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10-02-2005
Mots clés
Société
Développement
Europe

Les ONG sont dans la rue

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Les appels à la générosité s'empilent dans les boites aux lettres. Le public sature. Pour recruter de nouveaux donateurs, les ONG recourent donc à de nouvelles techniques. Tenez-vous prêts à vous faire alpaguer dans la rue !
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"Bonjour, vous connaissez WWF ?" A ceux qui prennent un moment pour écouter, le jeune démarcheur de rue présente l’association pour laquelle il collecte et tente de les sensibiliser aux valeurs qu’elle défend. A la clé, les coordonnées bancaires et la signature du passant pour son inscription au don par prélèvement automatique mensuel. Ce qui, pour les ONG, se traduit par donateur régulier, plutôt fidèle et assez jeune. Pour trouver ce spécimen rare, elles sont de plus en plus nombreuses à battre le pavé.

Le don descend dans la rue

Le contexte est propice. Le donateur moyen est plutôt âgé, et parce que certaines ONG n’hésitent pas à s’échanger leurs fichiers, il voit sa boîte aux lettres saturée d’appels à la générosité et y répond de moins en moins. Cet essoufflement contraint les ONG à tester de nouveaux moyens de collecte. Le marketing direct électronique, prospection par e-mail, reste pour l’instant moins efficace qu’espéré. Descendre dans la rue à la rencontre de donateurs potentiels est donc l’alternative.

C’est Greenpeace qui a ouvert la voie dès 1995 en Autriche, puis en 1997 en France avec Jean-Paul Caulin-Recoing à la tête du programme. En trois ans, la stratégie a permis de tripler le nombre de donateurs de Greenpeace France, de 20000 à 60000. En mars 2004, à 37 ans, Jean-Paul Caulin-Recoing a monté ONG Conseil, une SARL avec un capital de départ de 30000 euros. Il travaille avec dix associations, de Médecins du monde à WWF en passant par Aid, l’Unicef, le Secours catholique ou Care, et emploie certaines semaines jusqu’à cent salariés. "Sur le plan européen, les entreprises spécialisées dans la collecte de dons de rues ont presque toutes été créées par des anciens de Greenpeace", explique Jonathan Jeremiasz, son associé. Cheveux longs, barbe d’une semaine et 25 ans tout juste, ce dernier a été recruteur de rue pendant des années et a même décroché un DEA en sociologie sur le sujet.

Selon lui, "deux choses clochent avec les structures existantes, un manque de connaissance des ONG et des méthodes de management peu cohérentes avec le monde associatif. Les recruteurs de rues sont payés au lance-pierre et reçoivent une prime aux résultats. Du coup, ils travaillent à l’arrache. En clair, ils recrutent de nouveaux donateurs à tour de bras et récoltent beaucoup de promesses de dons. Malheureusement, ceux qui ont eu l’impression de se faire forcer la main, se désistent rapidement et gardent même une image détériorée de l’ONG. Pour limiter cela, Médecins Sans Frontières préfère gérer elle-même sa collecte de rue. De son côté, ONG Conseil augmente les salaires de ses recruteurs de rues, et surtout les forme à la spécificité de l’ONG qu’ils vont devoir "vendre" et à la manière d’aborder le passant dans la rue.

Partage du marché

"Sur l’année, nous investissons 400000 euros sur ces collectes, avance Philippe Lévêque, directeur de Care France. C’est un investissement lourd, mais on le récupère au bout de 18 mois grâce à la venue de nouveaux donateurs." Les dons se font par prélèvement bancaire. Pas de papier, pas de relance. Jonathan Jeremiasz reste discret sur le chiffre d’affaires d’ONG Conseil et préfère parler de conviction. "Globalement, le travail des ONG est positif et je les aide à être plus efficace en terme de ressources et de mobilisation". Quant à la concurrence, pour l’instant inexistante, elle ne lui fait pas peur. "La pérennité de nos programmes repose essentiellement sur leur qualité. Si l’on n’est pas responsable, le marché peut saturer. Avec de la coopération, il peut durer des années. En Belgique et au Danemark, deux structures se partagent le marché et se sont mises d’accord sur un label éthique. En Grande-Bretagne en revanche, c’est désormais impossible de descendre dans la rue. Les recruteurs étaient payés à la commission, ils harcelaient les passants. Les deux boîtes de collecte de dons de rues ont fait faillite."

En attendant la concurrence sur le pavé français, ONG Conseil participe à l’élaboration d’une charte éthique européenne. Pour éviter que les nouveaux professionnels de la collecte de dons ne ressemblent à des marchands de chaussures.

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  • 17 millions de Chiffre d’affaire pour ONG conseil, il faut dire que les principaux gagnants sont bien les gérants, 17 millions c’est autant de moins dans les poches de ceux qui en ont réellement besoin. Je ne donnerai plus un seul centime à une seule association, mes sous je les donne aux sdf dans la rue, au moins je sais qu’ils pourront au pire boire à ma santé.
    Et non pas entretenir de pseudo anciens humanitaires qui ne pensent plus qu’à leur poche...

    27.02 à 12h01 - Répondre - Alerter
  • Bonjour,

    Je vous écrit car j’ai fait connaissance avec ong conseil au mois de Mars Avril 2006, j’étais recruteur de donnateurs pour l’association Aides. J’ai trouvé le travail très enrichissant. Je souhaiterai effectuer d’autres missions. Ou dois je m’adresser ?
    Merci de votre attention.
    Bien cordialement.

    Eugénie

    (06 16 89 07 23)

    17.05 à 10h08 - Répondre - Alerter
  • "un petit euro ! un ticket restaurant ! un petit prélévement permanent ! J’ai cinq ONG à nourrir et ce soir je n’ai rien à leur donner à gérer !" Voici à peine caricaturé ce qu’un provincial retient d’un voyage à Paris !
    Tient Paris ne pense-t-elle pas organiser les Jeux en 2012 ?
    Alors pourquoi ne pas demander une nouvelle épreuve...celle de la mendicité mercantile.

    13.02 à 18h32 - Répondre - Alerter
    • vous n’avez rien compris au travail d’ONG conseil
      Son travail consiste avant tout a représenter les ONG dans un lieu ou les gens n’ont pas l’habitude de les rencontrer. Le dialogue est le premier pas vers la comprehension. Les recruteurs ne sont pas la pour "mendier" comme vous le soulignez, mais pour proposer une nouvelle forme de soutiens aux gens qui souhaitent agir avec les ong (et seulement ceux la). Ils permettent egalement un rectificatif direct des inquiétudes qu’ont encore de nombreuses personnes face aux associations. Ils ne forcent personne mais propose. Si vous ne souhaitez pas en discuter personne ne vous y oblige. Dire bonjour dans la rue serait-ce devenu si inacceptable ? La politesse et le respect de l’autre reste leur premier principe.

      18.04 à 11h35 - Répondre - Alerter
      • Quand les ONG font le trottoir....

        Il est fort probable que vous les ayez déjà croisés : ils sont en général une dizaine, répartis çà et là sur les lieux fréquentés de Paris ( les Halles, Saint-Michel, Odéon, Hotel de Ville, etc.), arborant sur leur torse le nom de leur employeur, armé d’un stylo et d’un porte papier qu’ils tentent maladroitement d’occulter derrière leur dos... Ils font les cent pas, toujours sur le même bout de trottoir, tantôt frénétiquement, tantôt nonchalamment , au gré des réactions des passants .... Leur regard à l’affût des âmes charitables se dissimulent mal derrière une sourde angoisse de ne pas atteindre LES chiffres... Parfois, l’une de ces âmes ou un passant curieux prend le temps de les écouter, de les encourager, car comme tout le monde le sait : « c’est bien ce que vous faites ». Parfois même, certains signent...

        AIDES, Action contre la Faim, Handicap international, Greenpeace, WWF, Solidarité Sida, etc., toutes se sont mises à faire le trottoir. Par efficacité nous dit-on. L’argent, c’est le nerf de la guerre.

        En l’espace de deux ans, la plupart des grandes ONG françaises ont en effet demandé les services d’ONG conseils, qui derrière sa vitrine « de service et d’aide aux ONG », est une boite de communication classique, peut-être plus vicieuse, étant donné la nature du profit de cette entreprise. Son action : proposer aux ONG d’engranger un maximum de fric en un minimum de temps ( gains de productivité assurés...). Comment ? : en envoyant dans les endroits fréquentés de France et de Navarre des recruteurs chargés d’émouvoir le français lambda sur la cause de l’ONG-cliente, afin qu’il puisse instinctivement faire une donation à l’ONG-cliente susdite.

        En soit, ces méthodes ne sont pas nouvelles : les chrétiens ( avec l’armée du salut par exemple) sont les premiers à descendre dans la rue pour faire l’aumône et apporter de quoi nourrir la veuve et l’orphelin. La nouveauté réside dans le caractère productiviste dans la pratique de ces collectes : on achète les services à un prestataire qui nous promet d’atteindre un certain seuil en un laps de temps défini. Evidemment, plus la somme est importante, plus le service coûte cher... business is business...

        Le libéralisme n’a décidément plus de frontières. En ayant recours à Ong conseils comme prestataire, les organisations humanitaires cèdent aux sirènes de l’argent facile, fermant les yeux sur des pratiques qu’elles condamnent par ailleurs. Car, malgré son souhait de se présenter sous la facette d’un « service humanitaire » au bénéfice des ONG, la boite suit une logique de profit inhérente à toute société capitaliste : sauvegarder ses clients, en conquérir de nouveaux ; sauvegarder ou accroître ses bénéfices. La perversité du système prend alors toute son ampleur : d’un commun accord avec son client (l’ONG), des niveaux de donations à atteindre sont fixés, et tout un attirail pour y arriver est alors développé : on recrute les « militants » comme dans n’importe quelle autre entreprise ; on leur fixe des quotas quotidiens de donations [1] à atteindre et des objectifs à surpasser. Pour éviter que le salarié coûte plus cher que la donation (on ne passe pas plus de cinq minutes à discuter avec les passants), on a alors inventé un postulat imparable : « instinctivement », le donateur sait s’il a envie ou non de donner à l’ONG ; on part alors du principe qu’il y a déjà « réfléchi » et qu’en réalité, en caricaturant un peu, il ne cherche plus qu’à signer en bas de la feuille. Les recruteurs sont donc priés « d’expédier » les gens trop bavards (appelés les « saboteurs » dans le jargon du métier) et de convaincre du bien fait de la cause en quelques mots seulement....

        De toutes façons, il est préférable que les recruteurs ne fassent pas de prévention ; la majorité d’entre eux n’est pas issue des ONG qu’ils arborent sur leur torse et dont ils prétendent vaillamment défendre la cause. La plupart d’entre eux ont certes déjà travaillé ou eu un rapport avec l’humanitaire ou la solidarité, mais n’a aucunement les compétences requises pour faire de la prévention pour l’association pour laquelle ils travaillent.

        Ce postulat permet de légitimer une nouvelle pratique productiviste du militantisme très pernicieuse : sans même parler du danger de simplification des causes à défendre, qui en l’occurrence désormais ne s’appuie plus sur une participation politique de la société civile mais sur une participation caritative, l’obligation de faire du chiffre en un laps de temps court pousse les recruteurs au misérabilisme voire au sensationnalisme. Le recruteur se met dans une logique de conviction à tout prix, cherchant les failles sentimentales ou psychologiques de la personne interpellée. Pour cela il utilisera des chiffres spectaculaires ( par exemple, en évoquant les dizaines de millions contaminés par le VIH en Afrique et la catastrophe à venir) ; pire encore, il tentera de trouver un lien affectif entre la personne interpellée et la cause défendue ( vous avez des enfants ?).

        La renommée et la proximité à la cause de l’ONG facilitent évidemment les donations pour celle-ci. Le « talent » du recruteur fait le reste. « il n’a pas de mauvaise mission, il n’y a que de mauvais recruteur » dixit un responsable d’une mission de lutte pour le sida. Les qualités du recruteur sont multiples : ouverture d’esprit ( n’importe qui peut donner, ne pas se fier à l’apparence) ; saisir rapidement la psychologie de la personne, savoir trouver les mots justes, percutants, mettre en confiance, savoir séduire. Bref, les qualités d’un commercial, pas d’un militant associatif.

        Les ONG ne sont pas devenues folles : une telle pratique est évidemment peu louable sur le plan philosophique mais qu’elle est très lucrative : elle représente 5% à 30% des revenus annuels des ONG, d’autant plus qu’il s’agit de donation régulière. En effet, les gens souscrivent à une sorte d’abonnement mensuel de forfait bonne conscience illimité. Mais attention, car une fois signé, le donateur est pris dans l’engrenage : il est difficile de stopper moralement un abonnement de ce type, car en toute logique, c’est froisser sa bonne conscience. Par ailleurs, toutes les donations ne sont pas bonnes à prendre : selon des statistiques pointues sur ces méthodes, les petits donateurs ( 5,6€ par mois) donnent moins longtemps que de plus gros. Par conséquent, le mot d’ordre est d’essayer au maximum de faire monter les valeurs des donations. Evidemment.

        Les ONG aiment à parader dans les colloques altermondialistes et crier à qui veut l’entendre son statut autoproclamé de « contre-pouvoir ». Or, elles ne s’intéressent guère aux conséquences de telles pratiques comme celles des « recruteurs de donateurs sur la voie publique ». Or elles sont nombreuses et profondément néfastes pour toutes les personnes qui tentent de créer des voies alternatives. Donner à ces ONG, c’est cautionner des méthodes de management et de marchandising, qui, par un grand écart analytique, sont à la source des maux censées être combattus par ces mêmes ONG.

        [1] un bon recruteur fait une dizaine de donations par jour, un moyen, cinq, un mauvais gravite autour d’une donation quotidienne...

        3.08 à 19h27 - Répondre - Alerter
        • je ne sais qui tu es ? suremment un blasé de la premiere heure,quelqun qui reflechit mais qui agit peu,un recruteur de donateurs mis sur la touche ,du a son manque de positivisme,de respect et d altruisme ;ou un simple petit scribouillard venu s infiltrer au sein d ong conseil pour mieux lui cracher dessus ?

          en tout cas ,tu as je l espere d autres chats a fouetter,je connais bien d autres entreprises qui,elles,n hesitent pas a gicler du personnel pour mieux profiter.
          je suis present a ong conseil depuis maintenant plusieurs mois(annees)mais sais garder mon esprit critique.

          nous travaillons dans une transparence totale,nous ne sommes pas des militants benevoles,mais sommes effectivement payés par les assos pour recruter des donateurs.cela represente une part importante des fonds receuillis par les ong(et alors)

          nous fixons des objectifs aux recruteurs,ils sont importants,mais defendons avant tout,l ethique,les valeurs des assos que nous representont.
          pour toi,sous pretexte humanitaire,on devrait tous etre benevoles et bouffer de la soupe froide,se prendre des vestes a longueur de temps dans larue,se faire insulter,narguer,vilipender juste pour le plaisir ?

          il ya peut etre chez certains recruteurs peu de convictions,mais ils sont peu nombreux,et moi je salue au contraire ces travailleurs courageux,sympas,ouverts et prets a s en prendre plein la gueule pour de fendre des assos auxquelles ils croient,des assos qui defendent le droit a la santé,a l education,a l eau ;le droit de ne pas eclater sur une mine anti personnelle.............

          nous ne forçons personne a devenir donateur regulier,nous proposons et effectivement sommes tres present dans paris(tu preferes sfr,h et m,ou nokia ?)beaucoup de gens respectent notre travail et les causes que nous defendons,et ne portons aucun jugement de valeurs(du moins,je l espere)sur les personnes que nous rencontrons.

          apres tout,c est peut etre ta seule conscience qui te joue des tours(te sens tu coupable de quoi que ce soit ?)en tout cas bonne journee et a bientot dans les rues de paris et de navarre(O)

          PS:tu regardes trop la television,ça rend malade(surtout tf1)

          7.08 à 10h03 - Répondre - Alerter
          • l’humanitaire est un milieu pleins de parasites qui s’en mettent plein les poches, c’est pour cela que je ne donnerai jamais un sous à une association, je donne autour de moi directement à ceux qui en ont besoin, je regrette qu’il y ait encore des pigeons pour donner.

            27.02 à 12h06 - Répondre - Alerter
        • si vous avez une meilleure idée je vous laisse la proposer et ensemble nous la développerons...

          17.01 à 21h29 - Répondre - Alerter
        • J’ai lu ton message de A à Z.
          Très intéressant et très réfléchit, je travail pour ONG depuis juste deux semaines sur Aide et Action.

          Nous avons eu une formation superbe, les membres de l’équipe sont également super généreux et dévoué, et sache que moi (et d’autre) avons souscrit un parrainage de la même manière que les gens dans la rue et nous en sommes fier. Les associations représentées par ONG sont toutes plus qualitative les unes que les autres.

          Je comprend ton sentiment, mais si je le suis, c’est la mort de l’humanitaire et cela me fait penser aux gens dans la rue qui constate qu’il existe une multitude d’assos mais qui n’en donne même pas à une.

          Toi dans un autre genre, tu critiques un système mais tu n’émets aucune solutions, comme le français lambda tu me diras...

          je suis pareil que toi et que les français, je critique, mais avons nous réellement des solutions viables, je pense simplement que sur la question d’ONG en revanche, nous avons pas la même vision, et j’espère que la plupart des personnes n’ont pas la tienne, car passé les 17 superbes assos d’ONG, des petites sont souvent beaucoup moins sérieuse.

          Voir en ligne : http://www.crise-economique-2008.com

          11.12 à 00h48 - Répondre - Alerter
        • je ne sais pas qui tu es mais t a reflexion m interesse , je pourrais t en raconter beaucoup plus si je savais a qui je parle

          3.09 à 13h27 - Répondre - Alerter
    • pourquoi les ong n’auraient pas le droit de descendre dans la rue après tout ??Et de toute façon rare sont les recruteurs de donateurs qui sont agressifs..souvent ils se prêtent au dialogue , même si la personne ne donne pas,et permettent de faire découvrir l’association qu’ils représentent..

      10.05 à 21h22 - Répondre - Alerter
      • Je suis recuteur de donateurs pour Ong-conseil, si j’ai bien compris la critique que l’on fait à cette même boite c’est de proposer un outil de collecte de fond libéral et capitaliste à des associations humanitaires ?
        Oui c’est vrai, c’est le cas...Bienvenue dans l’europe libérale, les ONG ont en effet grand intéret à être financées par des citoyens et non par l’état, ce qui leur permet de garder ou d’obtenir leur indépendance auprés des instances étatiques.
        Les Ong pour obtenir leur indépendance financière le plus rapidement possible on besoin de soutiens le plus rapidement possible, voilà pourquoi elles font appelle à une entreprise qui leur offre cette possibilité.
        C’est criticable certes, mais ca marche.
        Pour ma part je trouve ca plus étique de proposer à la personne lambda de soutenir une association aprés une discussion, que de lui envoyé une photo d’un enfant africain, le ventre gonflé et des mouches plein les yeux, ou d’envoyer une petite béquille à noël pour rappeler toutes les misères du monde, en l’attente d’un geste.

        23.10 à 15h50 - Répondre - Alerter
        • L’argent est le nerf de la guerre, même pour une ONG.
          Je tiens à modérer cette idée, je pense que le nerf de la guerre pour une ONG, plus encore que pour une entreprise capitaliste, c’est le projet d’action. Comment va-t-elle s’y prendre pour agir efficacement, dans le réel, sans créer plus de dégats qu’elle n’en répare. C’est un travail d’envergure quand on considère les problèmes auquels se confronte une ONG. Alors quel mal y a-t-il à trouver un moyen efficace et pérenne pour financer ces projets ? Pourquoi ne pas déléguer le travail de collecte de fonds à une entreprise indépendante, et laisser ainsi les bénévoles et salariés des assos se concentrer sur leurs tâches humanitaires ?
          Aucun scrupule de ce côté pour ONG Conseil et les ONG partenaires, les problèmes de conscience sont réservés à ceux n’ont pas cherché plus loin que le bout de leur nez…

          3.01 à 21h07 - Répondre - Alerter
          • Je vais devenir ddémarcheur pour une durée de 1 mois, je viendrai dire ma conception des choses.

            5.01 à 11h39 - Répondre - Alerter
            • TOTAL DECEPTION : > Les ONG sont dans la rue

              Les ONG font le trottoir...

              Avec une mentalité entre clodo et clown histoire d’arriver à retenir un "futur client". Une fois un "futur client" retenu, conseil ONG, surtout ne pas le lâcher et déblatérer tout ce qui doit être appris par cœur pendant les 2 jours de formations et surtout suivre le "SCRIPT", qui est donc de sensibiliser à la limite de la culpabilisation. Evidement arriver à la fin de la journée avec l’objectif du quota atteint, et si celui-ci n’est pas rempli, c’est parce que nous ne suivons pas la démarche ou que l’on n’est pas convainquant, car CONVAINCRE est le mot d’ordre. (Quand qqn un est sensible à une cause, normalement on n’a pas a le convaincre)

              Quand on travail pour une association humanitaire c’est que l’on souhaite lutter pour cette cause donc normalement pendant la formation, on devrait nous montrer des photos de missions ou bien faire intervenir un expatrié pour nous parler de sa missions et ne pas répéter ce qu’il y a sur le site internet, histoire de connaitre l’assos un peu plus, au moins par exemple, qui dirige le siège pour lequel on travail.

              On nous prend pour des machines et les chef d’équipe-recruteurs sont là pour nous coacher en nous disant seulement ce qui ne va pas et non pour nous motiver encore plus, ils nous font culpabiliser.

              En fin de journée évidement, toujours pas de mots sympathiques, mais "je suis pas satisfais", répéter deux trois fois, pour qu’on comprenne bien et nous faire encore culpabiliser.

              Y’a comme une contradiction, force de vente et humanitaire, vont-ils ensemble ??

              Quand on lit les rapports disponible sur Internet, les ONG disent qu’ils "proposent", pour y avoir travaillé, je suis extrêmement déçu, car on nous pousse à mendier indirectement.

              On nous met la pression, on nous culpabilise, c’est peut être pour ça que c’est le job étudiant le mieux payé.

              Y’a pas d’esprit d’équipe, c’est chacun pour soit...

              Ils nous parlent d’éthique mais ne l’applique pas aux équipes envoyés dans la rue.

              On nous donne le choix de venir une demi-heure avant pour faire un point sur l’actualité (demi heure payé en plus si on vient), mais si on ne vient pas on nous culpabilise encore et quand on demande ce qui a été di on nous dit que c’est trop tard et qu’on aurait due être là. J’imagine même pas ce qui se passerait si on ne déjeuner pas ensemble... ils nous gardent sous pression, nous rabaissent, nous forcent à convaincre à la limite de la manipulation, exemple à la fin de la formation, ils ne posent même pas question, à titre informatif, à savoir si on veux toujours travailler pour ONG, ils nous balancent le contrat.

              10 types de personnes rencontrés dans la rue :

              - Les vrais pressés
              - Les faux pressés
              - Ceux qui nous encourage (parce que c’est dur de travailler dans la rue, mais pour une cause humanitaire, perso, ca me passé au dessus)
              - Les faux clients, appelés “Mystery Shoppers” (qui nous testent cf http://www.fundraisers.fr/documents...)
              - ceux qui en on marre de nous voir
              - ceux qui pour se débarrasser et qui on bon cœur veulent donner ce qu’ils ont dans les poches
              - ceux appelés "détracteurs" qui dénigre les associations (avec qui il faut mettre court à la conversation, pourquoi ?? c’est le moment de les faire changer d’avis, c’est une cause humanitaire, comme ils disent à ONG, la TRANSPARENCE)
              - ceux qui ignorent
              - ceux qui seraient prêt à signer mais qui doivent se rendre compte que y’a un truc qui cloche
              - ceux qui signent

              Avant d’y travailler, je ne pensais absolument pas que ça se passerai comme ca, j’ai été donateur puis recruteur, d’ailleurs pourquoi ce mot "recruteur" et non pas chercheur de donateur et pourquoi "Bulletin de Soutien" et non pas contrat.

              J’ai pris du recul et je vois les choses différemment, d’avoir été à l’intérieur m’a ouvert les yeux.

              Et pourquoi n’avons nous pas le droit de donner les prospectus, notre job, n’est-il pas de faire découvrir, proposer cf http://www.apreis.org/docs/greenpea...

              En bref, déçu. J’en étais fier, maintenant j’en ai honte.

              14.02 à 21h25 - Répondre - Alerter
              • A voir je vais aussi tenter l’expérience le mois prochain d’être recruteur de dons.

                Je donnerai mon avis une fois le travail fini, ce que je peux dire en tout cas c’est que le recruteur que j’ai rencontré m’a parut sincère quand à la politique non agressive de cette demarche.

                D’ailleurs nous ne sommes pas payé à la commission et qu’on fasse 50 signature ou 0 à la journée le salaire est inchangé... De quoi faire réfléchir ceux qui pensent que que nous sommes la pour engranger à tout prix...

                Impression à confirmer sur le terrain.

                30.10 à 09h52 - Répondre - Alerter
              • C’est drôle, le document que tu présentes à la fin pour étayer ton argument est écrit par un des fondateurs d’ONG Conseil.

                14.05 à 00h28 - Répondre - Alerter
        • commence par aider ton prochain
          tu collectes des fonds pour le bout du monde et je présume que tu es le dernier à aider quelqu’un alors stop.
          enrichir les deux fondateurs d’ONG conseil, non merci
          ils facturent 60 à 65 euros de l’heure voir rue 89 aux associations, 17 millions de CA, pourquoi n’ont ils pas monté leur boite dans l’humanitaire aussi ??? pourquoi est ce une simple boite d’intérim d’ONG avec un gros but lucratif voir les salaires et les bénéfices de la boite.
          Si on fait de l’humanitaire on peut faire aussi de la formule ONG conseil autre chose qu’une vulgaire entreprise capitaliste comme il est en définitive. En tout cas chapeau aux deux fondateurs, ils font leur fortune sur la misère humaine.......
          Je ne donnerais jamais un sous à une de ces associations, les sous je les donne moi même à ceux qui en ont besoin pas à ceux qui vivent de la misère des autres......

          27.02 à 12h13 - Répondre - Alerter
    • c’est très simple tu te rends sur le site de ONG conseil où tu peux consulter le calendrier des missions, tu choisis l’association et la ville dans laquelle tu souhaite travailler. Tu contacte ensuite le service du près recrutement dont tu trouve le numéro sur le même site. Je te conseil de bien te renseigner sur les actions et les valeurs de l’association que tu souhaite défendre avant de passer ton appel. On te posera alors quelques questions et si l entretien téléphonique est concluant tu obtiendras un rendez-vous physique avec un responsable de programme ou directement ton responsable d’équipe qui t’accompagnera sur le terrain.
      bonne chance !!!

      19.11 à 18h12 - Répondre - Alerter
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