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A donner : Nantes, Villa Déchets, 2 500 bénévoles, 70 m2

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A donner : Nantes, Villa Déchets, 2 500 bénévoles, 70 m2
(Crédit photo : Frédéric Tabary)
 
Cette maison construite pour sensibiliser la population à la réduction nécessaire de nos rebuts sera bientôt démontée. A moins de lui trouver un nouveau propriétaire…
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« La Villa Déchets va mourir le 30 septembre ! » C’est un cri du cœur lancé par Frédéric Tabary sur la page Facebook de la villa nantaise. Le designer avait imaginé cette maison construite uniquement à partir de déchets. Grâce à l’aide de 2 500 bénévoles, la Villa Déchets était sortie de terre à l’hiver 2010, à Nantes, avec 22 tonnes de palettes, cartons ou encore bouteilles. Mais l’aventure risque aujourd’hui de prendre fin : la Villa Déchets devrait être démontée le 30 septembre prochain. En effet, le contrat unissant Nantes Métropole, qui a soutenu le projet, et Tabakero, l’association créée par Frédéric Tabary qui est à l’origine de la maison, arrive à son terme à la fin du mois.

« Une durée de vie limitée à trois ans »

Mais Frédéric Tabary n’imagine pas abandonner la Villa, alors que le projet initial devait sensibiliser le public à la nécessaire réduction des déchets. Il a donc essayé de lui trouver une nouvelle vie. Une association qui recycle des déchets alimentaires était ainsi prête à reprendre la Villa Déchets pour s’y installer. Problème : la communauté urbaine aurait refusé de donner son accord. « Dès le départ, il était convenu avec Tabakero que la Villa Déchets aurait une durée de vie limitée à trois ans, défend Philippe Marest, à la tête de la direction environnement et services urbains de Nantes Métropole. Ce n’était pas une maison construite de façon pérenne. » L’association de Frédéric Tabary reste pour autant propriétaire de la Villa. « Ils en font ce qu’ils veulent, affirme Philippe Marest, qui explique n’avoir jamais eu connaissance d’un refus de la communauté urbaine quant au don de la Villa à une autre association. S’ils veulent transférer la propriété de l’association, ils peuvent le faire. Mais il faut qu’ils s’assurent que cela se fasse dans des conditions correctes, que le terrain et la maison ne soient pas dégradés par exemple. »

Agacé, Frédéric Tabary assure de son côté que la communauté urbaine n’a pas approuvé sa solution. « Ils prétextent qu’il y a des problèmes de sécurité », tempête-t-il. Le designer y voit surtout des raisons politiques. « La Villa Déchets n’intéresse plus la mairie. Il y a 3 ans, ils avaient besoin d’un événement green (Nantes a reçu le prix de la capitale verte de l’Europe en 2013, ndlr). Aujourd’hui, la maire est élue, les élus n’ont plus besoin de la Villa. Ça les embarrasse plus qu’autre chose », s’énerve-t-il.

Pour éviter qu’elle soit déconstruite, Frédéric Tabary a décidé de donner la Villa « à celui qui sera capable de la faire vivre ». Pendant trois ans, des centaines de personnes sont venues la visiter ou y passer une nuit. Aujourd’hui, il assure que la maison, d’une surface de 70 m2, est « habitable ». Les intéressés devront simplement venir la chercher sur place, en comptant des frais de transport. « Entre 12 000 et 15 000 euros pour la déplacer », selon son créateur.

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