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22-03-2012
Mots clés
France
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Dossier

Objets à durée déterminée

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Objets à durée déterminée
(Crédits illustrations : Erik Johansson pour « Terra eco » et Jean Lecointre pour « Terra eco » )
 
Ordinateurs, téléviseurs, joujoux électroniques… La mort leur va si bien, si vite. Alors, plus neufs et plus beaux, nous les rachetons. Bien contents parfois, bien obligés souvent. Plongée au cœur de l’obsolescence de nos appareils, programmée… ou pas.
Le Baromètre de cet article
ÉCOLOGIE SOCIÉTÉ ÉCONOMIE

Naître pour mourir. C’est le triste sort réservé à toute chose sur Terre. Amen. Le problème, c’est quand notre société technicienne accélère le phénomène. Nous en sommes tous responsables : que ceux qui se précipitent sur le dernier iGadget ou se battent aux soldes H&M se confessent. Mais ce péché capital – l’envie – est magistralement entretenu. Par la publicité, d’abord : en 2010, les annonceurs ont dépensé 30,7 milliards d’euros, soit 4,5 fois plus que le budget du ministère de la Culture. Il est ensuite orchestré par les « progrès » technologiques incessants : on peut ainsi penser que la tablette est un petit pas pour Apple et un grand Palm pour l’humanité. Ou l’inverse. Il est enfin prévu par l’obsolescence de nos objets, dont les durées de vie sont savamment calculées. Si pour les entreprises, « l’obsolescence programmée » est un mythe, alors c’est celui de Sisyphe. Les témoignages recueillis par Terra eco le montrent : pour faire tourner la machine, nous sommes condamnés à éternellement racheter nos rochers.

Cela n’a pas toujours été ainsi. Et cela aurait pu ne jamais arriver. C’est ce que nous avons imaginé avec l’« uchronie », l’histoire alternative que nous vous livrons. Dans des années 1950 imaginaires, où les « Mad Men » n’existent pas car le premier choc pétrolier a ruiné la société de consommation, la France interdit l’obsolescence programmée, encadre la publicité, et se tourne résolument vers l’économie de fonctionnalité. Las, aujourd’hui, il faut faire contre mauvaise fortune bon cœur. Grâce à Internet et aux TIC, les technologies de l’information et de la communication, notamment. Ce sont certes des boulets, mais ils libèrent aussi l’intelligence collective. Notre boîte à outils propose des forums pour réparer les objets, des sites pour leur offrir une deuxième vie, des idées sur l’écoconception… Pour remettre un peu d’air frais, en ligne et dans la rue, dans notre consommation. « Il faut imaginer Sisyphe heureux », écrivait Albert Camus en 1942. —


SOMMAIRE

ENQUÊTE Votre machine à laver entre la vie et la mort Entre lente disparition des réparateurs, pratiques douteuses et pub, les moyens des fabricants ne manquent pas pour faire repasser le consommateur à la caisse.
FICTION Et si la France des années 1960 avait inventé le partage… En plein choc pétrolier, la France s’engage contre l’obsolescence programmée et le gaspillage. Journaliste, Pénélope enquête sur un scandale chez Renault.
PRATIQUE Nos trucs pour tirer vos objets en longueur Avis aux petits malins, aux courageux et aux consommateurs responsables. Repriser ses chaussettes, coréparer son frigo ou prôner le partage de perceuse, tout cela est possible.
REPÈRES Combien ça dure chez vous ? Petit tour d’horizon des équipements du quotidien et de leur espérance de vie dans vos foyers.
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  • Aaaah, les garanties c’est comme l’assurance de pigeonner sa clientèle à court terme...juste le temps de plier bagage (ici...mais pour mieux vous surprendre ailleurs...) ? Dans combien de temps allez vous crever, et quelles sont les couleurs et les matériaux pour enterrer vos obéissances ?

    28.03 à 19h29 - Répondre - Alerter
  • J’ai lu avec attention votre dossier alarmiste dans le numéro d’avril 2012 sur l’obsolescence programmée et les solutions pour le contrer, mais malheureusement vous ne citez pas des fabricants d’électroménager qui n’ont cessé de fabriquer des produits de qualité et de longue durée de vie.

    Ainsi Miele conçoit son gros électroménagers pour une durée de vie de 20 ans, garde les pièces détachées 15 ans après l’arrêt de la production et propose une garantie de 10 ans.

    Magimix (fabricant français) conçoit son petit électroménager pour une durée de vie de 10 ans, garde les pièces détachées 10 ans après l’arrêt de la production, garantit les moteurs des ses robots 20 ans, mais les autres appareils 3 ans seulement.

    IKEA dans le low-cost garantit de nombreux meubles 10 ans, comme Stressless dans une gamme de mobilier plus coûteuse.

    Il faut quand même savoir que tous les fabricants fabriquent des produits avec une durée de vie minimale en tête, qui pour les tenants du complot de l’obsolescence programmée devient une durée de vie maximale. Mais certainement que certains constructeurs low-cost n’ont aucune idée sur la durée de vie de leur produit, le but étant le prix le plus bas.

    Dans les fabricants dont on connaît bien la durée de vie annoncée des produits, il y a Apple, qui est plutôt un mauvais élève mais qui ne cache rien.
    Ses ordinateurs sont conçus (cf http://www.apple.com/environment/re...) pour durer 4 ans (batterie incluse), et les iPhone et iPad pour 3 ans.
    Tous leurs matériels ont un service après-vente assuré jusqu’à 5 ans (cf http://support.apple.com/kb/HT1752) après l’arrêt de la fabrication du modèle, sauf en Californie où c’est 7 ans. Au delà de 7 ans, il est interdit de réparer un matériel défectueux.
    Par contre la garantie maximale des ordinateurs est de 3 ans.
    Apple justifie ces durées courtes d’usage par l’alignement sur le marché, où les consommateurs comme vous le dites dans votre article changent d’ordinateur tous les 3 ans et de téléphone tous les 18 mois.

    A noter que Mistsubishi offre exceptionnellement une garantie de 10 ans sur ses nouveaux 4x4.

    Chez Toyota, au moins les Prius sont conçues pour durer 15 ans ou 200 000 kms, mais il semble que ce soit général dans l’industrie automobile.

    Voilà des exemples, qu’il aurait été intéressant de citer, pour étayer votre dossier, plutôt que de mettre une fiction dans laquelle on ne comprend que couic.

    28.03 à 19h19 - Répondre - Alerter
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