordicus.
    En effet, il faut encourager les voix (et les films) qui osent se lever contre l’agro-industrie consumériste dominante et promouvoir l’agriculture biologique.

    Un exemple tout récent : Je suis ingénieur agronome d’AgroParisTech, et j’étais le 6 avril à une conférence de Marion GUILLOU, la "PDG" de l’INRA (elle signe ainsi chaque page de sa présentation powerpoint), à l’ENS lyon : "Nourir durablement la planète". Tout un programme, et c’est bien là qu’on attend l’INRA, pour aider la France et le monde. Or elle n’a jamais utilisé un seule fois le mot "agriculture biologique", ni même parlé de quoi que ce soit dans ce sens. Les questions du débat qui ont suivi ont souvent été très véhémentes, demandant en fait des comptes à l’INRA sur ce défaut d’action vis à vis de l’agriculture biologique. Dans ses réponses, elle a continué avec le style langue de bois (non BIO...), très travaillé pour ne froisser personne, en décevant très visiblement son auditoire.
    La conclusion pratique : Nous devons développer l’agriculture biologique, dans le monde, en France et autour des agglomérations françaises, pour se nourrir, avec ou sans l’INRA, avec ou sans l’agro-industrie. CQFD.

    et longue vie au film de Coline SERREAU, "Solutions locales..."
    et à "Nos enfants nous accuseront".

    Ou-Vertement BIO,
    Jean-Guy
    JeanLambert1@free.fr

    PS : Je prépare un compte-rendu, partiel et partial, de la conférence de l’INRA, que je pourrais vous envoyer si vous le souhaitez, par exemple pour un forum ou une tribune.

    9.04 à 09h09 - Répondre - Alerter
  • Christine : Allez-y vite

    merci Coline pour cette bouffée d’enthousiasme face à toutes les grosses entreprises qui depuis des décennies font tout pour tuer lentement mais surement notre terre avec des produits tous plus monstrueux les uns que les autres. Et tout cela sous couvert de nourrir la planète !!!!!!!!! Alors que nos ancêtres savaient faire pousser leur nourriture tout simplement avant. Avant quoi, avant les grandes guerres, et la transformation des stocks de poisons restants au lendemain de la paix enfin retrouvée. Avant la volonté de quelques industriels et politiques de l’époque qui ne voulaient pas perdre un sou sur des marchandises qu’il a fallu "recycler" autrement pour encore et toujours s’enrichir sur le dos des hommes et de la Terre nourricière. Sous couvert de "fertiliser, nettoyer, éradiquer, aseptiser...." l’homme tue la terre ou lieu de la nourrir à grand renfort de chimie, de pétrole..... Toujours les mêmes qui continuent à s’enrichir pendant que d’autres, toujours plus nombreux ne peuvent plus assurer leur nourriture quotidienne. Revenons à une culture sereine, naturelle, qui respecte le rythme des saisons, de la vie tout simplement. Arrêtons de jouer à l’apprenti sorcier pour être plus fort que notre chère Gaïa. Un doc puissant, superbe avec des intervenants formidables. Redonnons à la terre sa texture de "couscous" comme le dit si bien monsieur Bourguignon, retrouvons son odeur formidable, réapprenons à vivre avec cette terre qui nous fait vivre, le tout en bonne intelligence.
    Allez donc tous voir ce film tant qu’il est en salle. Il ne faudrait pas qu’il soit juste visionné par ceux qui sont déjà convaincus par le message de Coline Serreau comme c’était le cas mercredi après-midi à Nancy où nous étions à peine une dizaine et tous des convaincus par le sujet. A nous tous de faire découvrir ce doc. par le biais du bouche à oreilles s’il le faut pour que le travail de Coline Serreau et de tous les intervenants du monde entier qui se sont associés à son travail ne reste pas dans l’anonymat. Allez-y, notre belle planète le mérite bien.

    9.04 à 07h40 - Répondre - Alerter
  • Au bord de l’indigestion ??!!

    Que faites vous des passages sur l’agriculture paysanne du Brésil, en Ukraine,en Inde..

    Il est vrai qu’était projeté au même moment " Le choc des Titans" dans une autre salle....film plus "esthetique plus technique avec plus de moyens financiers et moins de verbages..

    Mais s’il faut choisir entre "le choc des titans" ou "le choc des consciences" mon choix est fait depuis quelques années déjà...

    Dommage pour cette critique de film qui me semble un peu espéditive, un peu trop rapide à mon gout. Un peu de recul aurait permis de voir le parallelisme qui existe aujourd’hui à la fois entre le cinéma engagé artisanal sans moyen et le cinéma de diffusion intensive en 3 D ! mais aussi entre le combat que mêne l’agriculture paysanne depuis des dizaines d’années face aux Agro-Titans que sont Monsanto Bayers et autres superfirmes à l’internationnal

    Vos rubriques sont mieux construites d’habitude.

    Laissons le temps faire les choses et ce documentaire paraitra plus construit et plus puissant qu’il en a l’air..Vous semblez oublier que c’est Coline SERREAU qui l’a réalisé... !

    Emmanuel BAILLY

    8.04 à 23h09 - Répondre - Alerter
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