Même si elle reste en théorie très faible, la dissémination par l’intermédiaire de graines ou de pollen est considérée par les scientifiques comme très difficile à stopper, voire inévitable à plus ou moins long terme. Le risque associé est, par exemple, l’apparition de plantes sauvages résistantes aux herbicides. De nombreux cas de contamination ont ainsi été constatés, par exemple la présence de matériel BT63 chinois dans des plants de riz conventionnels européens. Une récente étude suédoise a également montré la réapparition de colza transgénique dix ans après leur culture, malgré les mesures prises l’année suivante pour éliminer les graines du sol.
Un simple spray de bentazone
Une étude chinoise propose une alternative aux différentes technologies de “containment” existantes. Les chercheurs ont réussi à modifier le gène d’un plant de riz OGM de manière à le rendre hautement sensible à la bentazone, un herbicide relativement courant auquel les plants de riz conventionnels sont naturellement résistants. Résultat : un simple spray de bentazone, aux doses utilisées habituellement, et le plant OGM est éradiqué alors que le plant de riz conventionnel résiste. En découle un moyen simple et fiable, à défaut d’être totalement écologique, de neutraliser une zone contaminée par le riz transgène.
La découverte est prometteuse, et pourrait être élargie à d’autres cultures transgéniques telles le maïs. D’autres pistes pour mieux contrôler la dissémination sont en cours d’exploration au sein de la communauté scientifique, comme la production de plantes dites « mâle stérile » (qui ne fabriquent pas de pollen), ou encore à autofécondation forcée (absence d’ouverture de la fleur).





























