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12-02-2015
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Guillian Graves, designer en biomimétisme

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Une bouilloire aux airs d’escargot : l’image a fait son petit effet sur la Toile. Guillian était encore étudiant designer quand il l’a conçue.
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« L’impact environnemental d’une bouilloire est lié à 80 % à son utilisation. On y met toujours trop d’eau et on la laisse souvent chauffer jusqu’à 100° C, alors que 70° C suffisent pour une boisson chaude. Il y a beaucoup de déperdition d’énergie. » Guillian a travaillé avec un bio-ingénieur de l’Ecole polytechnique de Lausanne pour voir comment la nature répond à ces problèmes.

L’ours polaire a un poil creux qui lui permet, quand il plonge, de garder la chaleur ? Leur bouilloire aura donc une centaine de picots à sa surface. Pour l’isolation, ils se sont inspirés de la structure du bec du toucan. Quant au problème de quantité d’eau à chauffer, ils ont trouvé la réponse chez le nautile. « Il remplit des chambres pour descendre ou remonter à la surface. Nous, nous ouvrons des valves en fonction du volume d’eau désiré. Chaque valve correspond à une tasse. »

3,8 milliards d’années de recherche et développement

Depuis 2012, Guillian est diplômé, mais il continue de travailler sur sa bouilloire au sein d’Enzyme-Co, un collectif qui regroupe quatre designers, deux bio-ingénieurs et un ingénieur. « Elle sera surement fabriquée d’ici peu. Nous avons choisi la bouilloire, parce que c’est le plus simple, mais notre concept peut être transposé à un ballon d’eau chaude ou au chauffage des immeubles. »

Le biomimétisme est encore peu connu en France, mais le collectif de Guillian reçoit de plus en plus de commandes de collectivités ou d’entreprises. « Ils ont compris que le biomimétisme pouvait leur permettre d’innover en améliorant leur impact sur l’environnement. J’ai l’habitude de dire que la nature, c’est 3,8 milliards d’années de recherche et développement. Elle fait de façon propre ce que nous faisons avec des températures élevées et des solvants dans l’industrie. Autant en profiter ! »

Dans sa cave, Guillian s’est lancé dans le kombucha, une culture de bactéries et de levures qui produit une membrane à mi-chemin entre le papier et le cuir. « Nous pourrions l’utiliser dans des imprimantes 3D pour fabriquer des objets qui, s’ils étaient abandonnés dans la rue, ne pollueraient pas ! Les objets de demain seront peut-être produits dans des fermes. » 

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