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27-09-2011
Mots clés
Santé
France

Bisphénol A : nocif même à faible dose

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(Crédit photo : Joost J. Bakker IJmuiden/flickr)
 
Même en très petite quantité, il serait dangereux pour l'humain. C'est la conclusion inédite de l'Agence française de sécurité sanitaire (Anses) qui publie deux rapports ce mardi.
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ÉCOLOGIE SOCIÉTÉ ÉCONOMIE

« Avérés » chez l’animal, les effets du Bisphénol A à de faibles doses d’exposition seraient « suspectés » chez l’homme. Mais de quels effets parle-t-on ? En mimant ou perturbant l’action d’une hormone naturelle, le Bisphénol A menacerait la fertilité et encouragerait aussi la survenue de diabète ou de pathologies cardio-vasculaires. Or, pas besoin de se vautrer dans une mare de Bisphénol A pour les ressentir : ces effets ont été remarqués par les chercheurs à des doses « notablement inférieures aux doses de référence utilisées à des fins réglementaires ». En clair, la dose journalière admissible (DJA) établie en Europe à 0,05 mg par kilo de poids corporel et par jour ne suffirait pas à protéger un individu.

Après les biberons, éliminer cette substance des jouets

Et les impacts de cette substance sont surtout remarquables chez les personnes les plus vulnérables, notamment les enfants et les femmes enceintes. « Ces effets pourraient (…) dépendre fortement des périodes d’exposition au regard des différentes phases de développement de l’individu, conduisant à identifier des populations particulièrement sensibles », précise encore le dossier de presse. Déjà, la molécule avait été bannie des biberons européens en juin dernier. Désormais, recommande l’Anses, il faudrait l’éliminer des jouets et objets de puériculture mais aussi de tous les « matériaux au contact des denrées alimentaires qui constituent la principale source d’exposition ».

Le hic c’est que le bisphénol A, il y en a partout : dans les lunettes, les emballages alimentaires, les appareils électroménagers, les voitures… Selon l’Anses, en 2006, la production annuelle de cette molécule a atteint 3,8 millions de tonnes au plan mondial tandis qu’entre 2003 et 2006, sa consommation a augmenté d’environ 10% chaque année. Aussi, l’agence française lance-t-elle un appel à contribution pour recueillir toutes les données possibles sur d’éventuels produits de substitution. Mais pas question de déplacer le problème. Ces nouvelles molécules devront avant tout, prouver leur innocuité.

Sources de cet article
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Le rédacteur :
Karine Le Loët

Journaliste à « Terra eco ».

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