Il faut « sortir l’Amérique de la dépendance au pétrole ». « Ce n’est pas une simple question de volatilité des prix à la pompe. Ni une opposition entre les intérêts des entreprises pétrolières et l’environnement. C’est un impératif de sécurité nationale, qui a des répercussions sur le plan économique, diplomatique et militaire. » .
Ce constat détonnant vient du Conseil consultatif militaire, un groupe de réflexion militaire très influent aux États-Unis. Celui-ci exhorte, dans un rapport paru ce mercredi, le pays à réduire sa consommation de pétrole d’au moins 30% au cours des dix prochaines années.
Après le Pentagone, l’Agence internationale de l’énergie, l’armée allemande, Shell, c’est donc une nouvelle institution qui s’alerte des conséquences de la disparition à venir du pétrole.
Ce groupe de réflexion a déjà travaillé à réduire la consommation de l’armée américaine, indique le quotidien anglais The Guardian, qui diffuse le rapport. Le Conseil consultatif envisage désormais de travailler à la réduction de la consommation dans le civil. Il dresse même la liste des alternatives les plus crédibles selon lui, comme le biocarburant à partir d’algues, le méthanol, le gaz naturel comprimé, ainsi que l’utilisation d’électricité pour les véhicules. Des technologies qui seront disponibles rapidement - dans les cinq ans à venir - et pourront être développées notamment grâce à des normes plus strictes.





























