Précédemment sur Terra eco
En direct du 125e bouclage de Terra eco - Chapitre 1
En direct du 125e bouclage de Terra eco - Chapitre 2
En direct du 125e bouclage de Terra eco - Chapitre 3
Jour 4
Suspense dans l’antre des Terra eco’s. Le magazine est passé entre les mains de Dom, la correctrice. La première chasse à la coquille est terminée. A Paris, l’équipe reste mobilisée et surtout soudée et aussi solidaire et soudée. La preuve :- 10h00 : François arrive et enchaîne directement sur une première pause. Il est 10h02.
- 10h22 : nouvelle pause de François. Grosse pression sur ses épaules. Il accompagne bien entendu Maïté pour chacune de ses pauses clopes.
- 13h : François boit son 3e café de la journée
- 13h05 : François quitte les lieux. Il est en week-end, remballe sa tasse à café dans un sac PLASTIQUE prévu à cet effet.
Pendant ce temps là, la couverture n’avance pas. On s’attaque toutefois au casting. Indice n°1 : toute la gente féminine de Terra est appelée à la rescousse pour donner son avis. Crêpage de chignon.
13h10 : Je me prends un vent monumental en demandant qui va bien vouloir m’accompagner au déjeuner. Silence religieux. Merci Lise. Vraiment sympa. D’abord j’aime pas les mangues.
15h00 : Retour à la bagarre. La couverture doit sortir de cette journée de travail. Deux sujets se battent en duel. Option consommation ou bien option débat ? L’une semble bouter la seconde hors de la couverture. Suspense toujours...
16h30 : L’équipe commerciale, mobilisée comme jamais, a le nez dans le guidon. Objectif : un bouclage en feu d’artifice.
17h00 : Ca bouge du côté de la couverture. Le photographe a appelé le sushi man, taillé sa barbe et ajusté les machines. Direction le studio pour la séance de shooting. A Nantes, la direction artistique et la rédaction en chef ajustent eux aussi les outils. 4 écrans, 3 skypes, un portable prêt à dégainer, la post-production calée pour le lendemain : on attend les premières épreuves.
19h12 : Karine Le Loët, quitte la séance et va réessayer sa combinaison de ski. Elle a décidé de s’exiler dans les Alpes pour quelques mois.
19h30 : Les images tombent depuis Paris et filent direct dans le gabarit de la couverture, qui a jusqu’alors échappé au ravalement. Denis Esnault est concentré. Il tape dans le paquet de cookies bio et répond du tac au tac à Pierre Emmanuel Rastoin, chargé de l’exécution finale sur cette édition.
21h30 : Shooting terminé. Ecran noir. Le trio magique entre en piste pour donner à la couverture vie et lumières. Echanges divers. (la censure, le secret professionnel, mon amour du beau français, mon respect pour le Perche et Saumur m’empêchent ici de tout détailler, désolé)
22h00 : Connaissez-vous l’andouille au feu de bois ? Sur l’île de Nantes, à cette heure là, pas le choix, il faut tester, et ça vaut forcément le détour.
23h00 : Karen Bastien n’a rien avalé. Impossible de l’amener vers sa seule pause de la journée. Nouvel échec pour moi.
00h00 : Coup d’oeil de nuit sur la couv. Sentiment mitigé. Denis Esnault trouve le geste magique et la renverse. Joli coup de poker. On repasse à la moulinette toutes les manchettes. A 10h, l’objet devra avoir atterri sur la case post-production. Mais c’est déjà une autre histoire.
01h58 : Le directeur de la publication, Walter Bouvais, se manifeste par un mail sans équivoque. A-t-on donné le maximum ? Soupir général. Pas de doute, même si cela reste dur à admettre, il est possible de faire mieux.
Extinction des feux. Covoiturage vers le centre ville puis retour pour ma pomme au bercail au coeur des vignes.
Je commence cette quatrième chronique en déroulant le fil de la journée de demain. Objectif ? Se concentrer. A demain...





























