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Log’ins, tremplin vers l’emploi pour les personnes handicapées

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Log'ins, tremplin vers l'emploi pour les personnes handicapées
(Crédit photo : Guillaume Grandin)
 
Quand on souffre d'un handicap, on est plus touché par le chômage. Alors, pour se mettre sur le chemin d'un boulot pérenne, on peut travailler – deux ans maximum – dans cette boîte de logistique pas comme les autres.
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ÉCOLOGIE SOCIÉTÉ ÉCONOMIE
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N° 69 - juillet-août 2015

Faites le vide !

C’est un entrepôt comme les autres, en grande banlieue parisienne. On y empaquette des box Internet, on y trie des livres avant de les expédier, on y conditionne des produits de beauté prêts à être livrés. Chez Log’ins, au Coudray-Montceaux, en Essonne, des camions entrent et sortent, des engins débarquent et hissent paquets et cartons, comme dans n’importe quel centre logistique – pierre angulaire du commerce dématérialisé – de l’Hexagone. Mais chez Log’ins, tous les employés – caristes, préparateurs de commandes ou manutentionnaires – espèrent bien ne pas rester. Ils sont handicapés légers, moteurs ou mentaux, et ne font que passer. « C’est le principe même que nous voulons promouvoir : un modèle d’entreprise tremplin, où ces personnes, en situation de chômage chronique à cause de leur handicap, sont remises dans une dynamique de travail pendant deux ans maximum pour ensuite trouver un emploi pérenne dans d’autres boîtes », explique Thibaut Guilluy, directeur général du groupe d’entreprises d’insertion Ares et fondateur de Log’ins.

Le projet d’entreprise solidaire, lauréate du dispositif La France s’engage, a germé sur un constat : les personnes handicapées sont plus touchées que les autres par le chômage – il concerne 470 000 d’entre elles. Les entreprises classiques, malgré la loi de 2005 qui les y oblige, peinent à les recruter, parfois par manque de compétences des candidats. Il fallait créer une sorte de rampe de lancement, un lieu adapté, mais soumis aux contraintes réelles de rentabilité. « Pour tout ça, le secteur de la logistique est une bonne école, explique Thibaut Guilluy. Dans un centre, on trouve à la fois des tâches ultrabasiques à accomplir, mais aussi des postes qui demandent plus de compétences, informatiques, par exemple. »

Norbert Dentressangle fournit outils et savoir-faire

Plutôt que de se lancer directement dans le secteur, Ares s’est alliée avec un spécialiste de ces métiers, Norbert Dentressangle, l’un des plus gros groupes de logistique européens. Celui-ci met à disposition une partie, modulable en fonction de la croissance de Log’ins, de son entrepôt géant de 180 000 mètres carrés. Mais aussi son système informatique et une directrice d’exploitation : des outils et du savoir-faire. « C’est la première joint-venture à vocation sociale », se réjouit Thibaut Guilluy. Avec quelques adaptations ergonomiques des postes de travail, trente personnes travaillent chaque jour chez Log’ins. L’entreprise a généré 2,2 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2014. L’année dernière, onze personnes en sont sorties et dix ont trouvé du boulot ailleurs. En espérant que cette fois, ce soit pour de bon.

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