Prenez les 3 000 plus grandes compagnies mondiales, calculez le coût de la pollution et des dommages à l’environnement dont elles sont responsables, et vous obtenez... 2 200 milliards de dollars par an, soit un peu plus que le PIB de la France. Qui a lâché cette bombe ? "Une étude majeure pas encore publiée et commandée par les Nations Unies", révèle le Guardian. Bilan : ces firmes "perdraient un tiers de leur profit si elles étaient forcées de payer" pour ces dégradations.
A part les émissions de gaz à effet de serre, responsables de la moitié de ce chiffre, "les autres coûts principaux sont la pollution locale de l’air comme les particules et les dommages causés par la sur-utilisation et la pollution de l’eau douce", indique le quotidien, qui précise que l’estimation est certainement en dessous de la réalité car de nombreux aspects ne sont pas pris en compte.
"Le but de l’étude est d’encourager et d’aider les investisseurs à faire pression sur les compagnies pour qu’elles réduisent leurs impact environnementaux" avant que les gouvernements ne les taxent en application du principe du pollueur-payeur. Mais qu’attendent-ils au fait ?
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