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Détroit DIY > Défi #1 : Customiser son vélo
14-05-2014

Défi #1 : Customiser son vélo

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10. Défi #1 : Customiser son vélo
(Crédit photo : Thomas Panier)
 
Pourquoi ne pas fabriquer un panier ou des clignotants pour votre vélo ou même carrément transformer votre biclou en triporteur ? Ca vous intéresse. Lisez et essayez !
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Cette semaine, nous vous proposons votre premier défi ou plutôt… 3 défis sur le thème du vélo. Il y en a pour tous les goûts et surtout pour tous les niveaux. Essayez de les relever avant le 12 juin et racontez-nous votre expérience en bas de cet article.

Niveau débutants Fabriquez un panier pour votre vélo
Niveau avancé Des clignotants pour votre vélo
Niveau expert Construire un triporteur

A) Débutants : Fabriquez un panier pour votre vélo

Librement inspiré de « Un panier pour mon vélo » publié par Loren sur son blog « Testé et illustré » avec l’accord de l’auteur. Crédit illustration : Loren.

Matériel nécessaire :

- Une caisse de vin vide en bois
- Du fil de fer ou un collier d’attache avec 8 vis et écrous correspondant
- Une perceuse avec une mèche à bois ou une vrille (ou un vilebrequin)
- Un rouleau de papier adhésif (optionnel)
- Une pince coupante
- De la peinture

Marche à suivre :

Pour réaliser ce panier à vélo, il vous faut d’abord dénicher l’outil principal : la caisse à vin. Si vous n’en avez pas une qui traîne dans votre garage ou votre cave, demandez à votre caviste ou au supermarché de vous en faire cadeau (vide, évidemment !). Le souci c’est que ces caisses sont parfois consignées. Tournez-vous alors vers les grossistes présents notamment lors des foires à vin ou vers les déchetteries. On peut trouver aussi des caisses sur Leboncoin.fr mais pas toujours à un prix modique.

Posez la caisse sur votre porte-bagage et détourez du mieux possible le contour de votre porte-bagage sur la caisse. Percez 4 groupes de 2 trous rapprochés (à chaque coin de la boîte et en regard d’une structure du porte-bagage) à l’aide de votre perceuse ou de votre vrille. Attention, les trous doivent être assez petits si vous comptez fixer votre caisse avec du fil de fer ou adaptés à la taille de votre vis, si vous voulez une fixation plus solide. Customisez votre boîte comme vous le souhaitez avec votre peinture et votre rouleau de scotch qui vous permettra de faire des motifs. Passez votre fil de fer dans les trous et fixez les au porte-bagage. Pour plus de solidité, passez des vis de la taille adéquate que vous lierez par un collier d’attache (de ce type) sous le porte-bagage et fermez le tout par un écrou.


B) Avancé : Des clignotants pour votre vélo

Inspiré librement du post « Simple turn signals for a bicycle » publié par Nein sur le site Instructables. Photos : Nein.

Voir la vidéo publiée par Nein :

Quand il fait nuit, vous pouvez toujours agiter votre bras pour tourner, il y a peu de chance qu’une voiture vous voit. Pourquoi ne pas alors doter votre vélo de clignotants ? On ne vous mentira pas : des kits tout fait existent - la preuve ou . Mais outre que certains sont assez chers, ils vous satisferont jamais autant que des clignotants bidouillés maison. C’est parti !

Matériel nécessaire :

- Deux lampes clignotantes arrière classique de ce type. Entre 7 et 15 euros.

- Un support de piles coupleur avec fil conducteur pour piles AAA de ce type. Entre 2 et 4 euros.

- Un interrupteur inverseur on-off-on (mieux s’il résiste à l’eau) de ce type. Environ 2 euros.

- Un fil électrique rouge et un noir (2 mètres pour chacun devrait suffire)

- Une vis assez longue pour entrer dans l’un des anneaux de fixation fournis avec les feux arrières. Et le boulon correspondant.

- Un peu de silicone comme celui qu’on utilise autour des éviers. 5 euros minimum.

- Une bande de velcro adhésive des deux côtés. Environ 3 euros.

Outils :

- Un fer à souder ou du mastic pour soudure à froid de ce type. Mais cette dernière option est assez chère.

- Un couteau X-Acto ou équivalent

- Un tournevis adapté à la taille de la vis

N’oubliez pas que si vous n’avez pas les outils adaptés, vous pouvez peut-être les emprunter. Ou vous rendre dans un atelier de bricolage dans votre ville ou votre quartier (de type l’Etablisienne à Paris). Certains sont gratuits ou loue des emplacements à l’heure. Il existe enfin des Bricothèques où l’on peut louer ou simplement emprunter des outils.

Marche à suivre :

1) Déterminer l’emplacement de l’interrupteur et des lampes arrière

Placez l’une des bagues fournies avec les lampes sur le guidon et fermez la temporairement avec la vis supplémentaire fermée par le boulon (les vis fournies avec les lampes serviront à les fixer à l’arrière). Puis placez les lampes sur les fourches arrière du vélo et déterminez une distance approximative avant de couper 4 fils à la longueur nécessaire (coupez plus large que nécessaire) : 2 rouge, 2 noirs. Attention à ce que les lampes n’entravent pas les freins !

2) Construisez un petit support pour l’interrupteur

Forgez 3 petit trous sur une petite pièce de plastique avec l’aide du couteau X-Acto. L’un accueillera la plus grosse partie de l’interrupteur, l’autre laissera passer la petite dent sur l’interrupteur et enfin le troisième permettra de faire passer la vis qui reliera la pièce de plastique à la bague fixée sur le guidon.

3) Branchez l’interrupteur

Sous votre interrupteur se trouvent 6 petites broches, réparties en deux rangs. On connectera les 3 branches d’un rang au fil positif et les 3 branches de l’autre au fil négatif.

On connectera la branche C au fil rouge de notre support de piles et D au fil noir. Les deux fils rouges restant seront connectés à A et E. Et les deux noirs à B et F.

4) Attachez l’interrupteur au guidon grâce à la bague et la vis supplémentaire. Le support de piles se balade.

5) Attachez le support de piles au guidon en fixant une barre de velcro sous le guidon et une autre sur le support. Et en les connectant l’une à l’autre. Puis, pour plus de sécurité, entourez le support d’une bande de velcro faisant le tour de la potence.

6) Attachez les lampes arrière

Démontez chaque lampe en deux. Faites un petit trou dans la parois de chacune des lampes (juste assez pour faire passer deux fils : un noir et un rouge). Soudez l’extrêmité de chaque fil aux bornes positives et négatives du réceptacle à piles. Attention : il faut bien choisir celui qui est connecté à l’extérieur et non celui qui assure juste une connexion avec l’autre pile. Vous pouvez tester les lampes à ce stade. Puis posez de la silicone sur les trous par lesquels passent les fils pour assurer l’étanchéité de l’ensemble.

7) Attachez les fils au cadre

En utilisant le reste de la bande velcro coupée en 2.

Et voilà. Quand vous activez l’interrupteur, une lampe puis l’autre devrait s’enclencher !

Autre option :

Plutôt que d’utiliser des lampes clignotantes, prendre n’importe quelle lampe et la rendre clignotante comme expliqué dans cet autre tutoriel. Mais beaucoup plus compliqué.


C) EXPERT : Construire un triporteur :

Vous en conviendrez aisément, il n’est pas facile de rouler en vélo avec un gros sac chargé, prêt à craquer. De même, pédaler avec son enfant sur le siège arrière n’est pas toujours rassurant. On préférerait l’avoir sous les yeux. C’est possible grâce au triporteur. Ce large vélo muni d’une grosse caisse à l’avant permet de transporter n’importe quoi, objets ou humains. Toutefois, construire son triporteur n’est pas de tout repos. En témoigne Thomas Panier, jeune bidouilleur, qui a construit lui-même son triporteur de A à Z et nous a confié son expérience.

Matériel nécessaire :

- Un vieux vélo
- Trois roues
- Pneus
- Chambres à air
- Freins
- Manettes
- Gaines
- Câbles
- Chaîne
- Un cîntre
- Un pédalier
- Des tubes en fer
- Des cornières en acier ou en aluminium
- Deux roues et pneus
- Un fer plat cintré

L’ensemble des matériaux a couté environ 230 euros à Thomas. Compter environ 1000 euros pour un triporteur neuf dans le commerce. En vous débrouillant bien, vous pourrez récupérer certains matériaux gratuitement. Ainsi, Thomas a pu récupérer « le vélo d’origine, le pédalier, la plaque de contreplaqué (250x122 cm en 10mm) dans le commerce, le cintre droit de VTT, les consommables de soudure, la quincaillerie… »

Avouez tout de même que le triporteur DIY de Thomas fait belle impression.

La marche à suivre :

Construire un triporteur prend du temps, environ « 20 à 30 heures » d’après Thomas. Dans ce laps de temps, il vous faudra apprendre la soudure à l’arc électrique. Cela est essentiel et nécessaire. Sans cette technique, vous ne pourrez pas joindre les deux parties de votre vélo. Ne vous laissez pas impressionner, la soudure s’apprend facilement auprès d’un proche maniant déjà l’outil ou sur internet (les guides sont légions). « Il suffit d’avoir à sa disposition le matériel, une personne maniant déjà la soudure vous fait la démonstration. 30 minutes suffisent. Seule une quantité de ferraille à sacrifier est nécessaire », précise Thomas. Il faut néanmoins se protéger suffisamment afin de ne pas se blesser. Une fois cette technique maitrisée, vous pouvez vous lancer dans la construction du triporteur. Avant cela, pourquoi ne pas suivre les conseils de Thomas :

- Il est nécessaire d’établir un plan de votre triporteur, fait à la main ou sur ordinateur, établissant les bonnes dimensions, la marche à suivre, etc. Les guides en fin de document vous seront utiles.

- Un doute sur le tracé ou sur la dimension d’un objet ? Thomas conseille de prendre modèle sur les triporteurs déjà existants. « Inspirez-vous de constructeurs, mesurez les modèles déjà existants, regardez-les de près », nous glisse Thomas, notamment des marques comme Nihola ou Bakfiets. D’après Thomas, il existe deux modèles de triporteurs : « J’ai construit le mien sur le modèle utilisé à plus de 80% par les constructeurs. Ce modèle est le plus simple à suivre, le plus facile à construireS » En prenant appui sur les triporteurs déjà existants, vous aurez de facto les bonnes mensurations pour votre triporteur.

- Pensez aussi à réaliser un transporteur étroit, afin que le vélo soit le plus léger possible à transporter. Sans cela, vous risqueriez aussi de vous retrouver coincé, bloqué dans les embouteillages de la ville.

- Pour construire l’armature de votre caisse, utilisez un matériau solide, tel que l’acier. Celui-ci se tord très difficilement sous l’effet d’un poids. Qui plus est, l’acier est assez joli, non ?

Hé, oui il vous faudra couper en deux votre vélo !

La construction de la boîte devrait se faire rapidement

Vous y êtes presque !

Alors, prêt à vous lancer dans la construction du triporteur ? Thomas vous l’encourage vivement : « C’est particulièrement bon pour le moral de voir son propre engin rouler. »

Thomas Panier raconte en image la construction de son triporteur sur sa page Flickr. Il relate aussi son expérience sur ce forum.

Pour vous aider, vous trouverez sur Internet des expériences similaires. En voici quelques-unes :

- Site de référence dans le DIY, Instructables propose en anglais un mode d’emploi en dix-sept étapes, très fourni. Ce guide pratique est devenu référence en la matière.

- Pour plus d’informations sur les triporteurs, allez jeter un coup d’œil sur ce forum.

- Tucsonvelo relate aussi une expérience DIY, semblable à celle de Thomas.

Enfin, une fois votre triporteur réalisé, Thomas donne aussi plusieurs conseils liés à l’utilisation de son triporteur :

À vide, tous les transporteurs ont tendance à « facilement lever la roue, notamment à l’intérieur d’un virage ». C’est le cas avec tous les transporteurs. Le transporteur, bien que solide, est un outil délicat. Ne vous étonnez pas en conduisant un tel objet, mais adaptez plutôt votre conduite.

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