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31-03-2014
Mots clés
Climat
Monde

Cinq choses à savoir sur l’alarmant rapport du Giec

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Cinq choses à savoir sur l'alarmant rapport du Giec
(Crédit photo : TheZionView - flickr)
 
Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat vient de rendre le deuxième volet de son nouveau rapport. Il énumère les conséquences du changement climatique. Passage en revue.
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ÉCOLOGIE SOCIÉTÉ ÉCONOMIE
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- Plus de sécheresses et moins d’eau :

Plus le climat se réchauffera, plus le nombre d’humains frappés par une pénurie d’eau sera élevé, exposent les chercheurs du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec). Dans la plupart des régions subtropicales, les cours d’eau, les lacs et les mers ainsi que les nappes phréatiques verront leur niveau diminuer. Et là où l’eau viendra à manquer, les espèces animales risquent de souffrir, voire de s’éteindre si elles ne parviennent pas à s’adapter à ces changements hydriques. Idem pour certaines espèces d’arbres qui, en disparaissant, ne joueront plus leur rôle de puits de carbone. A l’inverse, les ressources hydriques seront vraisemblablement plus abondantes dans les régions de hautes latitudes, soumises à de fortes précipitations. Plus abondante oui, mais de qualité moindre : l’augmentation des températures et des dépôts de sédiments ainsi que la pollution liée à de fortes pluies seront responsables d’une dégradation de l’eau disponible.

- Moins de nourriture :

Le réchauffement climatique est déjà en œuvre et ses effets palpables sur les récoltes. Et ce n’est pas fini. Si l’on n’agit pas notablement, les productions de riz, de blé et de maïs dans les régions tropicales et tempérées devraient globalement diminuer – même si, localement, quelques améliorations de rendement pourraient ça et là être observées. Prudent, le Giec évoque une fourchette de scénario possible. Dans le pire des cas, la diminution pourrait atteindre 25% pour la période 2030-2049 par rapport au siècle précédent et plus encore après 2050. Pourtant, au même moment, soulignent les experts, la demande en ressources agricoles va croître, entraînant probablement une envolée des prix. Mais pas question de se tourner vers nos mers pour compenser. Le réchauffement des océans pourrait entraîner le déplacement de nombreuses espèces vers le Nord, avec un impact négatif sur les potentiels de capture dans les régions tropicales. Ça, on le savait déjà.

Ce que le rapport précise pour la première fois en revanche, c’est l’impact de l’acidification des océans sur les organismes dotés de squelettes ou de coquille calcaire comme les coraux, les mollusques et les crustacés. « Des expériences ont montré qu’une acidification des eaux renforce l’effet néfaste d’une hausse de la température sur la croissance des coraux, ce qui pourrait se traduire par une mortalité accrue, avec des conséquences pour les atolls, dont l’existence même est fondée sur l’existence de récifs coralliens », précise Jean-Pierre Gattuso, de l’Observatoire océanologique de Villefranche-sur-Mer (Alpes-Maritimes) dans un article publié dans le Journal du CNRS (Centre national de la recherche scientifique). Par ailleurs, les scientifiques ont mis en évidence un effet de l’acidification sur le système sensoriel de certains poissons, incapables alors de détecter la présence d’un prédateur, poursuit la publication.

- Plus de maladies :

Jusqu’au milieu du siècle, les fléaux sanitaires devraient progresser, surtout dans les pays en développement. Au menu : décès dus aux vagues de chaleur et aux incendies, sous-nutrition liée à la raréfaction des ressources, maladies liées à la contamination de l’eau ou à la propagation des vecteurs – de la malaria notamment. A compter néanmoins quelques petits bénéfices puisque la mortalité due au froid devrait reculer et les rendements agricoles s’améliorer de manière très localisée.

- Des humains qui bougent ou se battent :

Lorsque les populations viendront à manquer de ressources ou seront touchées par des phénomènes climatiques extrêmes… elles se déplaceront, souligne le Giec. « La migration peut aussi être une stratégie d’adaptation efficace », précise le texte pour décideurs – la version condensée du rapport. D’autres migreront sans doute pour éviter les tensions : «  Le changement climatique peut, indirectement, augmenter les risques de conflits violents comme les guerres civiles et les violences entre différents groupes en amplifiant des causes bien connues de ces conflits : la pauvreté et les chocs économiques », considèrent les experts. Selon une étude américaine publiée en 2013, « chaque augmentation de 1°C de la température pourrait entraîner une augmentation de 14% des conflits entre les groupes et de 4% des violences entre personnes ». Des conflits à l’intérieur des pays, entre les nations aussi : « Certains impacts du changement climatique comme les variations de couverture glaciaire, la raréfaction de ressources partagées en eau ou la diminution des stocks halieutiques a le potentiel d’augmenter la rivalité entre les pays », précise le résumé pour décideurs.

- Une économie en berne :

« Les impacts économiques globaux de changements climatique sont difficiles à estimer », souligne le résumé pour décideurs. Les estimations – jugées « imparfaites » par les experts – varient entre 0,2% à 2% du PIB mondial. Mais les « pertes sont plus susceptibles de croître que de baisser ». Pis, il y a de grosses différences entre les pays et à l’intérieur de ceux-ci : la pauvreté risque d’être exacerbée dans les pays en développement tandis que des poches de pauvreté pourraient se créer dans les pays déjà marqués par de fortes inégalités.

A lire aussi sur Terraeco.net :
- Montée des eaux, températures en hausse : le Giec durcit ses prévisions

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  • Une lecture qui devrait être obligatoire pour chacun de nos décideurs, et chacun des candidats aux élections, avec exercice de compréhension !.. pour ensuite, répercuter la vérité aux électeurs plutôt que de leur promettre des leurres à seul but électoral !

    Notre tout mou national vient peut être de comprendre ( en tout cas, ses groupies n’ont absolument rien compris) qu’il ne sert à rien de promettre un avenir fastueux pour être élu, lorsque l’on sait pertinemment que ce ne sera pas le cas.

    1er.04 à 12h04 - Répondre - Alerter
  • ... malgré ces rapports plus qu’alarmants personne ne bouge , et les responsables des pays développés continuent de se " chamailler " sur des détails politiques sans importance !!!
    Que pouvons nous faire , à part les virer lors des élections ... mais qui mettre à la place ???
    Quels hommes et femmes seront suffisamment solides et influents pour redresser la barre ?

    31.03 à 18h52 - Répondre - Alerter
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