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31-07-2014
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Culture

Cinq films à voir ou revoir cet été !

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Cinq films à voir ou revoir cet été !
 
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« Terre des ours », de Guillaume Vincent

Des ours en 3D, des violons, la voix de Marion Cotillard : les ingrédients sont là pour assurer le spectacle. Et ça marche. Au Kamtchatka, en Extrême-Orient russe, les ours survivent aux hivers redoutables en pêchant des saumons tout l’été. Ce documentaire s’approche très près d’animaux qui ne connaissent pas l’homme, ce qui ouvre un accès rare à leur mode de vie, mélange de violence et de douceur. A l’image de ce gros ours qui se frotte lubriquement aux arbres et à la terre pour célébrer le printemps, de ces mères dévouées à leurs petits dissipés, de ces jeunes adultes oublieux, chassés hors de la tanière par la faim et qui doivent survivre à l’hiver. —

« Il était une forêt », de Luc Jacquet

Assis sur la canopée, le botaniste Francis Hallé surplombe une forêt primaire vertigineuse. Depuis plus de cinquante ans, le chercheur sillonne les plus anciennes forêts de la planète. Sur les épaules des géants, il raconte l’histoire de l’écosystème végétal, le cycle de la forêt. Un cours de botanique in situ fascinant, où l’on apprend comment les arbres communiquent, repoussent les prédateurs, appellent et retiennent la pluie. Selon Francis Hallé, les forêts tropicales primaires auront disparu d’ici à dix ans, au rythme de la déforestation. Même si leur sol est une banque de graines prêtes à éclore, il faudra quatre-cents ans pour que repousse la forêt. —

« No es una crisis », de Fabien Benoit et Julien Malassigné

Quand on est journaliste dépêché pour couvrir un sujet chaud, il faut être rapide, saisir une atmosphère et expliquer tout le reste : les enjeux politiques, culturels, économiques, etc. Bref, le temps est compté. En 2011, lorsque le mouvement des Indignés est né en Espagne, tout le monde est venu, a vu et a plié bagage après quelques images et analyses. « Et si ça n’était pas qu’une crise », se sont demandé deux journalistes indépendants, qui ont décidé de s’attarder un peu avec les acteurs de ce mouvement populaire, viral et horizontal, qui a mobilisé au-delà des différences de classes sociales, d’âge et d’adhésions politiques. Un an plus tard, les deux journalistes, revenus voir où en étaient les Indignados, sont frappés par la dureté du plan de rigueur imposé au pays par le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy, qui laisse de plus en plus de citoyens sur le carreau. Leur webdocumentaire, qu’ils déclinent en DVD, montre deux visages de la crise. Sorte de géopolitique de la révolte, il se construit en chapitres thématiques – la bulle immobilière, la rigueur, la révolte populaire et l’avenir sacrifié –, ancrés dans des lieux de Madrid. A suivre les deux compères dans les rues de la capitale révoltée, on comprend mieux pourquoi la « crise » les agite. —

Le site de No es una crisis

« Noire Finance », de Jean-Michel Meurice et Fabrizio Calvi

Depuis 2008, tout le monde a senti la faille dans le système financier, mais sans la comprendre. Ce docu ouvre sur une question simple : pourquoi renflouer les banques avec de l’argent public ? En deux heures, de la crise de 1929 à celle des subprimes, il décortique les mécanismes de la finance et les dérèglements d’un système devenu incontrôlable. Il retrace le processus politique (tentatives de régulation, déréglementation et connivences) et technique (produits financiers) qui a conduit à la débandade. Si vous avez été émoustillé par le culot du Loup de Wall Street, ce film vous fera vite dessiller les yeux. —

Noire Finance sur le site d’Arte

« Le Conte de la princesse Kaguya », d’Isao Takahata

A l’heure de la 3D, Isao Takahata prend le parti de la tradition, sur le fond et sur la forme. Adaptation du Conte du coupeur de bambou, œuvre japonaise millénaire connue de tous les enfants, ce film raconte l’histoire d’une petite fille découverte au creux d’un bambou par deux vieux forestiers à qui elle apporte joie et fortune. Kaguya, qui pousse aussi vite que le bois de son berceau, devient une jeune fille belle et lunaire, dont tous les hommes, jusqu’à l’empereur, sont fous. D’où vient-elle ? De cette nature presque spirituelle dans laquelle elle gambade ? Fille de la lune, elle finira par déserter la terre. Sur la forme, le réalisateur revendique l’inspiration des rouleaux peints japonais du XIIe siècle, considérés comme les ancêtres des mangas, et son dessin mêle aquarelle, fusain et crayon. Réalisé en plans fixes et lents mouvements de caméra, Le Conte de la princesse Kaguya est une fresque contemplative dont le dessin semble délicatement tracé sous nos yeux. —

En salles depuis le 25 juin

Le Conte de la princesse Kaguya

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  • Les deux films que je préfère : "Noire Finance" et "No es una crisis". Ces ont deux films très bien construits et qui sont pertinents. Les explications sont claires. Un divertissement http://www.labyfolies.com/ intelligent le soir avant de se coucher. Pour les autres films, je n’ai pas eu le temps d’en regarder certains. Je vais donc les visionner prochainement.

    Merci pour ces idées de film !

    4.08 à 11h39 - Répondre - Alerter
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