Le tourisme à la chinoise, c’est avant tout des voyages en groupe, packagés. Chaque touriste se voit affublé d’une casquette de couleur, et le haut parleur de la guide -jeune et jolie- se charge de rameuter le troupeau égaré... Pourtant, depuis quelques années, l’écotourisme est servi à toutes les sauces dans les médias. Et à en croire l’ Association nationale chinoise du tourisme, il ne s’agit pas seulement un buzz : les destinations rurales attireraient chaque année 300 millions de touristes en Chine...
Cette différence entre les chiffres et la réalité tient sans doute au sens des mots. Sur le papier, Pékin encourage le tourisme durable et rural pour développer les zones enclavées, appelé écotourisme. Dans les faits, il y a du Disneyland dans l’air : parcs à thèmes, zoos, et pléthore de restaurants. Vu sous cet angle, ce secteur estampillé officiellement "éco" a effectivement le vent en poupe.
Pourtant, des signes de changement apparaissent. Une jeune génération de Chinois éduqués, ayant trainé leurs guêtres à l’étranger, et qui ont entendu parler de réchauffement climatique, plébiscitent d’autres manières de faire du tourisme.
En 2007, le premier parc national chinois a vu le jour dans le Yunnan, à Pudacuo. Un peu partout, écologements et projets de fermes bio, voient également le jour. Si aujourd’hui, 5% seulement des touristes chinois demandent des options vertes, l’écotourisme pourrait devenir une nouvelle source de business, alors que le secteur touristique connait à lui seul un taux de croissance de 7,5% depuis 1995.





























