publicité
 
 
Accueil du site > Actualité > Climat > G comme gaz à effet de serre
25-11-2009
Mots clés
Monde

G comme gaz à effet de serre

Taille texte
 
Le Baromètre de cet article
ÉCOLOGIE SOCIÉTÉ ÉCONOMIE

Le dioxyde de carbone (CO2) est souvent présenté comme le GES par excellence. Mais la liste est longue. Et il y a des surprises. Qui sait que la vapeur d’eau est la première responsable de l’effet de serre ? Dangereuse, l’eau ? Ce n’est pas si simple. Les GES ont un impact plus ou moins important selon leur nature, leur concentration et leur durée de vie dans l’atmosphère. Explication.

Présents dans l‘atmosphère, les GES absorbent le rayonnement infrarouge émis par la Terre. Ils retiennent alors la chaleur comme le vitrage d’une serre. Il y en a toujours eu. Sans leur existence, la température de l’air serait de – 18°C au lieu de + 15°C. Mais dans la période récente, les activités humaines ont ajouté leur grain de sel. Selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), le tableau s’est alors compliqué avec l’apparition des GES anthropiques (dû à l’homme), responsables d’un accroissement inquiétant de l‘effet de serre.

H2O, CO2, SF6...

L’eau (H2O), sous forme de vapeur et de nuages, est responsable de 70% de l’effet de serre. Ce qui est logique puisque 71% de la surface de la Terre est recouverte d’océans. Avec la création, entre autres, de lacs artificiels, l’homme n’a pas pu modifier la donne de manière significative. L’eau est certes la première responsable de l’effet de serre, mais cela est sans grande conséquence car elle est recyclée en une semaine.

Le CO2, qui provient initialement des océans ou de la respiration des animaux, a une autre histoire. Depuis le début de l’ère industrielle, avec l’utilisation du charbon ou du pétrole, l’homme a ajouté 30% de CO2 dans l’atmosphère. Il représente dès lors 55 % de l’effet de serre anthropique. C’est beaucoup. Surtout que ce gaz reste 120 ans dans l’atmosphère.

Le développement de l’agriculture a ajouté sa part dans les émissions de GES. Notamment du méthane, qui provient de la décomposition de matière organique ou de l’élevage des ruminants. Depuis 1750, la concentration du méthane a augmenté de 150% ! Or ce gaz bloque le rayonnement infrarouge bien plus puissamment que le CO2. Au point que si on met 1 kg de méthane dans l’atmosphère aujourd’hui, cela équivaut à y émettre 23 kg de CO2. La bonne nouvelle ? Sa durée de vie dans l’atmosphère est de seulement douze ans.

Et comme si cela ne suffisait pas, l’homme en a inventé d’autres. Les GES artificiels comme l’hexafluorure de soufre (SF6), utilisé dans l’industrie électrique ou les halocarbures utilisés dans les systèmes de climatisation et de réfrigération. Le SF6 n’est pas émis en grande quantité, mais il absorbe les infrarouges avec une rare efficacité et a durée de vie de 50 000 ans. 1 kg de SF6 équivaut à 22 800 kg de CO2 sur le long terme.

Des tonnes de CO2 très variables

Les Terriens émettent 4,2 tonnes de CO2 par tête. Mais, il y a une grande variabilité entre les pays. Un Américain moyen émet 19,7 tonnes de CO2. C’est « deux fois plus de GES qu’un Européen moyen, et deux cents fois plus qu’un Rwandais », explique Martine Tabeaud, professeur de géographie à Paris Panthéon Sorbonne. « Le mode de production d’électricité intervient fortement dans les émissions de GES », reprend-t-elle. Ainsi, la France qui a privilégié le nucléaire fait partie des bons élèves de l’Union européenne avec 6,2 tonnes/habitant de CO2 (voir la fiche "E comme électricité")

Article rédigé pour Terra eco par Gabrielle Leclair, étudiante au CFPJ (Centre de formation et de perfectionnement des journalistes)

Faites réagir vos proches, diffusez l'info !
Vous aimez Terra eco ? Abonnez-vous à la Newsletter
PUBLIER UN COMMENTAIRE

Un message, un commentaire ?
  • (Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)

  • Se connecter
  • Créer un compte
publicité
publicité
publicité
Site conçu avec
publicité