Le sénateur UMP Serge Dassault s’est à nouveau livré, ce mercredi matin au siège de l’UMP, à une diatribe contre le marché du travail et le système social français, révèle Politis sur son site internet. Mais à 86 ans, le pédégé du groupe Dassault – qui s’exprimait sur le thème de « la lutte contre les délocalisations pour protéger les emplois et réindustraliser la France » – tend parfois à se contredire.
« Quel est l’élément qui empêche d’embaucher ? C’est la rigidité du travail. », a d’abord lancé l’industriel spécialisé dans l’armement, en appelant à « travailler plus » et à « libéraliser les CDD ». Le tout avec des arguments aussi solides que : « On parle d’emploi précaire, bien sûr, mais tout est précaire dans la vie, la santé est précaire, la vie est précaire, le travail est précaire. On n’y peut rien, c’est comme ça. » Des propos qui, indique Politis, ont reçu les applaudissements du public.
Mais le sénateur UMP n’a ensuite pas hésité à louer également les mérites de la robotisation : « Il faut robotiser, il faut automatiser la production. C’est comme ça que l’on peut produire en France moins cher qu’ailleurs. » Malheureusement, celui-ci n’a pas expliqué comment on pourra à la fois « protéger les emplois » et remplacer les travailleurs par des robots.
Rappelons enfin qu’une enquête récente du Monde montrait que le groupe Dassault a utilisé de tout autres ressorts pour prospérer en France depuis 2001 : une grande proximité avec les présidents successifs lui a valu un soutien sans faille de l’Etat actionnaire, et ce malgré les nombreux échecs du groupe à l’exportation.





























