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29-02-2016
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Découvrez le dernier Terra eco

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Découvrez le dernier Terra eco
(Crédit illustration : Ludwick Hernandez pour « Terra eco »)
 
Qu’ils agissent pour des raisons d’éthique animale, environnementales ou de santé publique, les végétariens bousculent nos certitudes et nos habitudes.
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ÉCOLOGIE SOCIÉTÉ ÉCONOMIE
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Article publié dans le

N° 75 - mars 2016

Demain, tous végétariens

Communautés Facebook, blogueurs à succès, ateliers culinaires, apparition de livres de cuisine sur les étagères des librairies, de restaurants, de gammes spécialisées dans certaines enseignes de la grande distribution, « conversion » de personnalités (Bill Gates, Bill Clinton, Beyoncé, Mélanie Laurent)… La visibilité des végétariens, végétaliens et véganes n’a jamais été aussi forte. « Il y a une évolution très nette des consciences depuis deux ans », explique Sophie Choquet, porte-parole de l’Association végétarienne de France, qui comptait 4 500 adhérents à la fin de l’année 2015 contre 500 en 2008. Si la pratique se développe, il reste en revanche difficile d’évaluer son ampleur en raison du manque d’études sur le sujet. En France, on estime à la louche que les végétariens représentent 2% à 4% de la population. « On ne dispose pas de statistiques fiables, notamment parce que les produits d’origine végétale sont consommés par tous », précise Arouna Ouédraogo, sociologue chargé de recherche à l’Institut national de la recherche agronomique (Inra). Surtout, les contours du végétarisme sont mouvants. Entre ceux qui se déclarent végétariens et mangent du poisson, ceux qui éliminent les œufs et le lait (les végétaliens) et les allers-retours entre différentes pratiques, difficile d’avoir une photographie nette. Même s’il est de plus en plus partagé et suscite davantage de bienveillance, le végétarisme déclenche encore quelques réactions épidermiques chez les omnivores. Si les végétariens ne sont plus jugés comme hérétiques comme c’était le cas durant l’Inquisition, leurs choix alimentaires ne laissent personne indifférent. Interrogés sur Terraeco.net à propos des pires remarques qu’ils aient entendues, les végétariens, les végétaliens et les véganes ne semblent pas manquer d’anecdotes : « Tu dois souffrir beaucoup. C’est de la torture », « Tu avais tout pour toi et tu as tout gâché », « Hitler aussi était végétarien ». Perçus comme « extrémistes », « sectaires », « utopistes » et « moralisateurs », les véganes sont les plus mal lotis. « Les gens qui réagissent de cette manière attaquent car ils se voilent la face. Ils se sentent agressés dans leur sens éthique et moral », estime Mélusine Lau, végétalienne et fondatrice du restaurant végétarien Casse-Noisette au Havre (Seine-Maritime). Tour d’horizon des raisons pour lesquelles ils hérissent parfois le poil des omnivores. —



SOMMAIRE

Végétariens : leurs vérités qui dérangent Seraient-ils notre bonne conscience ? Les végétariens se posent de bonnes questions… et y apportent des réponses !
« Il y a une diversité d’aliments végétaux qui n’existe pas dans le monde animal » Vous voulez devenir végétarien mais vous ne savez pas comment vous y prendre ? Voici les conseils de Jérôme Bernard-Pellet, médecin et lui-même végane.
Sondage : 10% des Français interrogés envisagent de devenir végétariens Une enquête réalisée par Opinion Way pour « Terra eco » les 27 et 28 janvier 2016 sur un échantillon représentatif de 1 052 personnes.
Petit lexique végé… Végétarien ? Végétalien ? Végane ? Flexitarien ? On vous aide à y voir plus clair dans le dédale des mots.
Trois questions à Yves Jégo Le député UDI et maire de Montereau-Fault-Yonne (Seine-et-Marne) a lancé une pétition pour rendre obligatoire la présence d’un menu végétarien dans les cantines scolaires.
Le végétarisme dans l’histoire Ne pas manger de viande à travers les siècles…
« Végétariens de tous les pays, véganisez-vous ! » Ne pas manger de viande et de poisson, c’est bien. Arrêter aussi le lait, les œufs et le fromage, c’est mieux, et c’est surtout la continuation logique d’un choix éthique. Explications.
Végétariens, voici les pires remarques qu’on vous ait faites Petite sélection (non exhaustive) de réflexions saugrenues, agressives ou à côté de la plaque !
Essais, bédés, sites Internet : tout savoir sur le végétarisme De la lecture pour en savoir plus sur le sujet !
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6 commentaires
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  • avez besoin de financement urgent, Vous qui êtes fatigués d’être
    rejeter par les banques, vous en avez assez vous ne savez plus où
    mettre la tête suite à vos problèmes financiers. Vous êtes fichés.
    Nous sommes un groupe d’investisseur disposant d’un important capital
    financier. Ainsi nous sommes disposer a octroyer des prêts aux particuliers pour leur projet d’activités.
    roberto.erbetta01@gmail.com

    12.03 à 11h14 - Répondre - Alerter
  • Les extrêmes, les certitudes de détenir La vérité... c’est toujours insupportable, l’idéal reste la remise en question par chacun de soi-même.
    Mais regarder un être vivant dans les yeux et être persuadé qu’il est normal de le sacrifier, lui et les siens (parce que ça en fait beaucoup quand même pour une vie d’être humain !) ... on pourrait penser que c’est un peu extrémiste aussi.
    Mais oui, oui, si au moins le respect était présent à chaque instant, autant que possible...

    2.03 à 20h59 - Répondre - Alerter
  • Je suis un simple citoyen conscient de longue date de la cause bio et animale avant que celle ci ne soit à la mode. Je nourris ma famille avec la majorité de ma propre production légumière et ce malgré la petite taille de mon jardin. Grâce à des informations constructives, j’ai appris à sélectionner mes produits carnés dans l’esprit de ne pas favoriser les productions industrielles sur terre et en mer.
    Je souscrit pleinement aux propos de Michel Audureau, dans lesquels je ne décèle aucune violence verbale.
    La radicalisation extrémiste est LA SEULE cause qui mérite qu’on la combatte, qu’elle soit, politique religieuse, écologique, alimentaire.
    L’univers se créé chaque jour de la diversité, la diversité s’auto alimente, à l’image de l’amour c’est la seule chose qui croit lorsqu’on la partage.
    Denis

    2.03 à 19h04 - Répondre - Alerter
  • Je partage totalement les idées de Michel Audureau.
    J’ajouterais simplement qu’au lieu d’opposer systématiquement et totalement , les choix et méthodes alimentaires des uns et des autres, il vaut mieux voir leur complémentarité et leur très grande diversité.
    Il ne faut pas que nous raisonnions de façon dogmatique, idéologique et surtout sectaire.
    Il suffit d’observer les pays arabes, asiatiques ou occidentaux pour s’apercevoir que les habitudes alimentaires sont diverses, variées et quelquefois en contradiction ou en opposition, et tout autant respectueuses les unes que les autres.
    Je prendrai simplement 2 exemples :
    - pourquoi les britanniques ne mangent-ils pas la viande de lapin comme les français, et pourquoi ces derniers adorent les cuisses de grenouilles et pas les premiers ?
    - pourquoi la moitié des oeufs consommés dans le monde sont blancs, et dans l’autre moitié ils sont roux ?.
    J’espère que mes propos ne sont pas trop "violents", ni "méchants" pour Tcharis qui n’hésite pas à utiliser ces termes pour se défendre ou se justifier

    2.03 à 12h26 - Répondre - Alerter
  • Bonjour,
    Qu’il faille revoir un mode alimentaire qui laisse trop de place au régime carné dans le monde d’aujourd’hui, cela semble une évidence avec laquelle beaucoup probablement sont prêt à s’associer.
    Qu’il faille revoir les modes d’élevage, surtout ceux nés de la pratique industrielle mais pas que, voilà aussi une évidence qu’il ne devrait pas être trop difficile de faire partager à une majorité.
    Que les traitements et modes de sacrifices des animaux doivent être revus totalement ne fait de doute pour presque personne.
    Pour autant, faut-il en déduire que le végétarisme doit être LA solution unique qui s’imposerait à tous pour nous débarrasser de tous les maux liés à la consommation carnée ? Voilà une attitude individuellement compréhensible mais collectivement bien simpliste et pour tout dire inacceptable à plus d’un titre.
    Il est de bon ton dans les articles pro-vegan de prendre appui sur quelques réflexions idiotes de carnivores revendiqués pour souligner le bien-fondé de leur postulat végétarien. Mais je n’ai jamais rencontré autant de violence que dans les propos de défenseurs jusqu’au-boutistes de la cause animale, récemment encore à propos de l’abattoir du Vigan.
    Ces propos jusqu’au-boutistes, moralisateurs, desservent la cause végétarienne tout comme la dessert leur volonté hégémonique visant sans ambiguïté, à terme, l’interdiction de l’alimentation carnée. Ce type d’attitude est partagé par toutes les croyances dans ce qu’elles ont d’extrémisme avec, à l’origine, cette révélation qui vous fait imaginer que vous possédez, envers et contre tous, LA vérité seule et unique.
    L’alimentation carnée est à questionner et réformer profondément sous tous ses aspects. Le végétarisme est sans conteste une voie qui doit accompagner cette évolution et en être une des alternatives.
    Mais il serait bon avant, pour ne pas se positionner en ayatollah et pour servir au mieux à court terme le nécessaire besoin de transformer rapidement et radicalement, dans les faits, la condition animale, de faire cause commune avec les omnivores assumés. Cela impliquerait de mieux les comprendre et les connaître dans ce qu’ils ont de profondément respectueux de l’animal. Il importerait a minima de lire et relire quelques parutions techniques ou sensibles sur le sujet tels :
    • les divers écrits de Jocelyne Porcher dont notamment Vivre avec les animaux. Une utopie pour le XXIe siècle, La Découverte, coll. « textes à l’appui », 2011, 159 p., ISBN : 9782707169006.
    • les articles et documentaires du réalisateur et ancien éleveur Jean-Jacques Rault
    pour ne citer qu’eux.
    La cause animale, pour sortir de la situation dramatique dans laquelle une agriculture productiviste l’a enfermée, ne saurait se satisfaire uniquement de coups d’éclats et moins encore de positions sectaires, mais appelle à un large débat dans le respect de chacun pour la faire triompher.

    Michel Audureau
    Eleveur, auteur d’articles et de guides d’élevage chez Terre vivante et Ulmer, collaborateur des Quatre saisons du Jardin bio

    1er.03 à 19h34 - Répondre - Alerter
    • oh oui, quelle violence dans les propos des défenseurs des animaux. C’est scandaleux. Alors que les éleveurs veulent seulement continuer à massacrer et assassiner tranquillement.
      Mais quels méchants défenseur des animaux, ils disent des mots méchants ! Aucun respect !

      2.03 à 10h01 - Répondre - Alerter
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