Pékin veut se tourner vers une urbanisation « plus douce », rapporte le magazine Caixin. Comme la capitale chinoise veut continuer de repousser ses limites géographiques, les autorités municipales ont décidé de faire place nette dans les banlieues. Les banlieues de Pékin, c’est en gros une enfilade de centaines de « villages » de petites maisons de briques où vivent des dizaines de milliers d’habitants, souvent des travailleurs migrants qui n’ont d’autre choix que de se voir parqués au-delà du 5ème périphérique de la ville. Mais plutôt que de tout raser à la va-vite en envoyant les gens se reloger comme ils le peuvent, et en général à l’opposé du lieu où ils habitaient, Pékin parle cette fois « d’intégration en douceur ».
Un nouveau discours un poil opportuniste pour se protéger contre les tensions générées par les destructions de maisons ? En tout cas, rapporte Caixin, une fois transformés en banlieues modernes, ces villages seront bel et bien intégrés dans le miracle économique chinois. Quant aux habitants, ils seront encouragés à rester, et se verront distribuer des compensations supérieures à la moyenne. Au total, 620 000 Pékinois et 2,8 millions de travailleurs migrants sont concernés. Deux projets pilotes d’ « urbanisation plus douce » sont à l’étude dans les zones de Dawangjing et Beiwu. A en croire Caixin, les relogés se verront même proposer des participations dans des espaces commerciaux... Mais il y a encore du chemin avant de voir pousser en chine des villes vraiment soutenables.





























