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28-05-2014

Bridget déteste… les portails

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Article publié dans le

N° 58 - juin 2014

Football : je t’aime… moi non plus

Bien orgueilleux le premier qui érigea un portail. Quand on a un château fort à défendre, passe encore, les murailles et le pont-levis en imposant considérablement aux manants. Mais un portail pour le pavillon à crédit, ça me chatouille le mépris du genre humain. J’abhorre les portails, clôtures et autres barrières, c’est instinctif. Je déteste cette façon qu’ils ont de défigurer le paysage. Cette fois, il ne s’agit pas d’un édifice monumental qui inscrirait la main de l’homme dans l’espace naturel, mais d’une habitude culturelle aussi bête que répétée, et néanmoins significative, de nos peurs de propriétaires.

A bien y réfléchir, un portail et sa barrière attenante n’empêchent pas ceux qui veulent entrer de le faire, car certains s’enjambent comme on enfourche un poney. La barrière qui encercle une maison me renvoie à la délimitation étriquée de l’esprit du propriétaire des lieux. Il y a ce petit côté moyenâgeux. « Là, c’est chez moi, et toi, tu restes dehors. » Quand on pense qu’il suffit d’aller au cadastre pour connaître l’existence des parcelles, avouez qu’on claque un fric fou à les représenter aux yeux des autres ! J’ai moins de griefs à l’encontre des portails symboliques. Ceux qui existent pour signifier l’espace intérieur de quelqu’un mais qui n’enferment jamais. A partir de cette arche fleurie, vous entrez dans ce domaine que j’occupe (et non pas dans « ma » maison). Ces signaux sont les plus inutiles donc les plus essentiels. Un torii (portail traditionnel japonais) ouvre la voie vers la sérénité d’un temple. Et la sérénité n’appartient à personne. —

Si vous détestez Bridget Kyoto (ou si vous l’aimez), dites-le-lui au bas de cet article.

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Bridget Kyoto est un double déjanté de Laure Noualhat, journaliste, qui offre chaque semaine une Minute nécessaire sur Internet.

Les liens de Bridget : page Facebook, Youtube

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  • Je ne suis plus propriétaire (simple locataire d’un appartement) mais lorsque je l’étais, j’ai vécu une expérience horrible. Mon entrée de propriété n’était pas clos et habitant face à un débit de boissons ( un bar) j’ai du faire face a des assauts répétés de personnes s’introduisant dans mon espace ( pour uriner, pour se garer, pour faire les curieux). J’ai bien tenté d’expliquer et de faire comprendre, mais rien. J’ai du me résoudre à poser un portail.
    Je trouve l’être humain sans gêne. Pour moi la Terre ne nous appartient pas mais nous devons respecter les individus ( tout être vivants ) qui vivent ainsi que leur intimité.

    2.07 à 00h59 - Répondre - Alerter
  • lolo : moi aussi !

    Même si certains sont beaux, je hais les portails, les clôtures ...

    Je suis sidéré par ces jardins autour de pavillons tout neufs, encore en friches mais déjà entourés du fameux grillage vert. La haie de thuyas de 2m de haut, la haie du chacun chez soi. Le mur d’agglo. Les canisses vertes en plastique.
    Eboueur, je parcours toutes sortes de quartiers. Les pauvres, maisons et jardins collé-serrés, liens social obligatoire, plus ou moins heureux selon les voisins. Les nouveaux lotissements : je suis chez Moâ : clôture, mur, claustra de rigueur, voir portail en fer forgé eiffelien pour les plus riches. Parfois les clôtures s’effacent : au lieu de raser le bois pour construire, on a juste éclairci, fait de la place aux maisons parmi les arbres, et il n’y a pas de limite visible, les gazons se prolongent d’un terrain à l’autre. Ici, ça "sent le fric", comme on dit. Ces gens là jardine peu, cela se voit.
    Le seul mur que j’aime, c’est celui qui abrite des espaliers, protège les légumes des animaux sauvages. Il cache mais il est suffisamment bas pour que je puisse apercevoir le jardin quand mes pieds me mènent au point-haut de la foulée. Une sorte d’érotisme jardinier ...

    6.06 à 13h38 - Répondre - Alerter
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