Il fallait y penser. Ouvrir une usine à capotes pour sauver la forêt amazonienne. Le gouvernement brésilien l’a fait. Lundi 7 avril, ses ministres ont inauguré la première usine de préservatifs "made in Amazonia", laquelle a nécessité un investissement de 8 millions d’euros. Mais l’enjeu en vaut la chandelle. Car ce site, qui produira environ 100 millions de préservatifs par an, participera à la lutte contre la déforestation. Comment ? En utilisant le lait de latex des hévéas naturels de cette région comme matière première à la fabrication des capotes. Offrir un débouché économiquement intéressant aux saigneurs d’arbres à caoutchouc devrait les dissuader de déboiser pour exploiter les terres, comme ils étaient tentés de le faire jusqu’à présent.
Le site, situé dans l’Etat amazonien de l’Acre, pourrait bénéficier au développement économique de 500 familles locales a affirmé le ministre brésilien de la Santé. Selon lui, elles gagneront de la récolte du latex et de la production des préservatifs environ 870 000 euros annuellement. Cette usine pourrait en plus permettre au Brésil de s’affranchir de sa dépendance à la capote asiatique. L’année dernière, l’Etat avait distribué gratuitement plus de 120 millions de préservatifs dans le cadre d’une campagne massive contre le Sida.





























