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Reviens ! Ils sont devenus fous !

Par Jean-Pierre CANOT
14-12-2010

L’inénarrable empreinte carbone

Le jour où se confirmera l’illusion que l’Homme a un rôle essentiel sur le changement climatique, l’éclat de rire sera général au constat des âneries et imbécillités mises en œuvre pour mesurer ce qu’il est convenu d’appeler l’empreinte carbone !

On vient d’atteindre un des sommets de la bêtise humaine en prétendant mesurer l’empreinte carbone de notre épargne au travers de l’utilisation qui en est faite par les banques ! La banque la plus sale serait d’ailleurs le Crédit Agricole, ce qui pourrait paraître un comble lorsqu’on sait le rôle que joue l’agriculture dans le recyclage du CO2 ! Ne disait-on pas il est vrai dans les années 70 : « Le Crédit Agricole sera agricole comme le Crédit Lyonnais est lyonnais » ?

Ce sont ceux qui en France nous serinent avec cette grande peur du CO2, qui ne font rien pour réduire l’incidence du coût et de l’ineffable empreinte carbone des emballages de nos produits alimentaires. On préfère, pour soi-disant créer des emplois, utiliser des fouille-merde qui avec bien des risques sanitaires vont trier les déchets que d’autres fouille-merde auront pré triés bénévolement. Personne n’a calculé la différence d’empreinte carbone et le volume des emplois utiles qu’entrainerait un retour à des emballages verre consignés et lavés au lieu d’être recyclés, ou remplacés par du plastique avec des coûts et une empreinte carbone infiniment plus forts

Personne n’a relevé la décision prise en catimini par les soi-disant conservateurs de l’environnement de construire le monstrueux aéroport de la région de Nantes en détruisant 47 exploitations agricoles et une partie du bocage, alors que l’on sait l’importance de ces éléments dans la captation et le recyclage du CO2 via la photosynthèse.

Il ya une atténuation de l’empreinte carbone que l’on se garde bien de prendre en compte : celle des Candides qui cultivent leur jardin, et qui via cette photosynthèse recyclent des masses de CO2, surtout lorsqu’ils tondent leur pelouse à la main, que personne ne prend en compte.

Il y a une empreinte carbone qu’il serait essentiel que l’on mesure , ce que l’on se garde bien de faire, c’est celle de tous ces inutiles qui vivent au crochet de ceux qui travaillent utilement, et qui seraient mieux inspirés au lieu de nous pomper l’air, de garder leur souffle pour la phase terminale de leur digestion !

Ah oui ! N’oubliez pas que pendant que nous consacrons temps et énergie à ces idioties et amuse gogos, des petits enfants nus meurent dans le monde au rythme de dizaines par minute, les malheureux n’auront pas eu le loisir de mesurer leur empreinte carbone !

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A PROPOS

Agronome de formation (École Nationale d’agriculture de Maison-Carrée Alger 1957). Œnologue diplômé 1960

Banquier de métier, Crédit Agricole de la Dordogne 1965 1984 Caisse Nationale de Crédit Agricole du Sénégal 1984 1985 Conseiller du Directeur général Fédération des Caisses Régionales d’Aquitaine, 1985 1990 Secrétaire général.

Consultant dans le domaine du développement agricole, plus spécialement financement. 1990 à ce jour. Missions dans 15 pays pour le compte de la Banque Mondiale, la Communauté Européenne, l’Agence Française de Développement etc. Auteur de : « Apprends-nous plutôt à pêcher ! » : constat d’échec de toutes les actions de développement et proposition de remise en œuvre du modèle coopératif millénaire.

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