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19-10-2015

Pas de prison pour Erri De Luca !

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Pas de prison pour Erri De Luca !
(Crédit photo : Niccolò Caranti - Wikimédia)
 
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Lorsque l’écrivain, fervent opposant de la ligne à grande vitesse Lyon-Turin, est sur le banc des accusés, la défense a un peu de panache. A la barre, lors de sa dernière audition devant le Parquet de Turin, l’intellectuel et écologiste italien Erri De Luca a défendu le mot « saboter », ce verbe « noble et démocratique », plus que sa propre personne. « Si les mots sont des crimes, je n’hésiterai pas à les commettre », clamait ce militant de 65 ans une semaine plus tôt.

Assigné en justice par les dirigeants de Lyon-Turin Ferroviaire, poursuivi par le procureur de Turin pour « incitation au sabotage », l’homme qui avait osé répondre à un journaliste que « les cisailles sont nécessaires pour faire comprendre que la ligne grande vitesse est une œuvre nuisible et inutile » a finalement été relaxé ce lundi.

Pour avoir affirmé que le chantier du Lyon-Turin – ce projet de tunnel de 57 kilomètres censé traverser une montagne chargée d’amiante et de pechblende (un minerai contenant de l’uranium) – « [devait] être saboté », Erri De Luca risquait huit mois de prison ferme. Il se disait pourtant « fièrement indifférent au résultat ». Cette indifférence n’était pas partagée, une pétition de soutien lancée au niveau européen a récolté 7551 signatures. A cet épisode tourmenté qui dure depuis janvier, l’écrivain répondait avec un proverbe napolitain : «   Le loup insulté a le poil qui brille . »

Lisez ici son portrait.

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  • Bonjour. On ne peut que se réjouir, de l’acquittement d’Erri De Luca : mais le seul fait qu’il ait été inculpé donne une idée de la gangrène réactionnaire de la haute magistrature...
    La remarque ne vaut d’ailleurs pas seulement pour l’Italie.
    Ainsi il y a peu, dans l’affaire dite de Tarnac, la Parquet -autant dire : Taubira...- a osé faire appel d’une décision qui abandonnait le qualificatif de terrorisme, à propos de faits non prouvés, et qui plus est, "prouvés" par un procès-verbal qui s’est avéré être un faux.
    En langage clair cela veut dire que, pour peu qu’on la laisse faire, la nommé Taubira (dont les attaques racistes dont elle fait l’objet ne sauraient faire oublier qu’il s’agit d’un des ministres les plus réactionnaires de l’actuel régime) se verrait déjà remplacer les FAITS, avec l’obligation de preuve qui s’y attache, par ce qui jusque là n’était qu’un QUALIFICATIF : on dirait alors qu’il y a eu, "du terrorisme", comme on dirait qu’il va y avoir "du grabuge".
    Ce n’est pas bien.

    22.10 à 17h26 - Répondre - Alerter
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