publicité
Accueil du site > Actu > Mobilités > Pollution : oui, vous pouvez rouler à vélo quand l’air est pollué
13-03-2014
Mots clés
Santé
Pollution
Ville
France

Pollution : oui, vous pouvez rouler à vélo quand l’air est pollué

Taille texte
Pollution : oui, vous pouvez rouler à vélo quand l'air est pollué
(Crédit photo : austinevan - flickr)
 
Contrairement aux idées reçues et alors que le Vélib' est gratuit aujourd'hui à Paris, la bicyclette est le meilleur moyen de se déplacer sans se polluer les bronches. A condition de respecter quelques règles.
Le Baromètre de cet article
ÉCOLOGIE SOCIÉTÉ ÉCONOMIE
SUR LE MÊME SUJET

Depuis ce matin jeudi, les Vélib’ sont gratuits à Paris. Cette mesure a été annoncée hier mercredi par la mairie de Paris en réaction au pic de pollution qui frappe l’Ile-de-France.

La mesure a étonné de nombreuses personnes :

On pourrait en effet penser que faire du vélo dans une ville polluée est le meilleur moyen d’ingérer des particules fines. Et pourtant, c’est l’inverse qui est vrai. Comme nous vous le rappelions en octobre dernier, les automobilistes sont beaucoup plus exposés aux pollutions que les cyclistes parce que l’habitacle fermé de la voiture entraîne une accumulation de la pollution. Même les passagers des bus respirent un air plus pollué que les cyclistes. Plus étonnant encore, les usagers du métro eux aussi respirent un air moins sain que les cyclistes. La faute là encore à la stagnation des particules et au frottement des rames sur les rails. La preuve avec une étude menée par l’Oramip (Observatoire régional de l’air en Midi-Pyrénées) en 2008 à Toulouse qui a comparé l’exposition aux pollutions selon les différents modes de transport et dont le tableau ci-dessous résume les résultats :

Malgré tout, le pic de pollution doit vous inviter à la prudence. En effet, plus on respire, plus on ingère de particules fines (voir notre guide de survie au pic d’ozone ici). Inutile de porter un masque, ils ne sont pas adaptés. Evitez donc les sprints et les montées en danseuse, l’idéal est de ne pas être essoufflé. N’hésitez pas également à choisir un itinéraire plus éloigné des tuyaux d’échappement : « Quand un cycliste sort du flux de circulation pour rouler quelques mètres à côté, le taux d’exposition est divisé par deux ou trois », nous expliquait récemment Karine Léger, ingénieure à Airparif, l’association de surveillance de la qualité de l’air en Ile-de-France. Pour vous aider, nous vous conseillons le site Geovelo.fr qui vous permettra de trouver un itinéraire cyclable adapté à Paris, Lyon, Toulouse, Nantes, Caen ou Tours. Bonne route !


A lire aussi sur Terraeco.net :

A vélo, dans un parc ou à la campagne : guide de survie au pic d’ozone Faut-il arrêter de respirer quand on prend le métro ?

Faites réagir vos proches, diffusez l'info !
Vous aimez Terra eco ? Abonnez-vous à la Newsletter

Non, nous n’avons pas à « sauver la planète ». Elle s’en sort très bien toute seule. C’est nous qui avons besoin d’elle pour nous en sortir.

20 commentaires
TOUS LES COMMENTAIRES
COMMENTAIRES SÉLECTIONNÉS
RÉPONSES DE LA RÉDACTION
Trier par : Plus récents | Plus anciens
Affichage : Voir tout | Réduire les discussions
  • "Quand un cycliste sort du flux de circulation pour rouler quelques mètres à côté, le taux d’exposition est divisé par deux ou trois" - les enfants rentrent en classes en marchant sur les trottoirs à l’heure ou la circulation des voitures est à son comble à moins de 4 mètres d’eux.

    Pourquoi on ne calcule jamais le VRAI taux de pollution, là exactement où passent obligatoirement TOUS les enfants : sur les trottoirs devant leurs écoles ?

    Parce que les résultats devraient conduire à une mesure qui devrait être prise partout : circulation des motorisés interdite devant toutes les écoles entre 7h30 et 9h00.
    Et alors tous les hypocrites vont crier "au secours ! les écolos nous empêchent de vivre !"

    6.12 à 14h00 - Répondre - Alerter
  • C’est bientôt la rentrée et le retour des encombrements et donc de la pollution. Le débat sur les masques antipollution porte le plus souvent sur le fait que s’il gène la respiration, dans ce cas, les cyclistes ont tendance à inspirer plus profondément et donc à inspirer plus de particules. La solution serait un masque antipollution qui filtre bien mais qui ne gène pas la respiration, il y une marque qui fait ça, sont en fibres avec une valves Charbon.

    29.08 à 09h45 - Répondre - Alerter
  • Tout à fait d’accord avec Forest. Faire du sport ouvre davantage les poumons, les bronches,...si bien qu’on inspire plus d’air pollué. Le masque le plus performant permet-il réellement de se protéger ?
    Michael Jackson en visite à Paris sortait avec un masque à oxygène, on le prenait pour un fou. En fait, c’était un ...visionnaire . Bientôt, on devra tous s’équiper. Et les bars à oxygène pour se recharger les poumons une fois par semaine. Science-fiction ? Pas sûr...
    Sinon, le vélo à assistance électrique est une solution plutôt sympa. Encore un peu cher.

    27.03 à 13h18 - Répondre - Alerter
  • Une chronique sur le thème de la pollution ! http://lesfaitspapillons.wordpress....
    Bonne lecture

    18.03 à 10h55 - Répondre - Alerter
  • Dites donc elle deprimante la societe capitaliste... Encore des chiffres a ajouter au livre noir du capitalisme ?

    18.03 à 08h41 - Répondre - Alerter
  • Il faudra bien arriver à interdire les voitures particulières en ville dans ces cas extrêmes, ou bien accepter de mourir à petit feu, ou bien se barrer....

    17.03 à 12h41 - Répondre - Alerter
  • La quantité de particules inhalées est le produit de la concentration du polluant (votre tableau) par la quantité d’air inhalé, que vous oubliez de prendre en compte. Or le fait physiologique que le volume d’air inspiré soit multiplié par 10 à 20 lors d’un effort sportif intense a pour conséquence qu’un coureur cycliste inhale encore plus de particules fines que dans le métro (sauf si il court à pied dans les couloirs et escaliers souterrains).
    D’où l’intérêt énorme du vélo à assistance électrique, qui évite de dépasser un facteur 5 de multiplication des échanges gazeux et met le cycliste à égalité de pollution avec l’automobiliste, l’usager du bus voire du métro, selon le polluant étudié.
    On ne peut donc pas sérieusement affirmer que l’avantage sanitaire du vélo soit respiratoire en milieu urbain, il est plutôt lié à l’exercice physique musculaire.

    17.03 à 02h51 - Répondre - Alerter
    • C’est absurde ce que vous dites ! On ne demande pas aux gens qui se déplaçent en ville à vélo de faire des sprints comme les coureurs professionnels ! Si les gens roulent tranquillement et à plat, ils font moins d’effort que quelqu’un qui marche, et donc n’inhalent sûrement pas plus de pollution. Comment décourager les gens de se déplacer à vélo, tranquillement, loin du stress et de la pollution des bouchons...

      10.10 à 12h02 - Répondre - Alerter
      • L’absurdité, c’est de citer des inconnus comme : "ON" et "LES GENS" : qui c’est, ces gens dont je ne fais pas partie ? et d’utiliser des "SI" mal à propos, car "Avec des "SI", "on mettrait Paris en bouteille" me faisaient observer mes parents à juste titre quand j’étais gosse !
        Allons, respirez un peu, ça va permettre à vos neurones d’aborder une pensée et une expérience différentes des vôtres :
        1) "SI LES GENS ROULENT A PLAT", comme vous dites, alors je ne fais pas partie des gens auxquels "ON" demande de sortir de chez eux en vélo car j’habite un chef lieu de département qui n’est hélas pas Strasbourg, ville cycliste par excellence : je pars du bord de mer et j’ai le choix entre 3 côtes perpendiculaires, dont une côte à 8% de 700 mètres de long, une côte à plus de 20% sur moins de 200 m (j’y ai vu des coureurs tomber car vissés à leurs cales-pieds avec des petits braquets trop forts) et la troisième de 400 mètres de long pour un dénivelé de 50 mètres.
        Beaucoup de GENS (j’ose les appeler ainsi) y poussent leur vélo à pied pour éviter un effort cardiovasculaire et respiratoire dont ils ne sont plus capables, leur vélo ordinaire n’étant pas équipé de petits braquets de montagne. Toute la ville est entaillée par 3 vallées profondes qui la traversent, donc pleine de côtes. Et toute la Bretagne est un peu comme ça, ça fait quand même quelques GENS concernés par le vélo sportif malgré eux.
        Et des pentes moindres peuvent être difficiles pour des personnes insuffisantes cardio-respiratoires ou des fumeurs, qui vont tenter de compenser par une hyperventilation réflexe (involontaire) ;
        2) Et "SI " il y avait des gens qui ne roulent pas tranquillement, parce qu’ils sont en retard, vu qu’ils font du vélo utile et pas de la promenade de loisir, contrairement à ce qu’ON (je ne sais toujours pas qui c’est) leur demande ?
        Quand je suis en retard (ce qui est fréquent dans une vie moderne trépidante où l’on cumule famille nombreuse, travail du couple et mandats électifs ou associatifs), je dois faire l’équivalent d’un sprint à cause du relief, ce qui m’amène aussi à respirer 15 fois plus qu’au repos, parce que je ne suis pas bien entrainé, et là où ça se gâte, c’est quand je suis dépassé par un véhicule à Diesel (il dégage pas mal d’imbrûlés dans la côte car il accélère souvent dans cette zone non construite, parce qu’il est pressé lui aussi, sans doute ...). Alors un nuage de particules me suffoque et je retiens ma respiration, donc je m’arrête car l’effort n’est plus tenable, vu ma dette en oxygène. Or ces véhicules se suivent très rapprochés dans ces rues périphériques moins embouteillées donc très fréquentées aux heures de pointe (au point que je coupe toute ventilation quand je suis en auto dans cette zone, comme au centre ville).
        Alors pour toutes ces raisons vécues dans le monde réel, je n’utilise plus mon vélo ordinaire depuis que je suis arrivé dans cette ville pleine de côtes, où les cyclistes sont particulièrement rares.
        Un vélo à assistance électrique serait certes bienvenu car il me permettrait de limiter mes échanges gazeux pulmonaires en ville mais pas d’éviter le stress dû à l’incivisme des conducteurs et à l’absence d’un réseau de pistes cyclables digne de ce nom. Car voilà bien ce qui décourage les gens de se déplacer à vélo : pas tranquilles et pas loin du stress (accidents quotidiens 2 roues contre autos, dus à l’alcool, aux stupéfiants, souvent couplé à l’absence de permis de conduire). Pas loin non plus de la pollution, et pas seulement dans les bouchons ... contrairement à vos affirmations : les particules Diesel me mettent en apnée réflexe à 5 ou10 mètres de la route, dans mon jardin situé en fond de vallée, alors les cyclistes qui ne roulent pas tranquillement à plat ne sont pas vraiment mieux lotis que les automobilistes comme moi, qui laissent leurs fenêtres ouvertes pour limiter la pollution de l’habitacle.
        Le moteur Diesel est un vrai scandale sanitaire, résultat d’une collusion ancienne entre Peugeot et le pouvoir politique. Son usage est interdit dans de grandes villes japonaises ou américaines. Je me réjouis donc de la hausse à venir des taxes sur le diesel.

        3.11 à 04h02 - Répondre - Alerter
        • C’est vrai que la France et son diesel, c’est un peu l’enfer pour les cyclistes. J’habite en Suisse et on a de la chance de ne pas avoir autant de diesel. Malheureusement, la tendance est à l’augmentation de la part des diesels. A part ça, désolé si je vous ai choqué en faisant des généralités et je suis pour l’essor du vélo électrique.

          3.11 à 11h01 - Répondre - Alerter
          • Merci pour votre réponse d’apaisement. J’ai ma part de responsabilité car ma remarque initiale, due à mon passé d’enseignant de physiologie médicale, était sans doute trop technico-hermétique, c’est à dire prêtant à confusion sur les intentions de mon discours.
            En fait, nous sommes d’accord sur l’essentiel : l’essor du vélo électrique !
            En effet, face au moteur Diesel dominant en France, le vélo normal (sans assistance électrique), demande trop d’efforts pour que la différence entre la pollution du cycliste et celle de l’automobiliste soit significative en gain sanitaire pour l’étage vasculo-pulmonaire, car on est dans nos villes bien au dessus du supportable dans les 2 types de véhicules et même à pied dans certains axes.
            C’est pourquoi je crois à l’avenir du vélo électrique dans mon agglomération, qui commence enfin à se préoccuper de nous faire un réseau de pistes cyclables. Il va juste falloir apprendre aux piétons qui s’y ébattent que les vélos, ça existe encore en ville !

            Vous avez de la chance de vivre en Suisse ! Les camions sont obligés de monter sur des trains ou de contourner votre beau pays !

            4.11 à 00h51 - Répondre - Alerter
  • ça me rassure ! moi qui suis toujours en vélo !

    16.03 à 10h55 - Répondre - Alerter
  • iZUkZb hear , garcinia cambogia, [url=http://helenmccrory.org/]garcinia cambogia[/url], http://helenmccrory.org/ garcinia cambogia, :)),

    14.03 à 11h54 - Répondre - Alerter
  • Dommage qu’on ne puisse pas zoomer sur votre super tableau... du coup on reste sceptique

    13.03 à 18h59 - Répondre - Alerter
    • Gaugericus : Zoom, zoom

      Le tableau est plus grand sur le site des Vélib’ (le lien est plus haut, au premier paragraphe, près du Baromètre). Sinon, avec Firefox ça zoome pas mal (Fn 2 ou Ctrl +)...

      14.03 à 20h46 - Répondre - Alerter
  • cadeau empoisonné !!!

    13.03 à 18h43 - Répondre - Alerter
PUBLIER UN COMMENTAIRE

Un message, un commentaire ?
  • (Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)

  • Se connecter
  • Créer un compte

publicité
publicité
publicité
SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0
publicité