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29-05-2012

Fukushima : pour l’ex-Premier ministre, l’Etat est responsable

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Naoto Kan, en poste au moment de la catastrophe nucléaire de Fukushima, a reconnu lundi la responsabilité de l’Etat dans ce drame. L’ancien chef du gouvernement japonais témoignait devant une commission d’enquête parlementaire indépendante, après avoir été mis en cause dans la gestion de cette crise atomique majeure. « Puisque l’accident est intervenu dans une centrale résultant de la politique étatique, la responsabilité première en revient à l’Etat » a-t-il déclaré.

Pendant son mea culpa, il s’est employé pendant deux heures et demie à défendre ses décisions. « On me répondait : "je ne sais pas", lorsque je demandais pourquoi les choses ne progressaient pas sur le terrain. » Naoto Kan a également précisé que l’évacuation des populations dans un rayon de 3, puis 10 et 20 km autour du complexe atomique, avait reposé sur l’avis d’experts, lesquels n’étaient pas toujours d’accord. Il s’en est finalement pris à l’entreprise Tepco, qui avait voulu évacuer le site juste après le drame. Une idée « insensée » pour l’ancien ministre qui a ordonné au patron de la compagnie de ne pas quitter les lieux.

Alors que plus d’un an après le sinistre, le Japon est actuellement privé de ses réacteurs, Naoto Kan, qui a abandonné ses fonctions en août 2011, plaide désormais pour l’abandon de l’atome : « L’énergie nucléaire la plus sûre est celle dont on ne dépend pas. Autrement dit il faut se défaire de l’énergie nucléaire. »

Lu sur l’AFP

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Le rédacteur :
Justine Boulo

Née au bout de la Loire, un pied dans l’Atlantique, l’autre embourbé dans la terre, elle s’intéresse aux piafs et aux hortensias, observe ses voisins paysans et leurs élevages bovins. Elle enrage devant les marées noires. Licenciée en lettres, elle sort diplômée de l’Institut pratique du journalisme de Paris en avril 2012. Elle scrute les passerelles qui lient les hommes à leurs terres. Parce que raconter la planète, c’est écrire au-delà des pommes bio et du recyclage de papier.

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