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26-06-2014
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Changer de vie : ils ont osé, pourquoi pas vous ?

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Changer de vie : ils ont osé, pourquoi pas vous ?
(Crédit photo quentin vijoux pour « terra eco » / jag cz - fotolia)
 
Trois, deux, un… Stoppez ! Vous avez forcément un jour imaginé une existence différente, à la fois plus lente et pleine de fond. Mais vous n’avez pas bougé. Il n’est pas trop tard : on peut changer d’avis, on peut changer de vie. Il suffit d’un pas : lancez-vous !
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ÉCOLOGIE SOCIÉTÉ ÉCONOMIE
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Article publié dans le

N° 59 - juillet-août 2014

Changer de vie : ils ont osé, pourquoi pas vous ?

Quel beau projet que voici : changer sa vie ! Un rêve fantasmé par beaucoup d’entre vous, petits scarabées. Selon un sondage OpinionWay réalisé pour Terra eco (Lire ici), un Français sur deux, soit 26 millions d’individus de plus de 18 ans tout de même, visent une bifurcation. Autant dire qu’il va y avoir de sacrés embouteillages sur les routes du changement. D’après la Documentation française, en dix ans, 500 000 Parisiens seraient devenus provinciaux. Déménager, changer de boulot, vivre en pleine nature, divorcer ou se lancer dans un tour du monde en voilier… La déclinaison est infinie. Pour la sociologue Catherine Négroni, auteure de Reconversion professionnelle volontaire (Armand Colin, 2007), ce mouvement est à la fois individuel et social. Certes, tu es le seul initiateur de ton virage, petit scarabée, mais la société, en érigeant en modèle la « réalisation de soi », en fait une expérience sociale, limite à la mode !

Partir faire l’amour en Ardèche

Les plus grognons expliqueront que c’est la faute à la crise, que les aspirants au changement sont tous sous antidépresseurs, que l’époque est décidément mal fichue. Ce n’est pas faux. On peut aussi se ravir de cet élan vers une forme d’aventure moderne. Chez les sociologues, on appelle cela la « bifurcation biographique » et ça a toujours existé. Nos ancêtres les babas partaient faire l’amour et traire des chèvres en Ardèche. Nos contemporains les bobos visent désormais la réduction des incohérences et le retour à plus de (bon) sens. Pour 76 % d’entre vous, il s’agit d’abord et avant tout de (re)donner du sens à leur existence. Mais il n’existe pas qu’une seule bifurcation, plutôt des dizaines : « Parfois l’acteur est au centre de la bifurcation, parfois celle-ci semble dictée par des circonstances extérieures, un plan social ou un divorce. Parfois le projet initial était très précis et fortement investi, parfois il était assez flou et laissait la porte grande ouverte à d’autres possibilités. Parfois des contraintes, des événements extérieurs, des amis ou la famille sont intervenus de façon décisive dans le processus, d’autres fois c’est la volonté de la personne qui a prédominé… », développait déjà en 2002 la sociologue Claire Bidart, dans une grande enquête qualitative sur les bifurcations.

Mais attention, de multiples obstacles jalonnent le virage du changement. On ne quitte pas tout sans qu’il y ait un élan profond, et non juste une tocade de quadragénaire « burnouté ». De multiples interrogations existentielles viendront se greffer sur le projet de bifurcation : chercher à tout péter, c’est bien, savoir ce que l’on pète, c’est mieux. Car ce n’est guère utile de partir à l’autre bout du monde ou de la campagne avec son petit sac à dos de névroses, son passé biscornu et ses réflexes maladifs. On ne va pas paraphraser Gandhi, mais quand même : le changement, petit scarabée, il est en toi !

Un choc ou un détail insignifiant

Ne nous leurrons pas, on ne mue que si l’on en sent la nécessité, le besoin vital, en plus du désir. Qu’il s’agisse des 40 bougies sur le gâteau d’anniversaire, de la chérie qui s’est tirée avec le revendeur de 4x4 ou de la naissance du premier héritier, le choc est toujours bénéfique. D’après Claire Bidart, il faut imaginer une cocotte-minute dans laquelle vos émotions, votre boulot, vos amours, l’essence de votre existence… sont cuisinés à petit feu. Durant des mois, voire des années, la pression monte et le petit sifflement devient lancinant. Jusqu’à ce qu’un choc ou un détail insignifiant – un champ de fleurs en été, une rencontre, une marche en forêt – fasse sauter le couvercle. Et hop ! Vous voilà projetés dans un processus de changement.

Cependant, tout le monde n’aspire pas à changer. Prenez Hugues – qui n’existe pas mais est très fortement inspiré d’un ami d’ami ! –, fan de sports mécaniques et grand jouisseur devant l’éternel. Il se demande pourquoi « lui » devrait changer. Considérant qu’il n’est qu’un nanoscopique maillon dans la chaîne de l’emmerdement maximum, il veut profiter de son cossu portefeuille jusqu’à en crever. « Boire du très bon vin, m’offrir une super voiture, visiter des lieux magiques, m’amuser, profiter de la vie, quoi ! » Telle est sa philosophie. S’il vous fait envie, rendez vite cet exemplaire de Terra eco à votre kiosquier ! Si non, lisez les témoignages publiés dans ces pages, les histoires de ceux qui ont mis le cap vers une vie – un peu, beaucoup, c’est selon – différente. —


SOMMAIRE

TEST Petit scarabée, es-tu mûr(e) pour le changement ? 10 questions pour savoir si vous êtes prêt(e) à faire le grand saut du changement.
SONDAGE Sondage : des désirs d’avenir différent Un Français sur deux se dit prêt à changer de vie, selon notre sondage… Tous les résultats ici.
TEMOIGNAGES Changer de vie en quatre étapes Marquer une pause. Changer de maison, de job ou bien de quotidien. Il existe 1 001 façons de bouleverser votre vie. Voici quelques témoignages et conseils pour vous lancer.
ENTRETIEN « S’extraire du bruit extérieur pour écouter son vacarme intérieur » L’envie d’une autre vie est-elle un besoin réel ? Séverine Millet, à l’initiative d’une passionnante lettre d’information autour du changement, invite à se poser les bonnes questions.
PRATIQUE De la lecture pour une douce vie Avant de tout plaquer, il faut bien réfléchir, mais aussi potasser un peu. Voici vos devoirs de vacances.
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Bridget Kyoto est un double déjanté de Laure Noualhat, journaliste, qui offre chaque semaine une Minute nécessaire sur Internet.

Les liens de Bridget : page Facebook, Youtube

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  • Je fais parti d’un groupe de personnes en pleine croisade dans sa vie. Entre le travail qui s’affirme mais ne trouve preneur et une envie de bouger vers une région moins frileuse, j’ai du mal à établir un projet où je me trouve pour le déplacer ou tout quitter et m’y risquer une fois dans l’inconnu. J’ai testé l’aménagement paysager avec un résultat désastreux tant le maraîchage et l’horticulture sont mal employés en formation. La validation pour se professionnaliser demande un silence sur son but ou un accord total. De ma part, j’hésitais entre la botanique avec un passage en conception de jardin pour arriver à mes fins comme peintre-jardinière. Une forme de sensibilisation à la nature entre réalité cadrée et pure imaginaire. Cela s’est mal formulé et en cours de route j’ai perdue toute motivation. Aujourd’hui, on m’incite à créer ma propre structure. Seule, je trouve la demande encensée. Ensuite, c’est une demande qui exige une connaissance du terrain qui m’est impossible à transmettre contrairement à la peinture que je conçois en relation directe avec la nature qui la compose. Sans être de nature morte, il est bien difficile à poursuivre un chemin que l’on s’est tracé viscéralement, garder contact avec les exigences demandées par les différents partenaires et aides financières, car chacun ignore par instants les modalités complètes. En tant qu’auto-entrepreneur, je ne peux monter ma boîte car elle aurait pour base l’illustration : commande pour une toile ou concept à réaliser par et pour un paysagiste. La chose est belle mais malgré un solide petit carnet d’adresse, juridiquement, l’illustrateur est interdit comme auto-entrepreneur. Ma voie de sortie serait ’auteur’ mais cela compromet ma motivation de rester en ligne directe sur une créativité faite pour être conçue comme rêvée. Vaste monde quand on vous égare et village international quand vous vous retrouvez face aux bons réseaux. J’ai encore beaucoup à parfaire dans mon projet pour que l’idée comprise sur une feuille, le devienne de vive voix.

    21.08 à 18h34 - Répondre - Alerter
  • Nous ont essaye mais on nous met des batons dans les roues.
    Nous voulons devenir maraichers sur petites surface, nous avons toutes les connaissances, un peu d’expérience, ce qu’il nous manque c’est un petit terrain, sauf que...

    La SAFER n’est pas du tout là pour aider ce type de projet ; les agriculteurs conventionnels, subventionnés par l’europe au nombre d’hectare en leur possession, cultivés ou non, raflent les moindres hectares de libres, et les propriétaires de peu d’hectares se disent qu’ils vaut mieux le garder, qu’un jour ils deviendront constructibles...

    1er.07 à 18h21 - Répondre - Alerter
  • Je l’ai fait à 47 ans suite a un héritage. J’ai tout plaqué et maintenant à 76 ans je m’en félicite tous les jours. Je n’ai que de bons souvenirs et j’ai fait ce que je ne pourrais pas faire aujourd’hui. A savoir vivre dans d’autres pays et beaucoup voyager.

    Tout cela enrichi ma vieillesse de beaux souvenirs avec ce sentiment d’avoir eu beaucoup de chance de n’avoir pas écouté la peur des autres.

    29.06 à 05h41 - Répondre - Alerter
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