Locavore Guyane |
Par Eudoxie JANTET |
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31-05-2011
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Une conférence en or ? |
Rien qu’en Guyane française les chiffres sont éloquents. Entre 2000 et 2010, plus de 22 tonnes d’or exportées de Guyane avaient une origine douteuse, soit l’équivalent de 4 millions d’alliances, selon le journaliste Laurent Marot et le chargé de mission au WWF Guyane, Romain Taravalla, dans le magazine Une saison en Guyane n°5, dont un long dossier est consacré à l’orpaillage en Guyane. Un peu lourd pour un mariage non ?
Ces chiffres permettent au WWF Guyane de conclure dans un communiqué de presse en date du 03 mai 2011 : "Comme le montrent ces résultats et la prise de conscience croissante des consommateurs, la traçabilité à l’échelle de la mine, aujourd’hui inexistante, sera demain une exigence incontournable. La Guyane ne fera pas exception. " De l’exploitant minier au consommateur, c’est donc sur toute la filière qu’il faut travailler.
Selon un communiqué de presse du WWF Guyane reçu ce jour, les autres pays du plateau des Guyanes s’investissent eux aussi dans une meilleure gestion de l’exploitation de l’or. Ainsi, le Guyana a mis en place une Stratégie de développement à faible impact carbone (Low Carbon Development Strategy) ayant pour but de contrôler et limiter la déforestation engendrée par l’exploitation aurifère. Quant au Suriname, il souhaite, grâce à la mise en place d’une division spécifique, restructurer le secteur aurifère, qui compte entre 20 000 et 30 000 orpailleurs illégaux.
Le rapport du WWF France sur la traçabilité de l’or : http://guyane.wwf.fr/2011/05/05/lor... ou sur www.nonalorillegal.fr
Site du WWF Guianas : http://www.wwfguianas.org/
La vidéo de la gendarmerie française sur les opérations Harpie : http://www.gendarmerie.interieur.go...

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Journaliste et écrivain spécialisée en développement durable |
