Jeu de Lego ou pâte à modeler, avec Wirtgen, c’est un peu à ça que pourrait ressembler le secteur de la construction et de la démolition dans le futur. Implanté en Chine depuis 20 ans, le fabricant allemand de machines dans le bâtiment envisage de lancer son matériel de recyclage pour les chantiers de démolition.
En Chine, où le secteur bat son plein, avec près de 2 milliards de m2 de planchers construits chaque année, les déchets du bâtiment représentent un volume important, évalués en 2004 à 6 600 tonnes par jour. Conséquence directe, une pollution en CO2 générée par le transport de gravats, mais aussi une pollution des sols, même si la plupart des déchets sont inertes et non dangereux. Autre problème : les matériaux de démolition finissent le plus souvent dans des décharges urbaines. Or ces dernières n’obéissent pas toujours à des standards très stricts et leur capacité pourrait même être atteinte en 2020, estime une étude pilotée par le China Environment Forum et l’université occidentale du Kentucky.
Wirtgen, qui présentera ses machines au salon China Bauma 2010, en novembre à Shanghai, propose un système intégré de tri et de concassage (broyeur à percussion) doublé d’un recyclage des matériaux en granulats utilisables pour la construction. L’un des meilleurs exemples de la mise en pratique de ces technologies est une usine néerlandaise située près d’Amsterdam (en photo), capable d’avaler 700 tonnes de gravats par heure. Reste à savoir quelles entreprises seront prêtes à investir dans ces équipements quand on sait qu’en Occident la démolition sélective - donc le recyclage des gravats - est appliquée de manière inégale.





























