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Barbecue : les charbons alternatifs au banc d’essai

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Barbecue : les charbons alternatifs au banc d'essai
(DR)
 
Bois de vigne, coques de coco ou rafles de maïs, la concurrence au charbon de bois fait rage dans les rayons. Comment s'y retrouver pour faire des grillades vertes ?
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ÉCOLOGIE SOCIÉTÉ ÉCONOMIE
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Lorsque le mercure grimpe à la veille du week-end, les stocks de charbon de bois pour barbecue se vident dans les étals. Mais placer un grand sac de résidus noirs et carbonés dans son chariot peut donner quelques éco-remords. Depuis quelques années, des combustibles alternatifs sont sur le marché. Tous fabriqués à partir de déchets, ils se disent verts ou écologiques. Terra eco les a mis sur le gril pour y voir plus clair.

- Le petit bois de vigne Les branches de vigne, appelées sarments, méritent leur nom de « naturel » puisqu’elles n’ont pas été transformées. Contrairement au charbon, elles n’ont pas été carbonisées avant d’être commercialisées. Le bois brûle moins longtemps et avec plus de flammes que le charbon mais donne un léger goût aux viandes. A préférer pour un barbecue rapide. Une précaution s’impose : il faut veiller à attendre que des braises se forment pour placer la viande sur le gril. Car, comme pour tout combustible, des substances toxiques peuvent se dégager si de la graisse tombe sur les flammes.

Prix : 4 à 6 euros le sac de 3,5 kg.

- Le gros bois de vigne Il s’agit des troncs, appelés ceps, de pieds de vignes. Ils nécessitent le passage d’un tracteur pour être arrachés du sol et broyés. Le bois est plus gros, plus dense et permet des grillades plus longues. A privilégier pour les soirées barbecue que le préposé aux grillades viendra lancer pendant l’apéro. Par contre, cette partie du pied de vigne n’est pas taillée et a donc été exposée pendant plusieurs années aux – nombreux – traitements phytosanitaires de la vigne. « Il n’y a pas plus de risque à utiliser les ceps qu’à boire du vin », répondent les producteurs. Dernière précision, de taille, une partie de la production est réalisée en Belgique à partir de bois français avant d’être réimportée en Allemagne – où il est prisé car « ludique » – et même en France. Un amusement gourmand en transports, et donc en CO2.

Prix : 5 à 7 euros le sac de 3,5 kg.

- Les rafles de mais Les rafles de maïs sont les cœurs des épis, abandonnés une fois les grains détachés. Ces déchets issus de la production françaises sont propres au toucher, laissent peu de cendres et n’ont pas été carbonisées. En contrepartie, ils flambent moins longtemps et dégagent plus de fumée. Et le maïs a lui aussi été traité avec des pesticides. Mais sa nature très absorbante permet de capter les graisses qui coulent de la viande sans les brûler. Ce qui limite les risques de fumées cancérigènes.

Prix : 4 à 5 euros le sac de 5 kg.

- Les coques de coco Le charbon de coco a l’avantage de brûler pendant plus de quatre heures avec un fort pouvoir calorifique. De quoi faire griller des saucisses pour un régiment. Le charbon flambe également très peu, ce qui fait de lui l’un des combustibles qui rejette le moins de substances toxiques. Idéal, le charbon de coco ? Pas vraiment. Car il est importé d’Asie du Sud-Est. Ce transport dégrade l’empreinte carbone de ce produit, pourtant vendu comme « durable ». « Ce charbon permet de faire travailler des populations du Tamil Nadu, au sud de l’Inde, à partir de déchets jusque-là inexploités », rétorque le principal importateur français. Qui précise que le surplus d’énergie dégagé lors de la combustion du charbon est récupéré pour sécher le produit fini.

Prix : 5 euros le sac de 3 kg.

- Les grignons d’olives Un nouveau produit devrait bientôt sortir sur le marché : le charbon d’olive. Il serait formé des grignons (peaux, résidus de pulpe et noyaux) d’olives qui seront carbonisés. D’aussi bonne qualité que le charbon de coco, il aurait un bilan carbone plus faible car serait produit en Andalousie. On attend de voir.

Prix : pas encore sur le marché.


Et le charbon de bois ?

Il salit les doigts et ressemble à la houille des mines qui rejettent tant de CO2. Mais attention au délit de sale gueule : le charbon de bois français n’a pas un bilan si noir. Il ne rejette que le CO2 accumulé par le bois durant sa vie. Et le bois utilisé vient de déchets de scieries garantis non traités. Plus de détails à lire ici (on sait que vous étiez sur des charbons ardents…). En attendant, veillez à privilégier le charbon de bois produit dans l’Hexagone. Une bonne partie du charbon importé est vendu moins cher mais a un mauvais goût de déforestation. Il est produit à partir de bois jeunes et avec de méthodes de combustion très énergivores.

Les bons conseils de Terra eco :

Toujours attendre qu’il n’y ait plus de flammes mais uniquement de la braise avant de griller la viande pour ne pas risquer de dégager des gaz toxiques. Et privilégier les méthodes de sioux aux allume-feux. Pour ceux qui ont peur de se griller en public en allumant leur barbecue, voilà une très bonne méthode, testée et approuvée par la rédaction. De rien.

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6 commentaires
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RÉPONSES DE LA RÉDACTION
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  • J’utilise depuis l’an dernier du charbon de fibre de coco de marque Ecobrasa, et je ne suis pas pret de l’abandonner ! Que des avantages, malgre sa provenance de Chine.

    Avantages :
    Il en faut 2 a fois moins que de charbon de bois, moins d’un kilo suffit pour 2 a 3 h de BBQ pour 6 personnes, du coup un sac de 3 kilo fait 6 BBQ longue duree ! Je pense que ca compense le transport en bateau de Chine.

    Il brule a 2000 degres, beaucoup plus que les autres charbons, du coup, ca cuit plus vite
    Pas de flamme (tres peu a l’allumage)
    Pas de fumee/substances nocives
    Pret a l’emploi en 5 minutes.
    Tres peu de cendre (le fabriquant dit 3 % du volume initial).

    Je suis impatient de tester le charbon d’olives :)

    17.04 à 23h10 - Répondre - Alerter
  • Barbecue au charbon de noyaux d’olives.
    On peut enfin céder au plaisir et à la convivialité des barbecue sans culpabiliser.
    Le charbon de noyaux d’olives est 100%végétal , renouvelable et contribue à lutter contre la déforestation.
    Lors de sa combustion le charbon de noyaux d’olives rougeoie mais ne s’enflamme pas , même lorsqu’il reçoit les graisses de cuisson , il permet de griller sans carboniser les aliments ce qui est recommandable pour notre santé.
    J’ai testé , c’est formidable.
    Plus d’info:CDID@SFR.FR

    5.05 à 22h05 - Répondre - Alerter
  • Bonjour

    Merci pour ce petit article qui a le mérite de mettre en évidence des alternatives au Charbon de bois et de signaler les risques sanitaires induits la combustion des graisses.

    Il convient de mentionner que l’on trouve sur le marché français des charbons de bois de provenance forts diverses et parfois ... douteuses.

    Outre des combustibles importés de Belgique et d’Allemagne, d’origine non précisée, on peut trouver dans certaines grandes surfaces du charbon de bois provenant de la carbonisation d’anciennes traverses de chemin de fer.

    L’Association Robin des Bois a fort justement signalé le danger que représente ce combustible produit à partir de traverses traitées aux créosotes, substances cancérigènes par contact.

    http://www.robindesbois.org/dossier...

    A noter que la production de ce charbon de bois, en principe illégale selon la réglementation européenne, a été autorisée par l’administration française ...

    Dernière précision : si la combustion du charbon de bois restitue le carbone atmosphérique "fixé" par le bois, la production n’est pas neutre.

    Contrairement aux procédés traditionnels (sous meules de charbonnier ou en "cornue"), les producteurs actuels carbonisent parfois le bois en le chauffant avec des énergies fossiles.

    Par ailleurs, cette production dégage des produits plus ou moins toxiques, depuis l’acide acétique, des goudrons, etc. jusqu’aux dioxines (du fait de la combustion incomplète à basse température).

    Bref, pas si "clean" que ça, le barbecue du WE !

    Bien cordialement.

    Joël Tetard

    4.06 à 09h09 - Répondre - Alerter
  • Quand on voit la masse de produits phytosanitaires, fongicides, anti mildiou, anti oïdium et autres joyeusetés chimiques déversées abondamment par les viticulteurs dans leurs vignes, pas sûr que bruler les vieilles souches soit du meilleur effet sur la barbaque barbecuite. Les producteurs de vin bio sans rares. Les autres bénéficient de l’image d’un produit de tradition, de terroir, bien de chez nous, ce qui est vrai, mais les conditions de production du pinard ont largement recours à la panoplie du petit chimiste.

    4.06 à 09h01 - Répondre - Alerter
  • J’ai vu que l’on peut acheter sur internet des barbecues solaires, en particulier chez idcook.
    Il serait intéressant d’avoir un avis sur ce genre d’appareil, qui n’a pas besoin de combustible.Les barbecues se faisant les jours ensoleillés, cela devrait convenir. Mais cela fonctionne t il vraiment bien ? Quelqu’un en a t il testé ?

    3.06 à 20h33 - Répondre - Alerter
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