Certes, les gaz à effet de serre ne s’échappent pas des cheminées des centrales. Mais le nucléaire relâche néanmoins du CO2. Lors de l’extraction de l’uranium ou du démantèlement d’une centrale par exemple.
Les cendres de charbon sont pires que les déchets nucléaires.
Pierre Lutgen, Docteur es Sciences. (Luxembourg) écrit :
"Peu de gens savent que les centrales au charbon émettent d’énormes quantités de radioactivité.
Le charbon contient en moyenne 1,3 ppm (partie par million) d’uranium et 3,2 ppm de thorium.
En 1982 les centrales thermiques au charbon des Etats-Unis ont émis dans l’air 801 tonnes
d’uranium et 1 907 tonnes de thorium sous formes de poussières, alors que les centrales nucléaires
de ce pays n’ont produit que 130 tonnes de déchets radioactifs, non pas émis dans l’air mais
contenus dans des fûts ou dans du béton. L’uranium-238 émis par les centrales thermiques est
transformé par le rayonnement solaire et cosmique en plutonium-239 qui est éminemment toxique
par inhalation. Il est donc beaucoup plus dangereux de vivre dans le voisinage d’une centrale
thermique au charbon que près d’une centrale nucléaire.
Plusieurs centrales thermiques au charbon en Grande-Bretagne ont du fermer parce que leurs environs
étaient devenus trop radioactifs. Les eaux usées des centrales au charbon sont également
radioactives. L’Environmental Protection Agency des Etats-Unis calcule que toutes les centrales
au charbon du monde émettent chaque année 6 630 tonnes d’uranium (Tchernobyl avait mis
5 tonnes de substances radioactives dans l’air) et 16 320 tonnes de thorium dans la biosphère,
soit un demi kilo pour chaque habitant de la terre. (Pierre Lutgen, Docteur es Sciences. Luxembourg)".
Je renvoie aux travaux du Bund qui en Allemagne met l’accent sur la radioactivité du charbon. Die Grünen et nos Verts feraient preuve d’honnêteté intellectuelle en la prenant en compte dans leurs campagnes antinucléaires.
"Pour faire son étude, le chercheur a écarté les centrales les plus anciennes (antérieures à 1997)"
Petite coquille, il faut lire "études" et pas centrales.
Cependant elle n’est plus d’actualité, Areva ayant abandonné la diffusion gazeuse et représentant environ 30% de l’enrichissement (l’étude de 2008 fonde ses calculs sur une proportion de 45% diffusion gazeuse et 55% de centrifugation, en sachant que la diffusion gazeuse est 60 fois plus consommatrice d’énergie que la centrifugation, et qu’aujourd’hui la diffusion représente moins de 10% du marché d’enrichissiment).
Oui, le nucléaire émet bien du CO2